4 555 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 555
Décisions totales
383 581
Ordonnances
268 417
Avec résumé IA
Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SAS Penske Autosport contre trois décisions de rejet de remboursements de crédits de TVA, a constaté son incompétence territoriale. La décision attaquée émanait du directeur départemental des finances publiques du Cher, situé dans le ressort du tribunal administratif d’Orléans. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d’Orléans, seul compétent pour en connaître.
Avocat : CABINET BRYAN CAVE LEIGHTON PAISNER (FRANCE) LLP
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. A G, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'un arrêté de maintien en rétention administrative. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 754-2 et L. 754-3 pour le maintien en rétention, et les articles relatifs à l'obligation de quitter le territoire français.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. A G. Il a d'abord jugé légal l'arrêté du 20 mars 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a ensuite validé l'arrêté du 16 juillet 2025 maintenant l'intéressé en rétention administrative. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 754-2 et L. 754-3, ainsi que sur les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. F, ressortissant mauricien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 3 août 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le tribunal a jugé que la compétence du signataire de l'arrêté était établie et que la décision était suffisamment motivée. Il a estimé que la demande d'asile de M. F, présentée après son placement en rétention, présentait un caractère dilatoire, et que l'intéressé ne justifiait pas de garanties de représentation suffisantes, notamment en raison de l'absence d'adresse stable déclarée aux autorités. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Pas-de-Calais du 19 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire était infondé, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, non étayé, était irrecevable. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, applicable aux requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou irrecevables.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 21 août 2025 fixant l'Algérie comme pays de destination pour l'exécution de son interdiction définitive du territoire français, prononcée par le tribunal judiciaire de Bobigny. Le juge a rappelé que la mesure d'éloignement découle directement de la condamnation pénale et que l'autorité administrative est tenue de l'exécuter. Les moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que la requérante, après avoir été libérée du centre de rétention de Rouen-Oissel, réside à Poitiers (Vienne). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Poitiers. Par ordonnance du 2 septembre 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait, en raison de sa grande vulnérabilité (handicap, pathologie rachidienne, absence de ressources), qu'il soit enjoint au préfet de la Haute-Garonne de lui fournir un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante n'établissant pas avoir épuisé les recours auprès du service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO) ni démontré une carence de l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles relatifs au droit à l'hébergement d'urgence.
Avocat : FRANCOS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a examiné la requête de M. B... A..., ressortissant colombien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a substitué le fondement légal de la mesure d'éloignement, retenant le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée régulière mais menace à l'ordre public) au lieu du 1° (absence de titre), et a annulé la décision de refus de délai de départ volontaire. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté, en raison d'une erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public, le comportement de l'intéressé (altercation sans suite judiciaire) ne justifiant pas une telle mesure. Les textes appliqués incluent les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 20 août 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne obligeait M. C..., ressortissant albanais, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la décision était entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, présent en France depuis 2014 et justifiant d'une insertion professionnelle et d'une promesse d'embauche. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La décision se fonde sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Garonne pour un hébergement d'urgence, mais qui n'a reçu aucune proposition dans le délai légal de six semaines. Constatant l'absence de proposition et l'urgence, le juge a prononcé l'admission provisoire de Mme A à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a fait droit à sa demande en enjoignant au préfet de la Haute-Garonne de lui proposer un hébergement adapté à ses besoins, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai d'un mois. Cette décision est fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B..., ressortissant syrien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Somme du 15 août 2025 fixant la Syrie comme pays de destination de son éloignement, en exécution d’une interdiction judiciaire du territoire. En cours d’instance, le préfet a abrogé cette décision et a pris un arrêté de transfert vers la Croatie, responsable de la demande d’asile de l’intéressé. Constatant que la décision attaquée avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.