4 555 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 555
Décisions totales
383 581
Ordonnances
310 353
Avec résumé IA
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal administratif de Bastia a pris acte du désistement pur et simple de M. D, qui contestait un permis de construire délivré en 2016 par le maire de Corbara pour un garage. En conséquence, la requête en annulation de cet arrêté et de la décision implicite de rejet du recours gracieux a été classée sans examen au fond. Par ailleurs, M. D a été condamné à verser 1 500 euros à la commune de Corbara au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : FRANCISCI
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme B C, agent territorial, contestant son affectation sur un poste de chargée d'inventaire au Grand Atelier, décidée par le président de la communauté d'agglomération de Grand Châtellerault. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure et le caractère de sanction disciplinaire déguisée de cette mutation. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence, en raison d'une délégation de signature régulière. La décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la qualification de la mesure comme simple mesure d'ordre intérieur ou acte faisant grief, au regard des droits statutaires de l'agent.
Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SA Autoroutes du Sud de la France (ASF) qui sollicitait une réduction de 2 897 594 euros de sa contribution économique territoriale (CET) pour 2021. La société soutenait que la taxe sur les concessionnaires d'autoroutes (article 302 bis ZB du CGI) et la redevance domaniale (article R. 122-48 du code de la voirie routière) étaient déductibles de son chiffre d'affaires pour le calcul de la valeur ajoutée servant d'assiette à la CET. Le tribunal a jugé que ces taxes et redevances ne constituent pas des "taxes sur le chiffre d'affaires et assimilées" ni des charges déductibles au sens de l'article 1586 sexies du CGI, et a donc rejeté la requête.
Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Versailles a partiellement donné raison à la Fédération Française de Golf, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les locaux commerciaux et à la taxe sur les surfaces de stationnement pour les années 2020 à 2022. La requérante soutenait que l'administration avait inclus à tort 149 places de parking lui appartenant, alors qu'elles étaient situées sur une parcelle distincte et appartenaient à un hôtel voisin. Le tribunal a jugé que la fédération apportait la preuve suffisante de cette erreur, en application de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, et a ordonné que sa base d'imposition soit réduite à 4 752 m². La solution retenue repose sur les articles 231 ter et 1599 quater C du code général des impôts.
Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, était saisi par la société MAIF d'une demande de réduction de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et contributions additionnelles au titre de l'exercice clos en 2015. Le litige portait sur la déductibilité de la taxe sur les excédents de provisions des entreprises d'assurance, prévue à l'article 235 ter X du code général des impôts. Le tribunal a jugé que cette taxe, due au titre de l'exercice 2014, constituait une charge imputable sur le résultat de cet exercice et non sur celui de 2015. En conséquence, la société ayant déjà déduit la taxe en 2014, la demande de décharge pour l'exercice 2015 a été rejetée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté du préfet de la Moselle du 28 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que, bien que le requérant ait été placé en rétention administrative à Rouen, il a depuis été remis en liberté et réside à Metz (Moselle). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Strasbourg, territorialement compétent.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TRANCHANT
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de la société Hôtel Gril de l'Arenas, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder les aides " fermeture " et " coûts fixes post-fermeture " prévues par le décret n°2021-1664 du 16 décembre 2021. La société soutenait que son activité hôtelière, bien que non directement visée par une mesure de fermeture administrative, avait été empêchée par d'autres restrictions sanitaires (couvre-feu, restrictions de déplacement), ce qui la rendait éligible. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'aide, car l'activité d'hôtellerie n'avait pas fait l'objet d'une interdiction d'accueil du public au sens du décret. La solution retenue est donc le rejet des demandes d'annulation et d'injonction de la société.
Avocat : C/M/S BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur la demande de la Société Générale, qui contestait le calcul des crédits d'impôt forfaitaires sur des revenus de source étrangère (Chine, Turquie, Singapour) pour l'exercice 2013. La société soutenait que ces crédits devaient être calculés sur une base brute reconstituée et non sur le montant net perçu. Le tribunal a partiellement donné raison à la société, en ordonnant la restitution de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 785 078 euros, après avoir constaté un désistement partiel de la requérante sur une partie de sa demande. La décision s'appuie sur les conventions fiscales bilatérales et les dispositions du code général des impôts relatives aux crédits d'impôt, rejetant la demande de compensation de l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement du titre de séjour pour études de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : DESFRANCOIS
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus de la collectivité de Saint-Barthélemy de retirer une délibération de 2020 intégrant sa parcelle AL 153 au domaine public et demandait la démolition d’ouvrages ainsi qu’une indemnisation pour emprise irrégulière. Le tribunal a jugé que la collectivité avait acquis la parcelle par prescription acquisitive trentenaire, rendant ainsi son incorporation au domaine public légale et écartant toute faute. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes d’injonction ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur la prescription de la créance. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 2111-1 du code de la propriété des personnes publiques et les règles de la prescription acquisitive du code civil.
Avocat : DE GAULLE FLEURANCE & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. D C, ressortissant philippin, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 23 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le juge écarte les moyens d'incompétence du signataire (délégation régulière), d'insuffisance de motivation (l'arrêté vise les textes applicables et expose la situation personnelle et administrative du requérant), et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui demandait le remboursement d'un trop-perçu de droits de succession de 4 728 euros. La juridiction s'est déclarée incompétente pour connaître de ce litige, estimant qu'il se rattache aux droits d'enregistrement. En application des articles L. 281 et L. 199 du livre des procédures fiscales, ces contestations relèvent de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l'ordre administratif. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Avocat : COTTRAY-LANFRANCHI
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par plusieurs associations environnementales demandant l’annulation du rejet implicite du préfet des Alpes-Maritimes de mettre en demeure le conseil départemental de solliciter une dérogation à la protection stricte des espèces protégées pour le projet de déviation de la RD 6107. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l’environnement et de la directive "Habitats" (92/43/CEE). Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu’aucun des moyens soulevés (irrégularité de procédure, insuffisance de motivation, erreur manifeste d’appréciation) n’était fondé. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale de ne pas imposer une telle mise en demeure.
Avocat : ZIND FRANCOIS
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. D et Mme C, ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Garonne refusant leur admission exceptionnelle au séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les demandes d'annulation des arrêtés et les injonctions sollicitées ont été rejetées.
Avocat : FRANCOS
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes du 13 février 2024. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a examiné le recours dans le cadre du contentieux de l'excès de pouvoir, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Avocat : SELARL CABINET FRANCK BANERE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... D... contestant la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes du 21 novembre 2023. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de la loi, en soutenant ne pas disposer de ressources suffisantes pour se loger dans le parc privé. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.