389 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
389
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 706
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d’Or le 11 juin 2025. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en raison de l'absence de caractère réel et sérieux du suivi de la formation prescrite à M. A... et de la nature des liens conservés avec sa famille en Côte d'Ivoire. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de renvoi, qui n'étaient pas illégales par voie de conséquence, ont été maintenues.
Avocat : GRENIER
Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour trois enfants congolais. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rappelant que l’autorité consulaire ne peut refuser un visa pour ce motif que pour des raisons d’ordre public, incluant le défaut de valeur probante des actes d’état civil. En application de l’article 47 du code civil, le juge a estimé que les documents d’état civil et les éléments de possession d’état produits établissaient suffisamment l’identité et le lien de filiation des demandeurs avec le réunifiant. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision implicite de la commission et a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois.
Avocat : GRENIER