6 083 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 083
Décisions totales
383 581
Ordonnances
265 339
Avec résumé IA
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE;DELARBOULAS
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A pour contester le refus du rectorat de l'académie de Paris de lui accorder une bourse sur critères sociaux pour l'année 2023-2024. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant une demande en ce sens, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d'office.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SCI LetG d’une demande d’annulation de l’arrêté du 17 janvier 2023 par lequel le maire d’Aix-en-Provence a refusé un permis de construire pour la réhabilitation d’une bâtisse. Le refus était notamment motivé par la méconnaissance des dispositions du plan local d’urbanisme (PLU) relatives à la défense contre l’incendie et par un risque pour la sécurité publique. La société requérante contestait ce motif en excipant de l’illégalité du classement de son terrain en secteur de sensibilité aux feux de forêt. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l’illégalité du classement n’était pas fondé et que les autres moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, défaut de motivation) étaient infondés. La décision s’appuie sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’urbanisme.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 8 avril 2025 lui refusant l'entrée sur le territoire au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que la procédure, incluant l'entretien avec l'OFPRA, était régulière. Il a estimé que la demande d'asile était manifestement infondée, les déclarations du requérant étant peu crédibles et générales, et que la décision ne méconnaissait ni le principe de non-refoulement ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : SCP D'AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme F, ressortissante marocaine, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 8 avril 2025 lui refusant l'entrée sur le territoire au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure d'asile (confidentialité, conditions d'entretien, interprétariat), et la méconnaissance des articles L. 351-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des stipulations de la convention de Genève et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme F à l'aide juridictionnelle. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse des moyens soulevés s'appuie sur les dispositions du CESEDA et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A B contestant le refus du recteur de l’académie de Paris de lui attribuer une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux pour l’année 2022-2023. Le requérant invoquait la situation économique de son foyer, liée à la maladie de sa mère, pour demander une dérogation aux revenus de référence (année n-2). Le tribunal a jugé que, malgré la reconnaissance d’un taux d’incapacité de 80 % pour la mère, M. B n’a pas démontré une diminution durable et notable des ressources familiales, condition prévue par la circulaire du 24 mars 2022 prise en application du code de l’éducation. La décision de refus a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré le 28 février 2024 par le maire d’Aix-en-Provence à l’établissement Pays d’Aix habitat métropole pour une résidence de 24 logements sociaux. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte et d’insuffisance du dossier de permis de construire, en se fondant sur les articles R. 431-8 du code de l’urbanisme et UM2 du règlement du PLU. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme E, pour occupation sans autorisation du domaine public fluvial après l’expiration de sa convention d’occupation temporaire. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens d’irrecevabilité et de fond soulevés par Mme E, notamment ceux tirés de l’irrégularité du procès-verbal et de la force majeure. Il a condamné Mme E à une amende de 500 euros sur le fondement de l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et lui a enjoint de libérer le domaine public sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue confirme la répression des occupations illicites du domaine public fluvial.
Avocat : STREAM AVOCATS ET SOLICITORS
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A B pour contester le refus du CROUS de Paris de lui octroyer une bourse sur critères sociaux pour l'année 2022-2023. Par un mémoire du 10 octobre 2024, M. B s'est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Les conclusions du CROUS tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l’Université Paris 8 maintenant l’organisation en présentiel des examens du second semestre 2024/2025 pour les étudiants en psychologie et droit de l’IED. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérantes n’établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, et que les intérêts publics liés à l’organisation des examens s’y opposaient. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET SAIDJI & MOREAU AVOCATS
Avocat : AARPI FLOREAL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de M. B, agent de la collectivité de Corse, contestant plusieurs arrêtés le maintenant à demi-traitement et en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'absence de consultation préalable du comité médical et du médecin de prévention, ainsi que le défaut de recherche d'aménagement de poste ou de reclassement. La collectivité de Corse a conclu au rejet de ces demandes. Le tribunal a joint ces affaires et, après avoir examiné les moyens, a rejeté l'ensemble des requêtes de M. B, jugeant que les arrêtés attaqués n'étaient entachés d'aucune illégalité. Les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B de cinq requêtes visant à contester des arrêtés du président du conseil exécutif de Corse le maintenant à demi-traitement et en disponibilité d'office pour raisons de santé entre mai 2022 et janvier 2023. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'absence de consultation préalable du comité médical et du médecin de prévention, ainsi que le défaut de recherche d'adaptation de son poste ou de reclassement. La collectivité de Corse a conclu au rejet de ces requêtes. Le tribunal a joint ces instances pour statuer par un seul jugement, appliquant les principes du droit de la fonction publique relatifs à la procédure de constatation de l'inaptitude et aux obligations de reclassement.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de M. B, agent de la collectivité de Corse, contestant plusieurs arrêtés l'ayant maintenu à demi-traitement et en disponibilité d'office pour raisons de santé entre mai 2022 et janvier 2023. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'absence de consultation préalable du comité médical et du médecin de prévention, ainsi qu'un défaut de recherche de reclassement ou d'adaptation de son poste. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions applicables aux fonctionnaires territoriaux en matière de congés de maladie et de disponibilité d'office.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un arrêté du maire de Conca délivrant un permis de construire une maison individuelle. La juridiction a jugé que le projet, situé dans un espace d'habitat diffus à près de 200 mètres du village, ne respectait pas l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, qui impose une urbanisation en continuité avec les agglomérations ou villages existants. Cette solution s'appuie également sur les précisions apportées par le Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC). La demande de la commune de Conca visant à obtenir le remboursement de ses frais de justice a été rejetée.
Avocat : ANDREANI
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d'un déféré tendant à l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Conca pour cinq "caseddus" avec piscines. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la notification du recours au pétitionnaire était régulière au regard de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens du préfet, notamment la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme, du PADDUC et de l'article R. 111-2 du même code relatif au risque incendie. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après audience publique et conclusions de la rapporteure publique.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de M. B contestant plusieurs arrêtés du président du conseil exécutif de Corse le maintenant à demi-traitement et en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'absence de consultation préalable du comité médical et du médecin de prévention, ainsi que le défaut de recherche d'adaptation de son poste ou de reclassement. La collectivité de Corse a défendu la légalité de ses décisions. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a rejeté l'ensemble des requêtes, sans faire droit aux demandes d'injonction ni aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.