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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 043 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 043

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 955

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : RANCEffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403385

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande de la commune de Vertou afin de constater les désordres affectant la toiture et le sol sportif de la salle "Halle aux sports", d'en déterminer les causes et de proposer les travaux de remise en état. La mesure a été rendue opposable à l'ensemble des constructeurs et assureurs concernés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en raison de l'utilité de l'expertise pour établir les responsabilités. Les demandes de mise hors de cause de la société Abeille Iard et Santé et les fins de non-recevoir soulevées par la société Art-Dan ont été rejetées, l'expertise étant nécessaire pour évaluer la nature décennale des désordres et les liens de causalité.

Avocat : WALTER & GARANCE

9 mai 2025
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA03510

Avocat : LARGO AVOCATS;CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

7 mai 2025• 2ème chambre
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301787

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société de droit néerlandais Villiot HoldCo B.V. tendant à la décharge du prélèvement de l'article 244 bis A du code général des impôts sur la plus-value réalisée lors de la cession d'une société française à prépondérance immobilière. Le tribunal a jugé que la plus-value entrait dans le champ du paragraphe 1 de l'article 13 de la convention fiscale franco-néerlandaise, permettant son imposition en France, et non dans celui de son paragraphe 4. En conséquence, les pénalités (majoration de 10 % et amende de 25 %) ont été maintenues, le tribunal écartant les moyens tirés de la méconnaissance des libertés européennes, du principe de proportionnalité et de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

7 mai 2025• 10ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2206166

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. G et Mme D tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 23 juin 2022 par le maire du Bouscat à Mme C pour une maison individuelle. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance du dossier de demande. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que les documents graphiques et photographiques fournis, au regard des articles R. 431-10 du code de l'urbanisme, étaient suffisants pour apprécier l'insertion du projet.

Avocat : FRANCESCHINI

7 mai 2025• 2ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502414

Le Tribunal Administratif de Toulouse annule l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet du Tarn a assigné à résidence M. B, ressortissant géorgien, pour une durée de quarante-cinq jours. La juridiction retient que l'arrêté est entaché d'une erreur de droit, car la décision initiale de refus de délai de départ volontaire ayant été annulée, le préfet devait fixer un nouveau délai avant toute assignation, conformément à l'article L. 614-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de ce nouveau délai notifié, les conditions de l'article L. 731-1 du même code n'étaient pas remplies.

Avocat : FRANCOS

7 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307511

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SNC MCC Axes, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période du 1er septembre 2016 au 31 août 2017. La société, qui exploitait des établissements d'enseignement scolaire privé hors contrat, demandait la décharge de ces impositions en invoquant notamment l'exonération de TVA prévue au 4° du 4 de l'article 261 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, le désaccord portant sur une question de droit relative au statut fiscal des prestations de soutien scolaire, ce qui excluait la saisine obligatoire de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, fondée sur l'application des articles L. 59 et L. 59 A du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

6 mai 2025• 1re Section - 2e Chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT01899

Avocat : FRANCOS

6 mai 2025• 6ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304432

Le Tribunal Administratif de Rouen annule la décision du 15 septembre 2023 par laquelle le ministre du travail avait autorisé le licenciement de M. A, salarié protégé. La juridiction estime que le geste obscène reproché, bien que constitutif d’une faute, était un acte isolé insuffisant pour justifier la sanction de licenciement. Le tribunal s’appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés investis de mandats représentatifs. Il enjoint à la société de réintégrer M. A et met à la charge de l’État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : TEN FRANCE

6 mai 2025• 1 ère Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400778

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B A contestant les retraits de points consécutifs à des infractions routières commises en 2019, 2021 et 2022. Le tribunal a jugé que le défaut de notification des décisions de retrait de points est sans incidence sur leur légalité. Il a également estimé que la réalité des infractions était établie, notamment par une condamnation définitive pour l'infraction de 2019 et par le paiement des amendes forfaitaires pour les autres, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400887

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision "48 SI" du 23 septembre 2019 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car la notification de la décision, effectuée par pli recommandé présenté et avisé le 23 septembre 2019, était régulière. En application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, le délai de recours de deux mois était expiré. Par conséquent, les conclusions contre les retraits de points étaient également sans objet.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301122

