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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 413 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 413

Décisions totales

383 581

Ordonnances

244 271

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROIEffacer tout
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511153

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir le versement d'une provision de 32 459 euros correspondant à l'aide à la reprise et à la création d'entreprise (ARCE) de la part de l'Assistance Publique Hôpitaux de Marseille (APHM). Le juge a rappelé que pour accorder une provision, l'obligation invoquée ne doit pas être sérieusement contestable. En l'espèce, la décision ne tranche pas le fond du litige mais précise les conditions de recevabilité d'une telle demande, sans se prononcer sur le bien-fondé de la créance au regard des textes applicables, notamment le code du travail et les décrets de 2019 et 2020. La solution retenue est que la demande de provision est rejetée, l'obligation étant considérée comme sérieusement contestable.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

3 décembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508696

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du 26 juin 2025 de la préfète de l'Essonne refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que la signataire disposait d'une délégation de compétence régulière, et que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que l'autorité préfectorale n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne vérifiant pas l'éligibilité à l'article L. 435-3, et que le moyen tiré de l'article 3 de la Convention était inopérant.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CROIZILLE

3 décembre 2025• 9ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310986

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société 2ADR Invest, qui demandait l'annulation du refus de la métropole Saint-Etienne Métropole d'abroger le classement en zone naturelle de sa parcelle AO 385 dans le PLU de La Talaudière. Le tribunal a jugé que le classement contesté n'était pas incohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD) et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution a été fondée sur les articles L. 151-8 et R. 151-24 du code de l'urbanisme, le juge appréciant la légalité du règlement à la date de sa décision.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

2 décembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401989

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A... contestant son exclusion de cinq ans de la formation infirmière, prononcée par la section disciplinaire de l'IFSI Simone Veil. La requérante invoquait principalement l'autorité de la chose jugée, une précédente sanction pour les mêmes faits ayant été annulée, ainsi que des vices de procédure et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la nouvelle procédure était régulière et que la sanction, bien que sévère, n'était pas disproportionnée au regard des faits. La décision a donc confirmé l'exclusion de cinq ans, en application de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux instituts paramédicaux.

Avocat : BLT DROIT PUBLIC

28 novembre 2025• 4ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502485

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise formée par la communauté urbaine Le Creusot Montceau (CUCM) sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La CUCM sollicitait une expertise pour déterminer les causes des difficultés d’accès au réseau thermique du site technopolitain du lycée Léon Blum, invoquant des malfaçons susceptibles de rendre l’ouvrage impropre à sa destination. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas de caractère utile, faute pour la CUCM de justifier d’un dommage actuel ou d’une perspective contentieuse suffisante. La requête a donc été rejetée.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

28 novembre 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01378

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

27 novembre 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401096

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SARL L’Amphore de Bacchus, qui demandait la condamnation de la commune de Vernon à l’indemniser, sur le fondement de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, des préjudices subis lors des travaux de réhabilitation de la rue Sainte-Geneviève (mars à juillet 2023). Le tribunal a rappelé que la responsabilité de la collectivité est engagée sans faute pour les dommages anormaux et spéciaux causés aux tiers riverains par de tels travaux. En l’espèce, la société n’a pas démontré le caractère anormal et spécial de son préjudice, ni établi de lien de causalité direct entre les travaux et la baisse de son chiffre d’affaires, la commune ayant maintenu l’accès à la voie et la desserte de l’établissement. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête et condamné la SARL à verser 2 000 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

27 novembre 2025• 3 ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202062

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société D-Sécurité contestant l'attribution d'un marché de location et maintenance de défibrillateurs par la communauté de communes Collines Isère Nord communauté. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que l'information sur les critères de notation était suffisante, que le non-allotissement et la durée de huit ans étaient justifiés, et que l'offre de l'attributaire n'était pas irrégulière. En conséquence, les conclusions en annulation du contrat et en indemnisation du préjudice ont été rejetées, sur le fondement des articles L. 2112-5, L. 2113-10, L. 2113-11 et R. 2181-1 du code de la commande publique.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401373

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme B..., infirmière de bloc opératoire, contestant la décision du centre hospitalier de Sens limitant au 1er janvier 2020 l’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour ses fonctions, et demandant son versement à compter du 1er janvier 2016. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l’hôpital, estimant que la requête contenait des conclusions implicites et que le désistement d’instance antérieur n’avait pas autorité de chose jugée. Sur le fond, il a fait droit à la demande de Mme B... en annulant la décision du 1er mars 2024 en tant qu’elle ne lui accordait pas la NBI pour la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2019, et a enjoint à l’hôpital de procéder au rappel de traitement correspondant. Cette solution s’appuie sur les dispositions de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n° 92-112 du 3 février 1992 relatifs à la NBI dans la fonction publique hospitalière.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

