4 555 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 555
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 156
Avec résumé IA
Avocat : WALTER & GARANCE
Avocat : SELARL WALTER & GARANCE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de M. A B. Ce dernier contestait un arrêté du préfet du Cher l'obligeant à quitter le territoire français, mais n'a pas communiqué sa nouvelle adresse au tribunal après sa libération du centre de rétention. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que l'absence d'adresse actualisée rendait impossible la poursuite de la procédure. La requête a donc été classée sans examen au fond.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet d’Eure-et-Loir du 7 septembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, faute pour le requérant de justifier de sa vie privée et familiale en France. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Groupe Duval, de la SCCV Clichy MDP et de la SAS Duval Développement Ile-de-France. Ces sociétés demandaient la condamnation solidaire de l'État et de la commune de Clichy-la-Garenne à leur verser plus de 24 millions d'euros en réparation des préjudices subis suite à l'abandon d'un projet de restauration de la maison du peuple. Le tribunal a estimé que ni l'État ni la commune n'avaient commis de faute de nature à engager leur responsabilité, et que les conditions d'une responsabilité sans faute n'étaient pas remplies. Il a également considéré que les sociétés requérantes avaient fait preuve d'imprudence en engageant des dépenses avant l'obtention des autorisations nécessaires.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Avocat : FRANCK COHEN
Avocat : DESFRANCOIS
Avocat : SELARL DANTE AVOCATS;AARPI SPHERANCE
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points sous-jacents. En cours d’instance, le ministre a produit un relevé d’information intégral démontrant que les mentions des infractions contestées avaient été supprimées, ce qui équivaut à un retrait des décisions de retrait de points et de la décision 48 SI. Par conséquent, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. La demande de frais irrépétibles présentée par le requérant a été rejetée.
Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCCV Lionel Terray, qui demandait la décharge des taxes foncières et annexes pour 2020 et 2021 sur un ensemble immobilier à Rueil-Malmaison. La société soutenait que les travaux de démolition totale avaient rendu l'immeuble impropre à toute utilisation, le faisant sortir du champ des propriétés bâties. Le tribunal a jugé que, bien que les travaux aient débuté en septembre 2019, la démolition n'était pas achevée au 1er janvier des années d'imposition et n'avait pas affecté le gros œuvre au point de le rendre totalement impropre à l'usage, conformément à l'article 1380 du code général des impôts. Les conclusions subsidiaires et infiniment subsidiaires ont également été rejetées, et la demande de frais de justice a été écartée.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les demandes de la SNC Highlight, propriétaire d’immeubles à Courbevoie, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et aux taxes annexes pour les années 2019 à 2022. La société soutenait que des travaux de restructuration, incluant la destruction des façades, avaient rendu les immeubles impropres à toute utilisation, justifiant leur requalification en propriétés non bâties. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les travaux n’avaient pas affecté le gros-œuvre au point de rendre les immeubles totalement impropres à l’usage, et a donc maintenu l’imposition en tant que propriétés bâties. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la définition des propriétés bâties.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Refus de licence sportive. Tribunal Administratif de Toulon. Donne acte du désistement pur et simple de M. A, qui s'est désisté de son recours en excès de pouvoir contre la décision de la Fédération Française de Cyclisme du 20 avril 2023. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : TEN FRANCE SCP D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A B, avocat, contestant les décisions de la Chambre nationale des commissaires de justice (CNCJ) des 25 avril et 28 juillet 2023. Ces décisions lui accordaient uniquement la dispense de l'examen d'accès à la formation professionnelle de commissaire de justice, alors qu'il sollicitait également la dispense de la formation (incluant le stage) et de l'examen d'aptitude. Le requérant invoquait notamment l'incompétence, le défaut de motivation, une rupture d'égalité et une méconnaissance de l'esprit de la loi du 6 août 2015. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé.
Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, un ressortissant moldave, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et exempt d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Avocat : SELARL WALTER & GARANCE (TOURS)
Avocat : CABINET FRANCOIS PINET
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la Société Claclé contestant le refus de permis de construire pour un hôtel à Paris. La société invoquait l'incompétence de l'autorité signataire, un vice de procédure lié à l'avis de la commission de sécurité, et une erreur de fait sur le caractère incomplet du dossier. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a également écarté le motif de refus fondé sur l'absence de signature du formulaire CERFA, la ville n'ayant pas demandé sa régularisation dans le délai légal. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, en application des articles R.423-22 et R.423-38 du code de l'urbanisme.