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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 028 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 028

Décisions totales

383 581

Ordonnances

254 275

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : RAUEffacer tout
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203671

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour pour raisons médicales. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'OFPRA lui a reconnu la qualité de réfugié le 6 septembre 2022, ce qui lui ouvre droit à un titre de séjour. Le tribunal constate donc que les conclusions principales de la requête sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 500 euros à son avocate.

Avocat : NERAUDAU

10 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213619

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F, ressortissante azerbaïdjanaise, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique. La décision attaquée a été jugée compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

NERAUDAU

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
10 juin 2025• 3ème Chambre
TA69Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402698

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 10 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Loire a refusé de fixer un rendez-vous à Mme B pour déposer sa demande de titre de séjour. Le tribunal juge que seul le caractère abusif ou dilatoire d’une demande de rendez-vous peut justifier un tel refus, et non une appréciation préalable sur le droit au séjour. En l’espèce, le préfet s’est fondé sur des critères de recevabilité (résidence de plus de cinq ans) pour motiver son refus, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal enjoint au préfet de fixer un rendez-vous à Mme B dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : GUERAULT

6 juin 2025• 8ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503108

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 9 avril 2025 l’assignant à résidence. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté par un nouvel arrêté du 16 avril 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également admis M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CARRAUD

6 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507806

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était requis d'ordonner l'expulsion de Mme D et de Mme C d'un logement géré par un CADA. Le préfet s'est désisté de sa requête après avoir été informé que les intéressées avaient libéré les lieux. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant que la demande était devenue sans objet. Aucune mesure d'expulsion n'a donc été prononcée.

Avocat : NERAUDAU

6 juin 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302048

Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, agent du Groupe hospitalier du Havre (GHH), qui demandait réparation pour l'absence de transmission de documents de fin de contrat et le paiement de congés non pris. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car la décision implicite de rejet du GHH, née du silence gardé sur la demande préalable de M. A, n'a pas été contestée dans le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-2 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions indemnitaires et aux fins d'injonction ont été rejetées.

Avocat : GARRAUD-OGEL-LARIBI

5 juin 2025• 3 ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408480

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme A contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Bas-Rhin. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure faute de production de l'avis du collège de médecins de l'OFII, et la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure avait été régulière, sans erreur de droit ni d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions contestées.

Avocat : CARRAUD

5 juin 2025• 7ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400710

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme F, agent de police municipale, contestant une sanction d'exclusion temporaire de trois jours prononcée par le maire de Chenôve pour comportement inapproprié, utilisation non autorisée de codes de session et désobéissance hiérarchique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les faits étaient matériellement établis et que la sanction était proportionnée. Il a ainsi validé la légalité des décisions attaquées, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique. La demande de Mme F a été rejetée, et la commune de Chenôve a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : NERAUD

5 juin 2025• CH 2 JU
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2201326

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme A, épouse B, infirmière contractuelle, qui contestait le recours abusif aux contrats à durée déterminée par le centre hospitalier La Palmosa entre 2009 et 2021. La requérante sollicitait l'indemnisation de ses préjudices, estimant que l'administration avait abusé de la succession de 47 CDD. Le tribunal a rappelé les dispositions des articles 9 et 9-1 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, qui encadrent le recrutement des agents contractuels dans la fonction publique hospitalière. Il a jugé que, pour caractériser un abus, il convenait d'examiner l'ensemble des circonstances de fait, notamment la nature des fonctions, le nombre et la durée cumulée des contrats. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le raisonnement s'appuie sur les textes précités et la jurisprudence relative à l'indemnisation en cas de renouvellement abusif de CDD.

Avocat : BRAUNSTEIN & ASSOCIES

5 juin 2025• 1ère chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300077

Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de la société Philippe Védiaud Publicité, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par le maire de Saint-Maximin pour occupation irrégulière du domaine public communal (21 750 euros). La société contestait notamment le défaut de précision des bases de liquidation et le caractère disproportionné de l'indemnité, mais le tribunal a jugé que le courrier d'accompagnement du titre exécutoire mentionnait suffisamment les bases de la créance, conformément à l'article 24 du décret du 7 novembre 2012. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société, incluant sa demande de médiation et ses prétentions indemnitaires.

