1 629 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 629
Décisions totales
383 581
Ordonnances
230 331
Avec résumé IA
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour et de récépissé. Le juge constate que l'urgence n'est pas établie, le requérant ayant obtenu un renouvellement de son récépissé pendant l'instruction de sa demande principale. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif aux conditions de la suspension en urgence.
Avocat : RODRIGUES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., de nationalité algérienne, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. La décision ministérielle était motivée par l'insuffisance de ses revenus de source française, l'essentiel de ses ressources provenant d'un emploi exercé à l'étranger. Le tribunal a jugé que ce motif était fondé sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362, et qu'il ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un document de circulation pour un enfant mineur. Le juge des référés estime que le voyage scolaire invoqué, bien qu'intéressant, ne constitue pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de délivrer un récépissé de dépôt d'un dossier complet de naturalisation. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en méconnaissant l'article 21-25-1 du code civil, car la requérante avait bien constitué un dossier complet. Le silence de la préfecture, réputé acquiescement aux faits de la requête en vertu de l'article R. 612-6 du code de justice administrative, a été déterminant pour établir l'illégalité du refus.
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur un recours en excès de pouvoir d'un ressortissant sénégalais contre le refus implicite d'abroger une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal juge irrecevables les conclusions visant l'annulation du refus implicite d'abroger le refus de titre de séjour et du refus implicite de délivrance d'un titre, ces décisions étant insusceptibles de recours ou inexistantes. En revanche, il retient sa compétence pour examiner la légalité de l'OQTF de 2023 au regard notamment du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Nantes à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'une décision de refus de visa de long séjour et enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité du refus, fondé sur le non-respect d'un délai d'éloignement, et que l'urgence était caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. A... C..., représenté par sa tutrice. La responsabilité du centre hospitalier Jean Leclaire de Sarlat-la-Canéda ayant été définitivement établie, le tribunal a considéré que l'obligation de ce dernier à indemniser les préjudices de M. C... n'était pas sérieusement contestable. Toutefois, compte tenu du taux de perte de chance de 50 % retenu par la cour administrative d'appel et des provisions déjà versées, le tribunal a limité la provision allouée à la somme de 500 000 euros, avec intérêts au taux légal à compter de la réclamation préalable.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales à fin de suspension et d'injonction, désistement pur et simple dont le juge des référés lui a donné acte. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser à Mme B... une somme de 600 euros au titre des frais non compris dans les dépens.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant la demande de renouvellement du titre de séjour « salarié » de M. B..., ressortissant camerounais. Le tribunal juge que l'administration a fait une inexacte application de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressé justifiait toujours d'un contrat de travail à durée indéterminée. Il enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 2 000 euros à M. B... en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 décembre 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur de droit. Il a jugé que la demande de réexamen d'asile, déposée postérieurement à l'arrêté, ne remettait pas en cause la perspective raisonnable d'éloignement au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision préfectorale a été validée.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... épouse B... et M. B... d'une demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur du 26 novembre 2025 maintenant le refus de visa de Mme A... épouse B..., malgré un avis favorable de la commission de recours contre les refus de visas. Les requérants invoquaient l'urgence, caractérisée par leur séparation prolongée et la détresse psychologique de M. B..., ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation quant au caractère frauduleux du mariage, et violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le ministre de l'intérieur a conclu au rejet, contestant l'urgence et la légalité de la décision. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur les conditions de l'urgence et du doute sérieux, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé par la commission de recours. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal avoir donné instruction de délivrer le visa, ce qui a été effectué le 3 décembre 2025. Le tribunal a constaté que la décision attaquée était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’État à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. E... contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 14 décembre 2022 l'assignant à résidence pour trois mois. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen. Il a également jugé que le préfet n'avait pas démontré la réalité des circonstances exceptionnelles liées à l'épidémie de covid-19 justifiant l'impossibilité de quitter le territoire, au sens de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision a été annulée.