33 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
33
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 432
Avec résumé IA
Avocat : SCP DURIGON PERSIDAT VERDET
Avocat : GONZALEZ ASTURIAN RODRIGO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... B..., ressortissant brésilien, qui demandait une injonction pour obtenir un récépissé de demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, faute de pièces justificatives démontrant un risque de licenciement, et que le délai de traitement de la demande, déposée moins d’un an auparavant, n’était pas anormalement long. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. B... contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal, constatant que le requérant résidait à Stains (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., ressortissant brésilien, qui contestait le refus implicite de lui fixer un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucune disposition législative ou réglementaire, ni aucun principe, n'impose à l'administration un délai pour convoquer un étranger ayant sollicité un rendez-vous. Dès lors, le silence gardé par le préfet ne peut être regardé comme une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... C..., ressortissant brésilien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l'administration sur une simple demande de rendez-vous en préfecture ne peut faire naître une décision implicite de rejet, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant de délai pour convoquer un étranger. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour ou un rendez-vous en préfecture. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante n'établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment au regard de l'absence de précision sur la date d'expiration de son précédent titre ou sur une menace imminente pour son emploi. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A.... Ce dernier, ressortissant congolais, demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge rappelle que si la condition d'urgence est présumée pour une demande de renouvellement, il incombe au requérant d'établir la réalité de ses démarches en ligne infructueuses. En l'espèce, M. A... n'apporte pas la preuve de ces démarches, ni même ne les allègue suffisamment, rendant sa demande mal fondée.
Avocat : TSIKA-KAYA JEAN RIGOBERT
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait le réexamen de sa demande de passeport et de carte nationale d'identité française. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière à quarante-huit heures n'était pas remplie, le requérant disposant d'un passeport suisse valide jusqu'en 2029 lui permettant de voyager et de justifier de son identité. La décision de rejet du préfet de la Seine-et-Marne, fondée sur le caractère frauduleux de l'acte de naissance présenté, n'a pas été jugée comme portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Avocat : HÉRIGONE
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour obtenir une place en institut médico-éducatif (IME) et un parcours scolaire adapté pour son fils autiste, en raison d'une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a rejeté la requête par ordonnance, considérant qu'il n'y avait pas d'urgence caractérisée ou d'atteinte grave et manifestement illégale aux droits invoqués, notamment le droit à l'éducation et à la santé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, du code de l'éducation et du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : RIGO
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, par une ordonnance du 21 octobre 2025, a constaté le désistement d’office de la requête de M. A... qui contestait son transfert vers un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de sa demande d’annulation dans le délai d’un mois suivant le rejet de son référé-suspension. Le juge avait préalablement rejeté la demande de suspension au motif qu’aucun moyen sérieux n’était soulevé. Il est donc donné acte de ce désistement.
Avocat : D'ARRIGO CHRISTINE
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 juillet 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante congolaise. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières malgré son séjour irrégulier depuis 2017 et l'atteinte alléguée à sa situation professionnelle. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la décision du ministre de la justice du 7 août 2025 ordonnant son transfert vers le quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vices de procédure, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Marseille. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Marseille, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contestant le refus implicite de la maison départementale des personnes handicapées du Gard de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " mention " stationnement ". En cours d’instance, la requérante a présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance du 26 août 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur le litige.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 25 août 2025, du désistement pur et simple de M. A de son recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de permis de construire un hangar agricole opposé par le maire d'Estrablin. Cette décision met fin à l'instance sans examiner le bien-fondé du litige. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : RIGOLLET