Avocat : BRAULT & CAMBRONIE

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2203544

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les décisions de préemption du 5 juillet et du 11 août 2022 prises par le président d'Orléans Métropole sur des parcelles situées à Saint-Cyr-en-Val et Ardon. Le tribunal a relevé d'office que la décision du 11 août 2022 méconnaissait le champ d'application territorial de la loi, car elle étendait le droit de préemption à une parcelle située sur une commune (Ardon) non membre d'Orléans Métropole. Cette décision est fondée sur les articles L. 210-1 et L. 213-2-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : BARRAULT

4 juin 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508455

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 25 avril 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B épouse C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision attaquée préjudicierait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son état de santé et de ses ressources. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure concernant l'avis de l'OFII, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du CESEDA, ou de l'atteinte à l'article 8 de la CEDH, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : NERAUDAU

4 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203930

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 21 septembre 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme B, une ressortissante somalienne enceinte. Le tribunal estime que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car la vulnérabilité particulière de la requérante liée à sa grossesse avancée justifiait le maintien de son accueil, malgré son absence à une convocation pour un transfert vers la Suède. En conséquence, il enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive, dans un délai de deux mois. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NERAUDAU

4 juin 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318714

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A et de la société Karsandi, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de l'autorité consulaire française à Istanbul de délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles L. 421-1 et R. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient inopérants car ces dispositions concernent la délivrance des titres de séjour et non des visas. Enfin, le tribunal a estimé que le motif de risque de détournement de l'objet du visa retenu par l'administration n'était pas entaché d'erreur d'appréciation.

Avocat : GARAUD

3 juin 2025• 8ème chambre
CAA54Décision• plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-22NC01445

Avocat : SCP ALEXANDRE LEVY KAHN BRAUN

3 juin 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204194

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme E et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire du Rheu pour une orangerie et l'agrandissement d'un parking. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et des sous-commissions de sécurité, jugeant que la délégation de signature était régulière et que la création des sous-commissions relevait d'un arrêté préfectoral. Il a également rejeté les autres moyens, notamment ceux tirés d'une erreur de droit ou d'appréciation au regard du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et de la sécurité publique. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la recevabilité.

Avocat : PIPERAUD

3 juin 2025• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206369

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de la société Bâtisseur Nord Sud, représentée par son mandataire judiciaire, visant à obtenir le paiement du solde d’un marché de construction d’un centre technique municipal et des dommages-intérêts pour faute contractuelle de la commune de Gréoux-les-Bains. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société d’avoir présenté un mémoire en réclamation préalable conforme aux stipulations de l’article 50 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) travaux, rendant la demande de paiement et les conclusions indemnitaires irrecevables. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la commune, faute de lien avec le litige principal irrecevable, et a condamné la société à verser à la commune une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BERAUD

2 juin 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508143

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à suspendre la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 19 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, compte tenu des conséquences graves de la décision sur l'état de santé psychique et la situation professionnelle du requérant. Saisi d'un moyen sérieux, il a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de preuve d'une amélioration de l'état de santé de M. A ou de la disponibilité effective des soins en Guinée. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision attaquée a été ordonnée, avec injonction au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de huit jours.

Avocat : NERAUDAU

27 mai 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503147

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. E, ressortissant bangladais, contestant son transfert aux autorités norvégiennes et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la remise des brochures d'information au requérant le 27 janvier 2025 satisfaisait aux obligations prévues par les règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013. Par conséquent, la décision de transfert et l'assignation à résidence ont été validées.

Avocat : CARRAUD

27 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2208054

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. et Mme E contestant des titres de perception émis le 23 juin 2022, réclamant le remboursement de trop-perçus d’aides du fonds de solidarité Covid-19, pour un total de 12 073 € et 9 936 €. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, jugeant la requête collective recevable en raison du lien suffisant entre les demandes des deux requérants. Sur le fond, il a annulé les titres de perception pour vice de forme, constatant qu’ils ne comportaient pas les mentions obligatoires prévues à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales (nom, prénom, qualité et signature de l’émetteur). En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des sommes réclamées, sans se prononcer sur le bien-fondé de la créance, et a rejeté les conclusions accessoires.

Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS

27 mai 2025• 5e chambre