972 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
972
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 258
Avec résumé IA
Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé suspension de M. B, agent contractuel de la commune de Mamoudzou, contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure disciplinaire, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. Les conclusions indemnitaires et à fin d'injonction ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : IDRISS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à M. A, ressortissant chinois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer un risque général d'éloignement sans justifier d'effets directs et certains sur sa situation personnelle. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à M. A, ressortissant chinois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié d'effets directs et certains sur sa situation personnelle. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait le refus de délivrance d’un récépissé de première demande de titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute d’éléments établissant un risque immédiat d’éloignement ou une situation irrégulière prolongée. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les requêtes de M. C, ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire, faute d’urgence, et a joint les deux requêtes. Il a annulé la décision implicite de rejet du 23 juillet 2022, celle-ci ayant été remplacée par l’arrêté du 20 février 2023. Concernant cet arrêté, le tribunal a jugé que le refus de séjour était légal, mais a annulé l’obligation de quitter le territoire français pour méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. C.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 23 février 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante philippine. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder ce refus sur l'absence d'apostille sur le document d'état civil présenté, les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne subordonnant pas l'enregistrement à une telle formalité. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande et de délivrer un récépissé, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.