3 650 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 650
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 168
Avec résumé IA
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Avocat : ROCHARD
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet des Yvelines le 8 octobre 2025. Le requérant invoquait notamment sa qualité de parent d'un enfant français de quatre ans, mais le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu a également été écarté, faute pour l'intéressé d'établir qu'il disposait d'informations pertinentes qui auraient pu influer sur la décision. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP BROCHARD ET DESPORTES (BCD)
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. La requérante n'ayant pas motivé son recours et son avocat n'ayant présenté aucun élément à l'audience, le tribunal a considéré qu'elle n'était pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté. La décision préfectorale était fondée sur l'irrégularité du séjour de l'intéressée, sa condamnation pénale pour des faits graves et son trouble récurrent à l'ordre public, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 900 euros à M. A... pour carence fautive dans son relogement, sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 4 mai 2023, n’avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l’État à compter du 4 novembre 2023. Le tribunal a estimé que les troubles dans ses conditions d’existence, marqués par l’alternance entre la rue et l’hébergement chez des tiers, justifiaient cette indemnité, tous intérêts compris. L’État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Avocat : BROCHARD
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne pouvait invoquer les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, inapplicables aux Algériens dont le séjour est régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant une admission exceptionnelle au séjour, faute pour M. B... de justifier d'une présence continue et d'une intégration professionnelle suffisante.
Avocat : HARROCH
Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 9 octobre 2025 du préfet de la Charente-Maritime l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu avait été respecté et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DESROCHES
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 6 juin 2025 de la maire de Loisin portant non-opposition à une déclaration préalable de travaux (portail et mur de soutènement). Les requérants, voisins immédiats, ont été jugés dépourvus d’intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, faute de démontrer une atteinte directe à leurs conditions d’occupation ou de jouissance de leur bien. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros au bénéficiaire de l’autorisation au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROCHER-THOMAS
Avocat : SEREE DE ROCH
Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 30 juin 2025 par lequel le préfet du Finistère avait obligé une ressortissante djiboutienne à quitter le territoire français, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. Le tribunal retient que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, notamment en ne répondant pas à sa demande de titre de séjour pour raison médicale concernant sa fille handicapée. En conséquence, l'arrêté est annulé pour défaut d'examen individuel. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Avocat : BROCARD GIRE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante albanaise, contre l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et un signalement Schengen. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée, présente en France depuis 2018 mais sans titre et avec des attaches conservées en Albanie, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. La requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de M. et Mme B... visant à obtenir la communication de permis de construire et de leurs dossiers, délivrés en 1978 par la commune de Viroflay. Le tribunal a constaté que la commune avait communiqué les documents demandés en cours d'instance, à l'exception d'un permis de construire n°1895 et de sa déclaration de conformité, qui n'ont jamais existé. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives à l'astreinte et aux frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : ROCHEFORT
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en juge unique, a été saisi par Mme B... pour contester des indus d’allocations sociales (ALF, RSA, ASF, aide exceptionnelle, prestations familiales) notifiés par la CAF de la Haute-Garonne. La requérante invoquait la méconnaissance du contradictoire et de l’article 6 de la CEDH, ainsi qu’une atteinte à sa vie privée et à l’intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la CAF avait respecté la procédure contradictoire et que les indus étaient justifiés par un rapport de contrôle établissant une vie maritale non déclarée et des ressources minorées. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 25 juin 2021, qui n'a pas reçu d'offre de logement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 40 000 euros pour les préjudices subis du fait de cette carence. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée. En effet, Mme B... avait été reconnue prioritaire uniquement pour absence de réponse à sa demande de logement social, et le tribunal a jugé que son logement de 35 m² pour elle et ses deux enfants, dont l'un est né après la décision de la commission, ne constituait pas une situation de suroccupation au sens de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, son maintien dans ce logement n'entraînait pas de troubles dans ses conditions d'existence ouvrant droit à réparation.