881 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
881
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 822
Avec résumé IA
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour douze mois. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour défaut de saisine du collège de médecins de l'OFII et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, estimant que la préfecture avait bien sollicité l'avis du collège de médecins. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sa cellule familiale pouvant se reconstituer en Arménie. Le tribunal a également rejeté les moyens dirigés contre les décisions fixant le pays de destination et portant interdiction de retour, en raison de l'absence d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et du caractère non fondé des autres griefs.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme C... B... d’une demande d’exécution d’un jugement du 9 octobre 2024, qui avait annulé un refus de titre de séjour et enjoint au préfet de police de réexaminer sa situation. Le préfet de police a justifié de l’exécution en produisant une décision favorable du 28 octobre 2025, et Mme C... B... a confirmé avoir reçu un titre de séjour. Par ordonnance du 19 janvier 2026, le tribunal a constaté que le jugement était entièrement exécuté et qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande, en application des articles L. 911-4 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROBINE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler suite à sa demande de changement de statut. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la présomption d'urgence invoquée par le requérant, applicable en matière de suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour, ne s'étend pas à la procédure de référé-liberté. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : ROBINE A
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B... contre le refus implicite de la préfète de l'Isère de l'admettre au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, s'agissant d'une première demande de titre de séjour, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières au-delà de sa situation irrégulière et de l'angoisse en découlant. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant d’admettre au séjour M. A..., un ressortissant étranger. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, s’agissant d’une première demande de titre de séjour pour laquelle l’urgence ne peut être présumée, et que les seuls éléments invoqués (situation irrégulière et angoisse) ne constituaient pas des circonstances particulières justifiant une urgence. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés.
Avocat : CABINET DOURDIN-ROBINET-FERAL
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes prises par la préfète de l'Ain. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, délai de départ volontaire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont également été validées. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant le renouvellement de son titre de séjour. Lors de l'audience, la requérante s'est désistée de ses conclusions principales à fin de suspension et d'injonction. Le juge des référés a pris acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante brésilienne demandant une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, la requérante ayant reçu une convocation, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction. Il a toutefois condamné l’État à lui verser 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... contestant son assignation à résidence pour 180 jours avec obligation de se présenter trois fois par semaine au commissariat. La décision préfectorale du 9 janvier 2023 était suffisamment motivée et légalement fondée sur l’article L. 731-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, Mme A... faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la mesure n’était pas disproportionnée et ne portait pas une atteinte excessive à son droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : ROBIN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 mettant en demeure les propriétaires de cesser la mise à disposition d'un logement insalubre et de reloger les occupants. Les requérants invoquaient l'urgence en raison des conséquences financières de la décision, mais n'ont pas établi l'importance de ces conséquences, la seule mention d'un remboursement d'emprunt étant insuffisante. Le juge a appliqué les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie.
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de regroupement familial pour son épouse. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donné acte du désistement d’office de la requête. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de résident valable dix ans, rendant sans objet les conclusions principales et subsidiaires de la requête. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision du préfet de police classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, contrairement aux exigences de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, la requérante n'avait pas joint une copie de sa requête en annulation pour excès de pouvoir. Le juge a donc fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction ni audience.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A... C... d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, du refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin de suspension et d’injonction, désistement pur et simple dont le juge des référés lui a donné acte par ordonnance du 6 janvier 2026. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice, a été rejeté.