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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

804 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

804

Décisions totales

383 581

Ordonnances

307 256

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : RIMOEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303351

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 11 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait d’admettre au séjour Mme B..., ressortissante comorienne, et l’obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a considéré que ces décisions méconnaissaient son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et l’intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant). Le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante, qui n’étaient pas contredits par l’instruction. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303921

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 28 août 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré le titre de séjour de Mme C... et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence stable à Mayotte depuis 2016, de la scolarisation de ses deux enfants dont une de nationalité française, et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de Mayotte de délivrer à Mme C... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303944

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 15 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante comorienne, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la requérante justifiant d'une vie privée et familiale stable à Mayotte avec ses deux enfants, dont un de nationalité française, et son compagnon titulaire d'une carte de résident.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304740

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme C... A... contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les motifs détaillés de son rejet dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande d'injonction et celle relative aux frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303836

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 6 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé d'admettre au séjour M. B..., ressortissant comorien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense et est réputé avoir acquiescé aux faits, a méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur l'ancienneté du séjour de l'intéressé à Mayotte depuis 2000, sa vie familiale avec sa compagne et leurs deux enfants scolarisés, ainsi que la présence de sa mère titulaire d'une carte de résident et de sa fratrie de nationalité française.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

28 avril 2025• 3ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500671

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (Convention internationale des droits de l'enfant). Le juge a estimé que la requérante n'établissait ni l'ancienneté de son séjour à Mayotte, ni l'intensité de ses liens familiaux sur place, ni l'impossibilité de reconstituer la cellule familiale aux Comores. En conséquence, la demande a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans débat contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

27 avril 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500661

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 22 avril 2025 par lequel le préfet de Mayotte avait obligé M. C..., ressortissant malgache, à quitter le territoire sans délai. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son autorisation de travail, de sa relation maritale stable avec une compatriote en situation régulière et de son retour à Mayotte après avoir tenté de se conformer aux règles d'entrée. La condition d'urgence étant remplie du fait du caractère exécutoire de la mesure d'éloignement, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et de réexaminer sa situation.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

26 avril 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500649

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 22 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C..., protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses trois enfants, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a enjoint au préfet de délivrer au requérant une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail et de réexaminer sa situation.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

24 avril 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303534

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision du 27 juillet 2023 par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest avait refusé la candidature de M. B à la réserve opérationnelle de la police nationale. Le tribunal a jugé que le motif invoqué, fondé sur une commande d’engins pyrotechniques intervenue avant l’adoption du décret du 8 juillet 2023 et portant sur des articles non listés comme dangereux, était entaché d’une erreur de fait et d’une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 411-9 du code de la sécurité intérieure. La décision s’appuie également sur l’annulation partielle du décret par le Conseil d’État et le classement sans suite de la procédure judiciaire.

Avocat : PATRIMONIO PUYT-GUERARD HAUSSETETE

22 avril 2025• 1 ère Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500579

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à l'encontre de Mme B..., ressortissante malgache. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de l'éloignement imminent et que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant français (article 3-1 de la CIDE). Il a enjoint au préfet de Mayotte de réexaminer la situation de l'intéressée et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 avril 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500499

Le Tribunal administratif de Mayotte a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 6 janvier 2025 refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme E..., ressortissante malgache, et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'intensité des liens familiaux de la requérante à Mayotte, où elle vit avec son enfant français. Le juge des référés a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA (droit au séjour pour parent d'enfant français), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme E... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 avril 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500421

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 15 janvier 2025 refusant l'admission au séjour de M. B..., ressortissant malgache, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque d'éloignement et de l'atteinte grave à la vie privée et familiale de l'intéressé, qui justifie d'une résidence stable de neuf ans à Mayotte avec sa compagne et leurs enfants. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

15 avril 2025
TA64Ordonnance

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400445

Refus de délivrance d’un certificat de résidence algérien. Tribunal administratif de Pau. Non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, la préfète des Landes ayant délivré le titre sollicité en cours d’instance. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : KIRIMOV

14 avril 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500535

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malgache. Celui-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de Mayotte d'organiser son retour à Mayotte après avoir été éloigné vers Madagascar, soutenant une atteinte grave à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

12 avril 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500320

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir l'exécution d'une ordonnance du 15 janvier 2024 qui enjoignait au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le requérant soutenait que le préfet n'avait pas exécuté cette décision, l'exposant à un risque d'interpellation. Le préfet a reconnu des difficultés de blocage de ses services mais a indiqué qu'elles seraient surmontées. Le juge des référés a rejeté la demande de modification de l'ordonnance, considérant que l'exécution de la décision initiale était en cours et que les difficultés invoquées par l'administration ne justifiaient pas une nouvelle injonction assortie d'astreinte.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

10 avril 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500511

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que l'administration avait exécuté prématurément une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre de M. B..., ressortissant comorien, avant que le juge des référés n'ait statué sur sa demande, en méconnaissance de l'article L. 761-9 du CESEDA. Cette exécution forcée a porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et au droit à un recours effectif. En conséquence, le juge a suspendu l'exécution de l'interdiction de retour sur le territoire français et a enjoint au préfet d'organiser et de prendre en charge le retour de l'intéressé à Mayotte.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

8 avril 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500528

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence d'une dizaine d'années à Mayotte et de sa vie familiale avec sa compagne en situation régulière et leurs trois enfants. La condition d'urgence a été reconnue en raison du risque imminent d'éloignement. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

8 avril 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500485

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 26 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison du risque d'éloignement imminent et que l'atteinte à la liberté fondamentale d'aller et venir était grave et manifestement illégale, dès lors que le requérant justifiait de sa nationalité française par un certificat de nationalité française. Cette décision s'appuie sur les stipulations de l'article 3 du protocole additionnel n°4 à la Convention européenne des droits de l'homme, qui interdit l'expulsion des nationaux, et sur les articles 18 et 30 du code civil.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

30 mars 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500491

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que les éléments produits par le requérant (carnet de santé, déclaration d'impôt, attestations) ne suffisaient pas à démontrer l'ancienneté et la continuité de sa présence à Mayotte, ni sa vie familiale effective avec sa compagne et sa fille. En conséquence, il n'a pas été établi que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

30 mars 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500472

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 25 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant, né aux Comores et se prévalant d'une vie familiale à Mayotte avec sa compagne et leur enfant français, n'a pas démontré la réalité de cette vie commune ni sa contribution à l'entretien de l'enfant, en raison de pièces insuffisantes et contradictoires. Par conséquent, il n'a pas été établi que l'arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) ou à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant). La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

27 mars 2025