2 511 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 511
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 034
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l’arrêté du 2 novembre 2025 par lequel le préfet de police avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de douze mois à l’encontre de M. C..., ressortissant marocain. La décision a été jugée disproportionnée et entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, en application des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme. Le tribunal a relevé que le requérant ne représentait pas une menace pour l’ordre public, justifiait d’une adresse stable, de la naissance de sa fille et d’un emploi, éléments insuffisamment pris en compte par l’administration. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais d’instance.
Avocat : CROSNIER
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de titre de séjour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), relatifs à la délivrance d’un titre de séjour pour raisons médicales et pour vie privée et familiale. Le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet, considérant que le préfet n’avait pas justifié avoir saisi le collège de médecins de l’OFII pour avis, comme l’exige l’article R. 425-11 du CESEDA, privant ainsi sa décision de base légale. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente de ce réexamen.
Avocat : Lyros Avocats