1 939 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 939
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 771
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D... contestant l'arrêté du préfet de police ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant que la preuve de la remise des brochures d'information et de la tenue de l'entretien individuel dans les formes requises était apportée. Il a également jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : CROIZILLE
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire du Lavandou lui interdisant la circulation en bateau à moteur sur le chenal n°3 de la plage de l’Anglade. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que le courriel de M. B... constituait un recours gracieux. Sur le fond, le juge a annulé la décision d’interdiction, estimant qu’elle méconnaissait les prescriptions de l’arrêté préfectoral du 2 juin 2022, pris par le préfet maritime de la Méditerranée, seul compétent pour réglementer la circulation des bateaux à moteur dans cette zone. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 5331-4 du code des transports et L. 2213-23 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : ROI
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’en être désisté. Par ordonnance du 23 décembre 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Voglans de lui communiquer des factures justifiant l'emploi de 178 000 euros pour des travaux de réhabilitation. Le tribunal a jugé que la commune avait démontré que les factures spécifiques demandées n'existaient pas, les travaux supplémentaires n'ayant pas été réalisés et facturés. En application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, le droit à communication ne porte que sur des documents existants et ne peut contraindre l'administration à en créer. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et de l'injonction.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de la collectivité de Corse contestant une délibération du bureau syndical du SYVADEC modifiant le plan de financement prévisionnel d’un centre de tri. Le juge a estimé que cette délibération constituait une mesure préparatoire non susceptible de recours, un engagement budgétaire ne pouvant résulter que d’une inscription budgétaire. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions du SYVADEC au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE
Tribunal administratif d'Amiens, décision du 20 octobre 2023. Le requérant contestait la radiation de son revenu de solidarité active (RSA) et le remboursement d'un indu de 9 397,31 euros, motifs pris de l'incompétence de l'auteur de l'acte et d'une erreur de fait sur sa résidence. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de résidence stable et effective en France, prévues aux articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles, n'étaient pas remplies.
Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme C... d'un recours en annulation contre une décision de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 17 octobre 2022, lui réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 d'un montant total de 15 550,40 euros. La requérante contestait cette décision en soutenant ne pas vivre en couple avec M. A... D..., contrairement à ce qu'avait retenu la caisse. Le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 262-2, L. 262-9 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'article 515-8 du code civil définissant le concubinage. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après instruction et audience publique.
Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait la décision du préfet du Pas-de-Calais du 19 novembre 2025 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, de même que les conclusions accessoires aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d’un indu total de 22 742,60 euros, correspondant à des trop-perçus de revenu de solidarité active, de prime d’activité, d’aide personnalisée au logement et de primes exceptionnelles. La requérante contestait le bien-fondé des indus et invoquait sa bonne foi ainsi que sa situation de précarité. Le tribunal, statuant en application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, a rejeté la requête, estimant que les conditions de bonne foi et de précarité n’étaient pas réunies pour justifier une remise gracieuse.
Avocat : BENNETEAU DESGROIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante demandait la cessation et la réparation d'une emprise irrégulière sur sa propriété par la commune des Contamines-Montjoie, mais n'a pas justifié avoir formé une demande préalable auprès de la commune, ni pour la cessation des travaux ni pour l'indemnisation, comme l'exigent les articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. En l'absence de décision administrative préalable, les conclusions indemnitaires et à fin d'injonction étaient irrecevables.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an, et une décision de maintien en rétention. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que le préfet de l’Oise avait valablement délégué sa signature et que les décisions étaient suffisamment motivées. Le tribunal s’est fondé sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour statuer.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. A... contre la décision du préfet de l'Oise ordonnant son maintien en rétention administrative après le dépôt de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et de vice de procédure, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l'intéressé a été entendu. Il juge également que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant la demande d'asile comme dilatoire, au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de M. C..., ressortissant syrien, contre un arrêté préfectoral du 26 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant soutenait notamment que sa qualité de demandeur d'asile en Belgique et de bénéficiaire de la protection subsidiaire en Bulgarie faisait obstacle à cette mesure. Le tribunal a relevé que le préfet avait implicitement abrogé l'arrêté attaqué par un nouvel arrêté du 16 décembre 2025 ordonnant la remise de l'intéressé aux autorités bulgares. En conséquence, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, l'acte contesté ayant été retiré par l'administration.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. E..., ressortissant pakistanais, qui contestait la décision du préfet du Nord ordonnant son maintien en rétention administrative après le dépôt de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, la délégation de signature étant régulière et la décision étant suffisamment précise. Il estime que la demande d'asile, présentée après l'interpellation et alors que l'intéressé séjournait en France depuis 2019, avait un caractère dilatoire au sens de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'audition de M. E... est jugée suffisante et ne méconnaît pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la société Eryma d'un recours en plein contentieux visant à contester un titre de recette de 92 000 euros émis par Chartres Métropole pour des pénalités de retard. La société requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 19 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C..., ressortissant soudanais, contestant la décision de l'OFII du 27 octobre 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit, faute pour l'OFII d'avoir pris en compte sa vulnérabilité, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé n'était pas fondé.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant soudanais, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'altération volontaire des empreintes digitales du demandeur, constatée lors de l'enregistrement de sa demande d'asile, constituait un acte de fraude justifiant le refus sur le fondement de l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision attaquée n'est donc entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant soudanais, qui contestait la décision de l'OFII du 16 juillet 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour absence à un rendez-vous. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité tiré de la tardiveté de la requête. La décision attaquée, notifiée le 21 juillet 2025, mentionnait les voies et délais de recours, mais la requête n'a été enregistrée que le 13 novembre 2025, soit après l'expiration du délai de sept jours prévu à l'article L. 555-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de M. C... a été rejeté.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. C... B..., ressortissant soudanais, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur territorial de l’OFII du 19 novembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 551-15, L. 551-16 et L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi qu’une erreur d’appréciation de sa situation personnelle et de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus était fondé sur l’absence de motif légitime justifiant le dépôt tardif de la demande d’asile, plus de quatre-vingt-dix jours après l’entrée en France, et que la décision avait pris en compte la vulnérabilité du demandeur. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment l’article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.
Avocat : BROISIN
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension du refus de visa de long séjour pour son enfant mineur afghan au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas démontrée, le requérant se bornant à invoquer des considérations générales sans justifier de la situation individuelle du demandeur. Il a également relevé que la commission de recours contre les décisions de refus de visa n'avait pas encore statué, rendant prématurée la saisine du juge des référés. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans audience publique.
Avocat : BROISIN