57 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
57
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 020
Avec résumé IA
Avocat : REYNOLDS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui accorder un changement de statut. Le préfet a informé le tribunal que le requérant avait finalement obtenu une décision favorable et que son titre de séjour était en cours de fabrication. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions, M. C... s’est désisté de ses demandes principales tout en maintenant sa demande de frais de justice. Par ordonnance, le tribunal a donné acte du désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 800 euros à M. C... au titre des frais liés au litige.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme B..., ressortissante turque mariée à un Français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations de précarité administrative et de perte d’opportunité professionnelle. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante thaïlandaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née le 2 septembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du fait du silence gardé par l'administration pendant quatre mois. Cette décision administrative existante faisait obstacle au prononcé d'une mesure utile sur le fondement de l'article L. 521-3, en l'absence de péril grave. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A, ressortissante haïtienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Essonne de renouveler son titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. En cours d’instance, la préfète a produit une carte de résident valable de 2025 à 2035, rendant les conclusions de la requête sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes et rejette les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour, déposée en juillet 2021, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet à l'issue d'un délai de trois mois, conformément aux articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.