869 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
869
Décisions totales
383 581
Ordonnances
274 565
Avec résumé IA
Avocat : SCP FOUSSARD, FROGER
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de l'association Villette Village, qui demandait la condamnation de la Ville de Paris et de l'État à réparer un préjudice moral résultant de l'installation de toxicomanes dans le square de la Porte de la Villette. Le tribunal a estimé que la responsabilité de la Ville de Paris ne pouvait être engagée, la compétence de police administrative générale à Paris relevant du préfet de police. Il a également jugé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, ni dans l'exercice des pouvoirs de police, ni dans la gestion de l'ordre public, et que les conditions d'une rupture d'égalité devant les charges publiques n'étaient pas réunies. Les textes appliqués sont notamment les articles L. 2212-2 et L. 2512-13 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : CABINET FOUSSARD - FROGER (SCP)
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par la SCI NER d’une demande de suspension de la décision de préemption du 25 février 2025 prise par la maire de Paris sur un local commercial. Le juge a constaté que la condition d’urgence était présumée remplie pour l’acquéreur évincé, et que la ville de Paris ne justifiait pas de circonstances particulières permettant d’écarter cette urgence. Il a également estimé que le moyen tiré de l’absence de projet réel et précis, en méconnaissance des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le juge a ordonné la suspension de l’exécution de la décision de préemption.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société In'Li contestant la décision de la maire de Paris du 28 juillet 2022, qui opposait un sursis à statuer de deux ans à sa demande de permis de construire. La société invoquait une insuffisance de motivation, une erreur de droit liée à un certificat d'urbanisme, et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'urbanisme, en visant les orientations du PADD de la révision du PLU de Paris. Il a également estimé que le sursis à statuer était justifié car le projet, prévoyant des démolitions et une densification en cœur d'îlot, contrevenait aux objectifs d'urbanisme bioclimatique et de préservation des espaces verts protégés.
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision du 22 juin 2023 par laquelle le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) a rejeté le recours de M. C, médecin généraliste en cumul emploi-retraite. Le tribunal juge que le CNOM a commis une erreur de droit en confirmant le refus du conseil départemental d'accorder une dérogation au titre de l'article R. 4127-65 du code de la santé publique, alors que M. C n'avait pas sollicité une telle dérogation, mais seulement informé l'ordre de ses contrats de remplacement. La solution retenue est fondée sur l'interprétation de l'article R. 4127-65 du code de la santé publique, qui distingue la simple déclaration de remplacement de la demande de dérogation permettant au médecin remplacé de poursuivre son activité.
Avocat : SCP FOUSSARD - FROGER