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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 511 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 511

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 537

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ROSEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407058

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'AP-HP pour un retard de diagnostic d’un phéochromocytome, ayant entraîné des complications graves (hémorragie intra-tumorale, embolie pulmonaire, AVC). Le tribunal a reconnu la faute de l’AP-HP pour défaut de transmission du compte-rendu d’imagerie, mais a limité la réparation aux seuls préjudices directement imputables au retard de diagnostic d’environ un mois, à l’exclusion des dommages neurologiques. En conséquence, il a condamné l’AP-HP à verser 2 500 € au titre des souffrances endurées liées à l’embolie pulmonaire et à l’hémorragie, et a rejeté le surplus des demandes, y compris la demande subsidiaire contre l’ONIAM. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : TSOUDEROS

17 avril 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501495

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C B, ressortissant capverdien, contestant l'arrêté du préfet de police du 28 novembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 425-9 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

16 avril 2025• Section 8 - Chambre 1
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500367

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 23 décembre 2024 par lequel le préfet de Vaucluse avait refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien, et l'avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en refusant le titre de séjour sans avoir préalablement instruit la demande d'autorisation de travail présentée par l'employeur, en méconnaissance de l'article 7 de l'accord franco-algérien et des articles R. 5221-17 et R. 5221-20 du code du travail. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : BRUNA-ROSSO

15 avril 2025• 1ère Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506728

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui sollicitait la modification d'une précédente ordonnance du 4 février 2025. Cette ordonnance avait enjoint au préfet de police de réexaminer sa situation sous un mois, mais M. B estimait qu'elle n'avait pas été exécutée. Le juge a constaté que le préfet avait délivré une attestation de prolongation d'instruction et que le réexamen était toujours en cours, ce qui ne constitue pas une inexécution totale. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge considérant que l'élément nouveau invoqué (l'absence de décision définitive) ne justifie pas de modifier les mesures ordonnées. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROSIN

14 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416390

Le Tribunal administratif de Paris a examiné la requête de M. A, ressortissant gambien, qui contestait le refus implicite de lui délivrer une carte de résident en tant que parent d’enfant réfugié. En cours d’instance, le préfet de police lui a finalement délivré le titre sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, ainsi que sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : ROSIN

11 avril 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501664

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant libyen, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 24 mars 2025 le maintenant en rétention administrative après le dépôt d'une demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pu légalement estimer, sur le fondement de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la demande d'asile avait été introduite dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : ROSCIO

11 avril 2025• Magistrat M. BEYLS
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202270

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Garage Verdan, qui contestait des rappels de TVA et pénalités pour la période 2017-2019. La société, active dans le négoce de véhicules, n'a pas obtenu la décharge des impositions, le tribunal ayant écarté ses moyens de procédure et de fond. La juridiction a jugé régulière la procédure de vérification, estimant notamment que l'administration n'avait pas à justifier des rappels avant la notification et que la réponse aux observations était motivée. Sur le fond, le tribunal a confirmé le bien-fondé des rappels, en se fondant sur les dispositions du code général des impôts et la directive 2006/112/CE.

Avocat : SELARL DEBROSSE AVOCATS

11 avril 2025• 7ème Chambre
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA02280

Avocat : MANUEL GROS, HÉLOÏSE HICTER & ASSOCIÉS

10 avril 2025• 1re chambre - formation à 3
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302698

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'association Juvignac Urbanisme Environnement (JUE) qui demandait l'annulation d'un arrêté du 23 mars 2023 accordant un permis de démolir au département de l'Hérault. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, estimant que le pétitionnaire, ayant fourni l'attestation requise, était réputé avoir qualité pour déposer sa demande. Il a également jugé que les anomalies alléguées dans le dossier de demande n'étaient pas de nature à entacher la légalité du permis. En conséquence, la requête a été rejetée, et la demande de l'association a été jugée irrecevable pour défaut d'intérêt à agir.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

10 avril 2025• 1ère chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302255

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a été saisi par Mme A, agent contractuel en contrat unique d'insertion au centre hospitalier Sud Francilien, qui demandait réparation pour harcèlement moral et absence de protection de son employeur. Le tribunal a relevé d'office que ce contrat de travail est un contrat de droit privé en application des articles L. 5134-19-1 et L. 5134-24 du code du travail. Par conséquent, le litige individuel entre un agent de droit privé et son employeur relève de la compétence de l'ordre judiciaire. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : MIRAM-MARTHE-ROSE

10 avril 2025• 6ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2502129

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 16 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens, en application des articles L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

