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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 028 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 028

Décisions totales

383 581

Ordonnances

244 571

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : RAUEffacer tout
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600401

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille de réfugiés afghans, dont la mère venait d'accoucher, menacée d'expulsion imminente de son centre d'hébergement sans solution alternative. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leur droit à l'hébergement d'urgence (article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles) et à leur vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). En défense, le préfet a fait valoir l'état de saturation du dispositif d'accueil et a proposé, en cours d'audience, un hébergement en hôtel à la famille, annulant la procédure d'expulsion dans l'attente de leur réponse. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la proposition d'hébergement formulée par le préfet faisait disparaître l'urgence et l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : CARRAUD

20 janvier 2026
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC01966

Avocat : CARRAUD

20 janvier 2026• 4ème chambre - formation à 3
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405511

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande indemnitaire de Mme C..., reconnue prioritaire pour un hébergement par la commission de médiation le 29 août 2023, en raison de la carence de l'État à exécuter cette décision et une ordonnance du 26 février 2024. Le tribunal a rappelé que la responsabilité de l'État est engagée pour les troubles dans les conditions d'existence subis du fait de l'absence d'hébergement, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a jugé que le relogement de la requérante le 12 septembre 2025 n'exonère pas l'État de sa responsabilité, mais limite la période de carence à prendre en compte. La solution retenue est une condamnation de l'État à indemniser le préjudice moral de Mme C..., dont le montant sera fixé en fonction de la durée de la carence et des conditions d'hébergement subies.

Avocat : GIRAUDO OLIVIER

20 janvier 2026• Magistrat Mme SORIN
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405520

Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à verser 625 euros à Mme A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 9 mai 2023. La carence fautive du préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a pas exécuté l'obligation de relogement dans le délai de six mois, a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnité a été calculée à hauteur de 250 euros par personne et par an pour la période de carence, soit 625 euros pour un foyer de trois personnes. Le tribunal a également accordé 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : GIRAUDO OLIVIER

20 janvier 2026• Magistrat Mme SORIN
CAA44Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01838

Avocat : NERAUDAU

19 janvier 2026• Juge des référés
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503046

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. E..., ressortissant turc, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an prise par le préfet du Bas-Rhin le 10 janvier 2025. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : CARRAUD

19 janvier 2026• 8e chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523041

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Croatie, responsable de sa demande d'asile selon le règlement Dublin III. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'information et d'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Croatie. La décision s'appuie sur les règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que sur les articles L. 572-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NERAUDAU

16 janvier 2026• - Etrangers - 15 jours
CAA78Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE02942

Avocat : BRAUN

15 janvier 2026• Juge des référés
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304795

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours de la société Agi-Rent contre deux décisions de l'inspection du travail et de la ministre du travail refusant l'autorisation de licencier M. B..., un salarié protégé. La société invoquait un vice de procédure (non-respect du contradictoire), des erreurs de fait et une erreur d'appréciation sur la gravité des fautes. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé le refus d'autorisation de licenciement. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.

Avocat : CABINET BOULAN KOERFER PERRAULT

15 janvier 2026• 1ère chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402484

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'erreur de fait sur la régularité de l'entrée en France était sans incidence sur la légalité du refus, celui-ci étant fondé sur l'absence de visa long séjour requis par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont été écartés.

Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT

15 janvier 2026• Chambre 2
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401691

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a pris acte, par ordonnance du 15 janvier 2026, du désistement pur et simple de Mme B... A... de sa requête en annulation d’une décision du préfet de l’Allier du 19 juin 2024 lui refusant un titre de séjour. Ce désistement est intervenu après que le préfet a informé le tribunal de sa décision de délivrer le titre sollicité. L’ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements.

Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT

15 janvier 2026
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503476

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. et Mme D... demandant l’annulation du refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille, fondé sur l’article L. 131-5 du code de l’éducation. Le tribunal a jugé que l’avis du médecin de l’éducation nationale avait bien été sollicité et que l’administration avait procédé à un examen particulier de la situation de l’enfant. Il a estimé que les certificats médicaux produits ne démontraient pas une incompatibilité de l’état de santé de l’enfant avec une scolarisation en établissement, notamment via un projet d’accueil individualisé. En conséquence, les moyens tirés de l’erreur de fait et de l’erreur d’appréciation ont été écartés, et les conclusions à fin d’annulation et d’injonction rejetées.

Avocat : NERAUD

15 janvier 2026• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201479

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., adjoint technique territorial, qui contestait un avertissement infligé par le SMECTOM du Plantaurel pour non-respect de son aménagement de poste et des consignes hiérarchiques. Le tribunal a écarté les moyens d’erreur de fait, estimant que l’agent avait bien été informé de son aménagement de poste et des consignes de travail. Il a également jugé la sanction d’avertissement proportionnée au regard des manquements commis, en application de l’article L. 533-1 du code général de la fonction publique. La décision confirme ainsi la légalité de la sanction disciplinaire.

Avocat : GERAUD-LINFORT

15 janvier 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200473

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme Kamagate, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par le directeur général de l'OFII sur le recours préalable obligatoire, était légale. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen de la vulnérabilité, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NERAUDAU

15 janvier 2026• 6ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201553

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 12 avril 2021 suspendant ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et non entachée d'un défaut d'examen. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 744-6 et L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas fondés, sans plus de précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : NERAUDAU

15 janvier 2026• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304463

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SAS RT Finances, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2015 à 2017. La société demandait la décharge de ces impositions, notamment en raison de la remise en cause de passifs pour dettes de surestaries et de frais d’administration, ainsi que d’une provision. Le tribunal a estimé que les justificatifs produits par la société, principalement des documents internes, étaient insuffisants pour établir la réalité des dettes alléguées, conformément à l’article 38 du code général des impôts. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SCP BRAUNSTEIN & ASSOCIES

15 janvier 2026• 6ème Chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517164

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative par la société « AC Environnement », a pris acte du désistement de cette dernière. La société contestait le rejet de ses offres pour un marché de repérage d’amiante, estimant que son offre était régularisable et économiquement plus avantageuse. Le département du Val-de-Marne a accepté ce désistement. En conséquence, le juge des référés a donné acte du désistement et a rejeté les conclusions du département tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BRAULT

15 janvier 2026
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600121

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une facture d’eau et d’assainissement. La juridiction a estimé que ce litige, opposant un usager à un service public industriel et commercial (le service d’assainissement), relève de la compétence des juridictions judiciaires et non de l’ordre administratif. Cette solution est fondée sur l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : GARRAUD-OGEL-LARIBI

14 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522633

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... F..., ressortissant centrafricain, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités belges. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la notification, le défaut de motivation, et la violation des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 2016/679. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les règlements européens précités.

Avocat : NERAUDAU

14 janvier 2026• - Etrangers - 15 jours
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600203

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'arrêté du 10 septembre 2025 du président de Colmar Agglomération levant la mise en sécurité de son immeuble. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, les moyens invoqués (incompétence de l'agent, persistance des dangers, irrégularité de l'avis du comité technique) n'étant pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 511-5 et L. 511-14, et confirme la légalité de la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité.

Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS

14 janvier 2026