3 321 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 321
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 706
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B... qui sollicitait la modification d’une précédente ordonnance. La requérante soutenait que le préfet des Hauts-de-Seine n’avait pas exécuté l’injonction de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que l’administration a bien délivré une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 2 mars 2026 et que le réexamen est en cours, sans délai impératif fixé par l’ordonnance initiale. En conséquence, la requête est rejetée comme mal fondée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident opposée à M. B..., réfugié érythréen. Le juge a relevé que le requérant résidait dans le Val-de-Marne, et non dans le ressort du tribunal de Cergy-Pontoise, rendant ce dernier territorialement incompétent pour connaître du litige en application des articles R. 312-1 et R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans examen de l’urgence ou des moyens soulevés.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de la prise en charge de l’intéressé par l’aide sociale à l’enfance depuis ses 16 ans, du sérieux de sa formation en alternance et de son projet professionnel. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A... dans un délai de deux mois, ainsi qu’une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous sept jours. L’État est également condamné à verser 1 200 euros au titre des frais d’instance.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal administratif de Nîmes a examiné les requêtes de M. B... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Vaucluse. Le tribunal a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées, et les conclusions à fin d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Le Tribunal administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme B... contestant le refus implicite puis explicite du préfet de Vaucluse de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requête dirigée contre la décision implicite a été jugée sans objet, une décision expresse de refus étant intervenue postérieurement. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction présentées par Mme B....
Avocat : BRUNA-ROSSO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B..., ressortissant bangladais, afin qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour « salarié » et obtenir un récépissé. Le juge a retenu l’urgence, le titre de séjour de l’intéressé étant expiré et son absence de rendez-vous le plaçant en situation irrégulière, compromettant son droit au séjour et au travail. La solution s’appuie sur l’obligation pour l’administration de recevoir l’étranger dans un délai raisonnable après une demande en ligne, conformément aux principes du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : ROSIN
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige portant sur le refus implicite de délivrance d’une carte de résident à M. B..., qui résidait à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Le juge, constatant que le requérant résidait dans le ressort du tribunal administratif de Melun, a appliqué les articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier à cette juridiction, compétente en matière de police administrative. Aucune solution au fond n’est retenue, la décision se limitant à un renvoi pour compétence territoriale.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par le maire de la commune de Faa’a sur le fondement de l’article L. 511-3 du code de la construction et de l’habitation. Le maire demandait la désignation d’un expert pour constater l’état de péril grave et imminent de deux maisons d’habitation menaçant la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission d’examiner les lieux, d’apprécier les mesures de sécurité déjà prises et, le cas échéant, d’en préconiser de nouvelles. Cette décision s’appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-3 du code de la construction et de l’habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
Avocat : CROSS
Le Tribunal administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme B... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Vaucluse. La requête dirigée contre la décision implicite de rejet a été jugée sans objet, une décision expresse de refus étant intervenue postérieurement. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que le préfet n'avait pas méconnu son pouvoir de régularisation et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Avocat : GROSMAN
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 1er mars 2023 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté mentionnait les critères légaux (durée de séjour, situation familiale, soustraction à une précédente mesure d'éloignement). Il a jugé inopérant le moyen fondé sur les articles L. 511-1 et L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'appréciation du droit d'asile relevant de l'OFPRA et de la CNDA. Enfin, le tribunal a considéré que l'interdiction n'était pas disproportionnée, faute d'élément établissant un dépôt de demande de réexamen de l'asile.
Avocat : LAROSE
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision du 28 juin 2024 par laquelle le préfet de police de Paris avait classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante guinéenne. Le tribunal a jugé que cette décision, qui constituait un refus implicite, méconnaissait les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, faute de comporter la signature de son auteur. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sans toutefois faire droit aux conclusions à fin de délivrance d'un titre de séjour.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A..., ressortissant camerounais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de police de B... refusant de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le préfet, saisi d’une demande sur le fondement de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était tenu de délivrer un tel récépissé dès lors que le requérant remplissait les conditions prévues par les articles R. 431-12 et R. 431-14 du même code. Il a enjoint au préfet de délivrer ce document dans un délai d’un mois, sans astreinte.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les requêtes de la société CAS de Montigny-sur-Aube et de la commune de Montigny-sur-Aube, qui demandaient l’annulation de l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or du 10 janvier 2025 rejetant une demande de permis de construire pour une centrale agrivoltaïque. Le tribunal a jugé que l’avis défavorable du Parc national de forêts, fondé sur l’impact notable du projet sur le cœur du parc (notamment pour la cigogne noire), constituait un avis conforme au sens de l’article L. 331-4 du code de l’environnement, et que le préfet était tenu de s’y conformer. Il a également écarté les moyens tirés de l’insuffisance de motivation, de l’incompétence de l’auteur de l’avis, et de l’erreur d’appréciation, considérant que le projet portait atteinte aux espèces protégées et aux paysages. En conséquence, les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Avocat : COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi de deux requêtes (n° 2500868 et 2500873) visant à annuler l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 10 janvier 2025 rejetant une demande d'autorisation environnementale pour une centrale agrivoltaïque. Les requérants contestaient notamment la motivation de l'arrêté et la qualification d'avis conforme donnée à l'avis défavorable du Parc national de forêts, estimant que le projet n'avait pas d'impact notable sur le cœur du parc. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur l'application des articles L. 110-1, L. 331-1 et R. 181-16 du code de l'environnement, ainsi que sur la légalité de la délibération du conseil d'administration du Parc national de forêts du 20 décembre 2021.
Avocat : COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé, pour vice de forme, la décision du 11 mars 2024 par laquelle le préfet de la Gironde refusait de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à Nazim Benyahia, ressortissant algérien. Le juge a relevé que la décision attaquée ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sans examiner les autres moyens, le tribunal a prononcé l'annulation et enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice.
Avocat : DA ROS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. Razine Benyahia contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux de la situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, faute de démontrer une impossibilité pour la mère de l’enfant, résidant en Algérie, d’exercer son droit de visite. La solution s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : DA ROS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 18 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans être tenu d'examiner d'office un droit au séjour sur le fondement de l'article L. 423-21 du CESEDA que la requérante n'avait pas invoqué. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que la décision n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 422-1, L. 435-1 et L. 423-23 du même code. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Avocat : ROSE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société BFF Bank Spa d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation du centre hospitalier de Perpignan au paiement de diverses sommes (principal, intérêts moratoires et indemnités forfaitaires de recouvrement). En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par une ordonnance du 6 janvier 2026, la magistrate désignée a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : STUDIO LEGALE ROSSI E ASSOCIATI
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de renouveler son autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaire de la protection temporaire. La requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation au regard de la décision d’exécution (UE) 2022/382 du 4 mars 2022. Le tribunal a estimé que les pièces fournies, notamment un billet de transport, ne suffisaient pas à établir sa résidence en Ukraine avant le 24 février 2022, condition requise pour bénéficier de cette protection. En conséquence, le moyen a été écarté et l’ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d’injonction et de frais, ont été rejetées.
Avocat : ROSSLER