9 avril 2025• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301286

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B, qui contestait son imposition sur le revenu pour 2021 en invoquant une usurpation d'identité. L'administration avait accordé un dégrèvement partiel de 1 480 euros, rendant cette partie du litige sans objet. Le tribunal a jugé que, M. B ayant rayé le montant des salaires sur sa déclaration préremplie avant la date limite, l'imposition n'était pas établie d'après ses bases déclarées, renversant ainsi la charge de la preuve sur l'administration. Celle-ci n'ayant pas démontré que les salaires litigieux, issus de la société DMM, avaient effectivement été perçus par M. B, le tribunal a prononcé la décharge des impositions restantes. La décision applique les articles 171 du code général des impôts et R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : KERROS

8 avril 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431854

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 8 octobre 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation. Il a jugé que le refus de séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du même code ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

8 avril 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109770

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, adjoint territorial d'animation, qui contestait son arrêté de mise à la retraite d'office pris par le maire de Leforest. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition du conseil de discipline, jugeant que les représentants du personnel siégeant relevaient bien de la même catégorie hiérarchique que l'agent. Il a également rejeté le moyen fondé sur le défaut d'information du droit de se taire, en application des principes découlant de l'article 9 de la Déclaration de 1789 et de la jurisprudence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.

Avocat : SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES

7 avril 2025• 8ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500210

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante marocaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de titre de séjour et de renouveler son attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que, malgré le délai anormalement long d'instruction depuis juin 2023, la requérante n'établissait pas de motif d'urgence justifiant une mesure provisoire. En revanche, l'État a été condamné à verser 900 euros à Mme C au titre des frais de justice.

Avocat : ROSSLER

7 avril 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501027

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La décision retient que l'absence de délivrance de ce document, malgré un dossier complet, place le requérant dans une situation d'urgence et d'utilité, notamment en raison de la suspension de son contrat de travail. Le juge s'est fondé sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantissent le droit à un récépissé pour tout étranger ayant déposé une demande complète de titre de séjour.

Avocat : ROSSLER

7 avril 2025
TA51Décision

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302557

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, qui contestait la délibération du 16 juin 2023 par laquelle le conseil municipal de Rouilly-Sacey a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Le requérant soutenait notamment que le classement d'une partie de sa parcelle en zone inconstructible "jardins, vergers, parcs et boisements" était entaché d'erreur manifeste d'appréciation et disproportionné au regard de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que la délimitation des secteurs identifiés au titre de cet article n'était ni arbitraire ni incohérente, et que les prescriptions applicables étaient proportionnées à l'objectif de protection des franges végétales et de transition entre espaces urbains et agricoles. La demande de M. A a donc été rejetée.

Avocat : MANUEL GROS, HÉLOÏSE HICTER & ASSOCIÉS

3 avril 2025• 1ère chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2108354

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Mérignies à M. C pour une maison individuelle. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives à la largeur des accès et cheminements. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la violation de l'article UC 3 du PLU n'était pas fondé, et a écarté les autres moyens soulevés. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. A, qui n'étaient pas précédées d'une demande préalable, ont été déclarées irrecevables.

Avocat : SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES

3 avril 2025• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406378

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. C pour obtenir réparation des préjudices subis suite à l'aggravation de son état de santé, en lien avec une faute de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) déjà reconnue par un jugement de 2013. La juridiction a examiné les demandes d'indemnisation pour les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, incluant l'assistance par tierce personne, la perte de gains professionnels futurs, et le déficit fonctionnel permanent. La solution retenue a consisté à limiter les sommes allouées, en fixant notamment le taux horaire de la tierce personne à 18 euros et en réduisant l'indemnisation pour le déficit fonctionnel temporaire et les souffrances endurées. Les textes appliqués sont le code de la santé publique et le code de justice administrative.

Avocat : TSOUDEROS

3 avril 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406276

Le Tribunal administratif de Nice rejette la demande de M. A visant à obtenir une astreinte pour l’exécution de l’ordonnance du 25 avril 2024. Cette ordonnance avait suspendu le refus de délivrance d’une attestation de demandeur d’asile et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de la délivrer. Le tribunal constate que le jugement au fond du 28 janvier 2025, rejetant la requête en annulation de la décision de refus, a privé d’effet l’injonction de délivrance. Concernant la condamnation pécuniaire de 900 euros, la demande est irrecevable faute pour le requérant d’avoir préalablement sollicité le comptable public. La demande est donc rejetée, y compris les frais de justice.

Avocat : ROSSLER

3 avril 2025