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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 463 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 463

Décisions totales

383 581

Ordonnances

308 356

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : REAUEffacer tout
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401219

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la collectivité de Corse, refuse de transmettre cette question au Conseil d’État. La collectivité contestait la conformité à la Constitution de la dernière phrase du III de l’article 130 de la loi de finances pour 2024, qui fixe un coefficient de répartition forfaitaire (43,44 % pour les compétences départementales, 56,56 % pour les compétences régionales) pour la minoration des dotations de l’État. Le tribunal estime que la question n’est pas sérieuse, car la différence de traitement repose sur des critères objectifs et rationnels en lien avec l’objet de la loi, et ne méconnaît pas les principes d’égalité devant la loi, les charges publiques ou entre collectivités territoriales. La décision s’appuie sur les articles 61-1 de la Constitution, 23-1 et 23-2 de l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958, et les articles 6 et 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

12 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2217632

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Les Grands Champs Développement, qui contestait un titre de perception de 1 120 319 euros émis au titre de la taxe sur les locaux à usage de bureaux, commerces et stockage en Île-de-France. La société soutenait que ses locaux, à destination industrielle, étaient hors du champ d'application de l'article L. 520-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre les propositions de rectification et la décision de rejet de la réclamation préalable, ces actes n'étant pas détachables de la procédure d'imposition ou ayant pour seul effet de lier le contentieux. Le jugement a été rendu après que l'administration a prononcé un dégrèvement partiel en cours d'instance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

12 janvier 2026• 1ère Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518527

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B..., ressortissante malienne, à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre de séjour « vie privée et familiale » expirait le 20 septembre 2025, justifiait de démarches infructueuses via la plateforme « démarches-simplifiées ». Le tribunal a reconnu l'urgence, présumée en cas de renouvellement, et a ordonné la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOULESTREAU

9 janvier 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313294

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Par ordonnance du 9 janvier 2026, le président de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, l’État a été condamné à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).

Avocat : PATUREAU

9 janvier 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502603

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard du 14 février 2025 lui refusant un certificat de résidence pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas le 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, dès lors que l'avis du collège de médecins de l'OFII, non contesté par des éléments probants, indiquait que le défaut de prise en charge médicale en Algérie n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité.

Avocat : DEBUREAU

9 janvier 2026• 3ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301326

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la société Bouygues Telecom, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2020 à 2022. La société invoquait l’incompatibilité de l’article 1519 H du code général des impôts avec les directives européennes 2002/20/CE et 2018/1972. Le tribunal a suivi la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025, jugeant que cette imposition, qui n’est ni une taxe administrative ni une redevance pour droit d’utilisation, n’entre pas dans le champ d’application des directives invoquées. La demande de décharge fiscale et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

9 janvier 2026• Chambre 1
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301325

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la société Bouygues Telecom, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2020 à 2022 dans le département du Cantal. La société invoquait l’incompatibilité de l’article 1519 H du code général des impôts avec les directives européennes 2002/20/CE et 2018/1972. Le tribunal a jugé que cette imposition n’entre pas dans le champ des taxes administratives ou redevances prévues par ces directives, et a donc écarté le moyen. En conséquence, la demande de décharge des cotisations d’un montant de 208 356 euros a été rejetée.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

9 janvier 2026• Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401281

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de le munir d’une autorisation provisoire de séjour, sans astreinte.

Avocat : PATUREAU

9 janvier 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301327

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la société Bouygues Telecom d’une demande en décharge de cotisations d’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques, pour un montant total de 2 092 878 euros au titre des années 2020 à 2022. La société soutenait que l’article 1519 H du code général des impôts était incompatible avec les directives européennes 2002/20/CE et (UE) 2018/1972 relatives aux communications électroniques. Le tribunal a rejeté la requête, en s’appuyant notamment sur la décision du Conseil d’État du 5 février 2025, et a jugé que les dispositions contestées n’étaient pas contraires au droit de l’Union européenne.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

9 janvier 2026• Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522100

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 20 juin 2025 refusant l'admission au séjour de M. A..., ressortissant ivoirien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant, compte tenu de sa résidence continue en France depuis cinq ans et de son insertion professionnelle stable par le travail. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à M. A... une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.

Avocat : BOULESTREAU

9 janvier 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508736

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Bordeaux Métropole pour enjoindre à la société Enedis de déplacer ses réseaux électriques afin de permettre des travaux d'aménagement sur le domaine public routier. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la métropole ayant elle-même contribué à la situation qu'elle invoquait, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, la plantation d'arbres n'étant pas nécessairement conforme à la destination de la voirie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie, du code général de la propriété des personnes publiques et du code de la voirie routière.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

8 janvier 2026
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302099

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 9 août 2023 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne a refusé le regroupement familial de M. A..., ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée par l'insuffisance des revenus du demandeur, sans exercer son pouvoir d'appréciation au regard de l'article 4 de l'accord franco-algérien. Il a également relevé un vice de procédure, la préfète n'ayant pas sollicité l'avis du maire de Limoges sur la demande, en méconnaissance des articles L. 434-10 et R. 434-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

8 janvier 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502979

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D..., de nationalité nigériane, contestant l'arrêté du préfet du Gard du 13 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de vie familiale stable et de l'ancienneté du séjour irrégulier. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : DEBUREAU

8 janvier 2026• 4ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304863

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Loiret lui a délivré une carte de séjour temporaire. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

8 janvier 2026• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527116

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 26 août 2025 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction retient que le préfet a méconnu l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A... justifie contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français par des virements mensuels et des preuves d'achats. En conséquence, les décisions d'éloignement sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A... dans un délai de deux mois.

Avocat : PATUREAU

7 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522047

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de l’admettre au séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a fait droit aux conclusions maintenues sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code, condamnant l’État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : PATUREAU

7 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519030

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A..., ressortissant malien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PATUREAU

6 janvier 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301831

Le Tribunal Administratif de Nice, dans sa 6ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., attachée territoriale, contre un arrêté du maire de Valbonne du 30 janvier 2023 réduisant de 200 euros le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir de la commune, faute pour celle-ci de justifier de la date de notification de l'arrêté. Sur le fond, il a annulé la décision, jugeant que la diminution de l'IFSE, fondée sur le point 4 de la délibération du 29 juin 2017, était entachée d'une erreur de droit, car ce texte prévoit un réexamen pour reconnaître l'expérience et non pour sanctionner des carences professionnelles. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°2014-1526.

Avocat : GRAVEREAUX AGNÈS

6 janvier 2026• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301728

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme A..., attachée territoriale, contestant ses comptes-rendus d'entretiens professionnels pour 2021 et 2022. La juridiction a rejeté l'ensemble de ses conclusions, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du décret n°2014-1526 du 16 décembre 2014. La solution retenue confirme la légalité des procédures d'évaluation suivies par la commune de Valbonne.

Avocat : GRAVEREAUX AGNÈS

6 janvier 2026• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301849

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., attachée territoriale, qui contestait son arrêté de mutation d'office au poste de chargée des archives municipales. Le tribunal a jugé que la mutation d'office n'est pas une décision individuelle défavorable soumise à l'obligation de motivation prévue par le code des relations du public avec l'administration. Il a également estimé que la requérante avait été informée en temps utile des difficultés dans ses fonctions lors de son entretien professionnel, ce qui satisfaisait à l'obligation de communication préalable de son dossier. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : GRAVEREAUX AGNÈS

6 janvier 2026• 6ème chambre