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’un recours en annulation contre un permis de construire tacite délivré par le maire d’Estivaux à Mme C pour la réhabilitation d’une grange en habitation. Mme B invoquait notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance du plan local d’urbanisme et des règles sanitaires applicables aux élevages. En cours d’instance, Mme B s’est désistée de sa requête suite à un accord amiable avec Mme C, désistement accepté par les parties. Le tribunal a constaté ce désistement, qui emporte extinction de l’instance, et a renoncé à statuer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

6 mai 2025• 2ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400186

Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B contestant la décision "48 SI" du 13 août 2021 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à quatre infractions. Le tribunal a constaté que le ministre de l'intérieur avait rapporté la décision d'invalidation et le retrait de points pour l'infraction du 26 novembre 2020, rendant ces conclusions sans objet. Pour les autres infractions, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle pour le conducteur. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions de retrait de points pour les infractions des 25 février 2020, 15 février 2020 et 5 juin 2017, et a enjoint au ministre de reconstituer le capital de points de M. B.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400893

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête irrecevable en raison de sa tardiveté, la décision ayant été régulièrement notifiée le 23 novembre 2019 par pli recommandé avisé et non réclamé. Les conclusions à fin d'injonction ont également été rejetées. Cette solution est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT

6 mai 2025• 3ème chambre - JU
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2205352

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Scor SE, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des retenues à la source pour les exercices 2011 à 2014. La société contestait notamment la qualification de transfert indirect de bénéfices au sens de l'article 57 du code général des impôts pour une opération de rachat de titres avec sa filiale suisse SHS, et la qualification d'acte anormal de gestion pour des intérêts d'emprunt. Le tribunal a estimé que l'administration fiscale apportait la preuve d'un avantage injustifié, faute de contreparties suffisantes pour Scor SE, et que les libellés comptables ne permettaient pas d'identifier clairement le bénéficiaire des avantages, justifiant ainsi la qualification d'avantage occulte au sens de l'article 111 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge, de rétablissement des déficits et de restitution, sur le fondement des articles 57, 111 et 209 du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

6 mai 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504623

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, a jugé la décision d'éloignement suffisamment motivée et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres moyens soulevés contre le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour ont également été rejetés. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

2 mai 2025• 4ème chambre - 4/11u
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01169

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

30 avril 2025• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2112757

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Maserati West Europe. Celle-ci contestait des rectifications d'impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, notamment en soutenant que ses véhicules de démonstration constituaient des éléments de stock et non d'actif immobilisé. Le tribunal a jugé que ces véhicules, conservés en moyenne moins d'un an mais utilisés pour la promotion de la marque, relevaient de l'actif immobilisé, rendant les provisions pour dépréciation non déductibles. La solution retenue s'appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts, ainsi que sur la jurisprudence de la CJUE.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

29 avril 2025• 2ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500055

Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Fioul 83, a examiné la conformité de l’article L. 222-2 du code de l’énergie aux droits et libertés garantis par la Constitution. La société contestait cet article en invoquant une atteinte aux principes du contradictoire et des droits de la défense. Le tribunal a estimé que la disposition contestée était applicable au litige, n’avait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution et que la question présentait un caractère sérieux. En conséquence, il a décidé de transmettre la QPC au Conseil d’État, conformément aux articles 61-1 de la Constitution et 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE

29 avril 2025• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502996

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension par l’association Union sportive annecienne rugby (Baar Annecy) contre une décision de la commission fédérale d’appel de la Fédération française de rugby du 7 février 2025, confirmant sa rétrogradation en Fédérale 3 pour non-respect d’un plan de redressement. L’association invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d’une décision du tribunal judiciaire d’Annecy modifiant sa situation comptable. Lors de l’audience, les parties ont accepté une médiation proposée par la juge des référés, et l’association s’est ensuite désistée de sa requête. Par ordonnance du 29 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.

Avocat : SELARL TEN FRANCE

29 avril 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2505198

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 3 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a relevé d'office la tardiveté de la requête, introduite le 14 avril 2025, soit au-delà du délai de 48 heures prévu à l'article L. 922-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour les étrangers placés en rétention. Le tribunal a considéré que M. C, informé de ses droits lors de la notification de l'arrêté, n'avait pas justifié d'un empêchement sérieux, et a donc déclaré la requête irrecevable sans examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

29 avril 2025• 12ème chambre, éloignement