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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 043 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 043

Décisions totales

383 581

Ordonnances

311 355

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : RANCEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2217767

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SA Autoroutes du Sud de la France (ASF) qui sollicitait une réduction de 2 897 594 euros de sa contribution économique territoriale (CET) pour 2021. La société soutenait que la taxe sur les concessionnaires d'autoroutes (article 302 bis ZB du CGI) et la redevance domaniale (article R. 122-48 du code de la voirie routière) étaient déductibles de son chiffre d'affaires pour le calcul de la valeur ajoutée servant d'assiette à la CET. Le tribunal a jugé que ces taxes et redevances ne constituent pas des "taxes sur le chiffre d'affaires et assimilées" ni des charges déductibles au sens de l'article 1586 sexies du CGI, et a donc rejeté la requête.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

5 juin 2025• 10ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302967

Le Tribunal Administratif de Versailles a partiellement donné raison à la Fédération Française de Golf, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les locaux commerciaux et à la taxe sur les surfaces de stationnement pour les années 2020 à 2022. La requérante soutenait que l'administration avait inclus à tort 149 places de parking lui appartenant, alors qu'elles étaient situées sur une parcelle distincte et appartenaient à un hôtel voisin. Le tribunal a jugé que la fédération apportait la preuve suffisante de cette erreur, en application de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, et a ordonné que sa base d'imposition soit réduite à 4 752 m². La solution retenue repose sur les articles 231 ter et 1599 quater C du code général des impôts.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

5 juin 2025• 7éme chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2211298

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, était saisi par la société MAIF d'une demande de réduction de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et contributions additionnelles au titre de l'exercice clos en 2015. Le litige portait sur la déductibilité de la taxe sur les excédents de provisions des entreprises d'assurance, prévue à l'article 235 ter X du code général des impôts. Le tribunal a jugé que cette taxe, due au titre de l'exercice 2014, constituait une charge imputable sur le résultat de cet exercice et non sur celui de 2015. En conséquence, la société ayant déjà déduit la taxe en 2014, la demande de décharge pour l'exercice 2015 a été rejetée.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

5 juin 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312717

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TRANCHANT

5 juin 2025• 9ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300889

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de la société Hôtel Gril de l'Arenas, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder les aides " fermeture " et " coûts fixes post-fermeture " prévues par le décret n°2021-1664 du 16 décembre 2021. La société soutenait que son activité hôtelière, bien que non directement visée par une mesure de fermeture administrative, avait été empêchée par d'autres restrictions sanitaires (couvre-feu, restrictions de déplacement), ce qui la rendait éligible. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'aide, car l'activité d'hôtellerie n'avait pas fait l'objet d'une interdiction d'accueil du public au sens du décret. La solution retenue est donc le rejet des demandes d'annulation et d'injonction de la société.

Avocat : C/M/S BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

5 juin 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2117754

Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur la demande de la Société Générale, qui contestait le calcul des crédits d'impôt forfaitaires sur des revenus de source étrangère (Chine, Turquie, Singapour) pour l'exercice 2013. La société soutenait que ces crédits devaient être calculés sur une base brute reconstituée et non sur le montant net perçu. Le tribunal a partiellement donné raison à la société, en ordonnant la restitution de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 785 078 euros, après avoir constaté un désistement partiel de la requérante sur une partie de sa demande. La décision s'appuie sur les conventions fiscales bilatérales et les dispositions du code général des impôts relatives aux crédits d'impôt, rejetant la demande de compensation de l'administration.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

5 juin 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507789

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement du titre de séjour pour études de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : DESFRANCOIS

4 juin 2025
TA109Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2200029

Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus de la collectivité de Saint-Barthélemy de retirer une délibération de 2020 intégrant sa parcelle AL 153 au domaine public et demandait la démolition d’ouvrages ainsi qu’une indemnisation pour emprise irrégulière. Le tribunal a jugé que la collectivité avait acquis la parcelle par prescription acquisitive trentenaire, rendant ainsi son incorporation au domaine public légale et écartant toute faute. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes d’injonction ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur la prescription de la créance. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 2111-1 du code de la propriété des personnes publiques et les règles de la prescription acquisitive du code civil.