27 novembre 2025• 3ème chambre
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE00004

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

27 novembre 2025• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511874

Le Tribunal Administratif de Lyon a liquidé l'astreinte prononcée le 2 octobre 2025 à l'encontre de la préfète du Rhône, qui n'avait pas exécuté dans les délais l'injonction de délivrer un récépissé de séjour autorisant le travail à Mme B. Constatant un retard excessif de douze jours sans justification, le juge des référés a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante, en application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.

Avocat : BROISIN

26 novembre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404258

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision du 23 février 2024 par laquelle le préfet de l'Eure avait refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B..., ressortissant haïtien marié à une Française et père d'un enfant français. Le préfet avait initialement motivé son refus par une menace à l'ordre public fondée sur des condamnations pénales, mais le tribunal a jugé que les infractions routières, seules établies, étaient trop anciennes et peu graves pour justifier ce motif, constituant une erreur d'appréciation. Le préfet a tenté de substituer un motif tiré de l'insuffisance des ressources de M. B... en application de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a rejeté cette substitution, estimant que l'administration n'aurait pas pris la même décision sur ce seul fondement. La décision a donc été annulée, avec injonction au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée.

Avocat : SELARL DELACROIX

25 novembre 2025• 1 ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513641

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 30 avril 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle à M. A..., agent de sécurité privée. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de la suspension du contrat de travail du requérant et du risque de licenciement, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du principe de présomption d’innocence garanti par l’article 6§2 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision contestée se fondait sur une mise en cause pour vol non suivie de condamnation, ce qui a conduit le tribunal à considérer qu’elle était potentiellement entachée d’une erreur d’appréciation.

Avocat : ROSSO ROIG

24 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403723

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné trois requêtes concernant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme I... et à ses deux enfants, K... et A... I..., de nationalité iranienne. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables, constatant que le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa avait été introduit tardivement. Cette irrecevabilité a été opposée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, fondés sur les articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ou l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : BROISIN

24 novembre 2025• 9ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01622

Avocat : SCP MAUGENDRE MINIER AZRIA LACROIX SCHWAB

21 novembre 2025• 9ème Chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA00756

Avocat : SCP MAUGENDRE MINIER AZRIA LACROIX SCHWAB

21 novembre 2025• 9ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404501

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de l'Eure suspendant son permis de conduire pour neuf mois suite à un contrôle positif au cannabis. Le tribunal a estimé que la mesure était fondée sur les résultats du rapport d'analyse toxicologique, conformément à l'article L. 224-2 du code de la route. Il a jugé la sanction proportionnée compte tenu du danger pour la sécurité publique et du passé du conducteur, déjà sanctionné pour des faits similaires. Enfin, le moyen tiré de la violation de la présomption d'innocence a été écarté, la suspension étant une mesure de police administrative et non une sanction pénale.

Avocat : SELARL DELACROIX

21 novembre 2025• POLE URGENCES
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401647

Le Tribunal Administratif d’Amiens a examiné les requêtes de Mme A... contestant le bien-fondé d’un indu d’APL, de RSA et de primes, ainsi que les décisions de la commission de recours amiable de la CAF de la Somme. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l’indu de RSA, le département ayant déjà accordé une remise partielle de cette dette. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de Mme A... comme irrecevables, faute pour elle d’avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable de la CAF pour les indus d’APL et d’ARS. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401717

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'autres prestations familiales d'un montant total de 18 724,24 euros, pour la période de septembre 2021 à novembre 2023. La requérante soutenait ne pas vivre en couple avec M. D..., mais le tribunal a estimé que les éléments du dossier établissaient l'existence d'une vie de couple stable et continue, conformément aux articles L. 262-2, L. 262-3, L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles et à l'article 515-8 du code civil. Par conséquent, l'indu était fondé et la demande de remboursement des sommes précomptées a été rejetée.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302285

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. D... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA), d'aide exceptionnelle de solidarité et d'aide personnalisée au logement d'un montant initial de 35 881,78 euros. Le requérant soutenait ne pas avoir vécu en couple avec Mme C... entre décembre 2019 et août 2022, mais le tribunal a estimé que la vie de couple était établie. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3 et L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale et l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'indu et le rejet du recours administratif préalable.

Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU

20 novembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT