754 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
754
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 706
Avec résumé IA
Avocat : ROCHARD
Avocat : BROCHARD
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme B d'une demande de provision en réparation des préjudices subis par Mme B à la suite d'une intervention chirurgicale réalisée le 7 décembre 2015 à l'hôpital de la Conception (AP-HM). Le tribunal a déclaré irrecevable la requête de Mme B en raison de sa tardiveté, la décision de refus de l'AP-HM du 25 juin 2020 ayant lié le contentieux et n'ayant pas été contestée dans les délais. En revanche, la requête de M. B a été jugée recevable, mais sa demande de provision de 40 000 euros au titre d'un préjudice sexuel a été rejetée, l'obligation de l'AP-HM n'étant pas considérée comme non sérieusement contestable en l'état de l'instruction. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour la recevabilité, et sur l'article R. 541-1 pour le rejet au fond.
Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant un arrêté du préfet du Finistère du 28 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision était légale, la demande d'asile de l'intéressée ayant été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, et qu'elle ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des risques en cas de retour, ont été écartés. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris concerne le droit au logement opposable (DALO). Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de Paris le 1er juin 2023, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal a enjoint au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'assurer son relogement sous astreinte de 200 euros par mois de retard, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.