Avocat : DE GAULLE FLEURANCE & ASSOCIES

4 juin 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507231

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. D C, ressortissant philippin, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 23 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le juge écarte les moyens d'incompétence du signataire (délégation régulière), d'insuffisance de motivation (l'arrêté vise les textes applicables et expose la situation personnelle et administrative du requérant), et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

4 juin 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2202117

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui demandait le remboursement d'un trop-perçu de droits de succession de 4 728 euros. La juridiction s'est déclarée incompétente pour connaître de ce litige, estimant qu'il se rattache aux droits d'enregistrement. En application des articles L. 281 et L. 199 du livre des procédures fiscales, ces contestations relèvent de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l'ordre administratif. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : COTTRAY-LANFRANCHI

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2203800

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par plusieurs associations environnementales demandant l’annulation du rejet implicite du préfet des Alpes-Maritimes de mettre en demeure le conseil départemental de solliciter une dérogation à la protection stricte des espèces protégées pour le projet de déviation de la RD 6107. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l’environnement et de la directive "Habitats" (92/43/CEE). Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu’aucun des moyens soulevés (irrégularité de procédure, insuffisance de motivation, erreur manifeste d’appréciation) n’était fondé. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale de ne pas imposer une telle mise en demeure.

Avocat : ZIND FRANCOIS

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403519

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. D et Mme C, ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Garonne refusant leur admission exceptionnelle au séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les demandes d'annulation des arrêtés et les injonctions sollicitées ont été rejetées.

Avocat : FRANCOS

3 juin 2025• 1ère Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401584

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes du 13 février 2024. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a examiné le recours dans le cadre du contentieux de l'excès de pouvoir, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : SELARL CABINET FRANCK BANERE

3 juin 2025• Magistrat Mme POUGET
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401664

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... D... contestant la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes du 21 novembre 2023. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de la loi, en soutenant ne pas disposer de ressources suffisantes pour se loger dans le parc privé. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL CABINET FRANCK BANERE

3 juin 2025• Magistrat Mme POUGET
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502543

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vendée du 26 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

3 juin 2025• URGENCES JU
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310345

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société OPCI Raise Immobilier, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2020 concernant un immeuble parisien en travaux. La société soutenait que l'immeuble, ayant fait l'objet d'une démolition-reconstruction, était impropre à toute utilisation et devait être imposé comme une propriété non bâtie. Le tribunal a jugé que, bien que substantiels, les travaux n'avaient pas affecté le gros œuvre au point de rendre l'immeuble impropre à toute utilisation, et que celui-ci conservait donc son caractère de propriété bâtie au 1er janvier 2020. La solution retenue s'appuie sur l'article 1380 du code général des impôts et la jurisprudence relative à la perte de ce caractère.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

2 juin 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502496

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. D, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 19 mai 2025 du préfet de la Manche l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit d'être entendu, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que la décision était légale au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la situation personnelle et médicale de l'intéressé ne justifiait pas d'annulation. La solution retenue confirme la mesure d'éloignement sans délai et l'interdiction de retour.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

2 juin 2025• URGENCES JU
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501370

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le CCAS de Thouars a placé Mme B en disponibilité d'office pour raison de santé, refusant ainsi implicitement de lui accorder un congé de grave maladie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment critique pour justifier une suspension immédiate de la décision. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du décret n°91-298 du 20 mars 1991.

Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE

2 juin 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502525

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. C, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 mai 2025 du préfet de la Seine-Maritime prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, devenue définitive. Il juge que la durée cumulée de l'interdiction n'excédant pas cinq ans, le préfet n'avait pas à justifier d'une menace grave à l'ordre public. La décision est fondée sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

28 mai 2025• URGENCES JU
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404221

Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à des infractions commises en 2021 et 2022. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà supprimé les mentions litigieuses et reconstitué le capital de points à huit, rendant sans objet les conclusions relatives à la décision d'invalidation et au retrait de points pour l'infraction de 2021. Pour le surplus, le juge a rejeté la demande d'annulation du retrait de points pour l'infraction du 10 avril 2022, en application des articles L. 223-1 du code de la route et 529 et suivants du code de procédure pénale, considérant que la réalité de l'infraction était établie par le paiement de l'amende forfaitaire.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT

28 mai 2025• JU1