607 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
607
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 653
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiat lié à leur situation au Liban. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant à une requérante de quitter le territoire français et fixant son pays de destination. Le tribunal a constaté qu'une décision ultérieure de la Cour nationale du droit d'asile, reconnaissant à la requérante la qualité de réfugiée, avait implicitement abrogé l'arrêté contesté. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, et a rejeté la demande d'allocation de frais.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 15 mai 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de M. B..., un ressortissant sénégalais. La juridiction a retenu un vice de légalité externe, constatant que l'arrêté avait été signé par un secrétaire général sans que la délégation de signature de la préfète ne lui en confère le pouvoir. La décision est fondée sur une méconnaissance des règles de compétence et de signature des actes administratifs.
Avocat : ROULET
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. Eng’s A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français et fixant son pays de renvoi. Le juge estime que le préfet a correctement appliqué l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en vérifiant l'absence de risque personnel de traitements inhumains ou dégradants. Le requérant n'a pas apporté d'éléments suffisants pour établir qu'il serait exposé à un tel risque en cas de retour en République démocratique du Congo.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... visant à annuler le retrait de sa carte de résident. La juridiction estime que la décision préfectorale, fondée sur une condamnation pour des violences conjugales et sur des agents publics, est suffisamment motivée et constitue une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du CESEDA. Elle écarte également les griefs tirés d'un défaut d'examen de la situation personnelle et d'une méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE.
Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY
Avocat : CABINET IVALDI DE GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... C... A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII avait procédé à une évaluation régulière de sa vulnérabilité lors d'un entretien et que le dépôt tardif de sa demande d'asile n'était pas justifié par un motif légitime. La décision s'appuie sur les articles L. 522-1 à L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROULLEAU
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a procédé à une évaluation régulière de sa vulnérabilité lors d'un entretien, et que le refus est légalement fondé sur l'article L. 551-15 du CESEDA, applicable aux demandes de réexamen d'asile comme la sienne. La décision contestée est donc jugée conforme au droit, notamment à la directive 2013/33/UE et aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. F... visant à annuler son assignation à résidence prise en vue de son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin. La juridiction écarte les moyens, estimant que le signataire de l'arrêté était compétent et que l'exception d'illégalité soulevée contre la décision de transfert antérieure est irrecevable, cette dernière étant devenue définitive. Elle juge également que les modalités de l'assignation à résidence, dont l'obligation de se présenter périodiquement à la police, sont conformes aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de trois requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des arrêtés préfectoraux de Maine-et-Loire du 4 novembre 2024. Ces arrêtés retiraient les attestations de demande d'asile de trois requérants et leur notifiaient une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'un pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un ressortissant azerbaïdjanais demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) fixant l'Azerbaïdjan comme pays de renvoi. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un risque personnel et direct de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la CEDH.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet du Val-d'Oise de délivrer des documents de circulation pour étranger mineur (DCEM) à trois enfants. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les conditions légales, notamment la justification d'éléments nouveaux depuis un précédent rejet, n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit asile (CESEDA) régissant la délivrance du DCEM.
Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que le seul défaut de production d'une attestation de demande d'asile valide, invoqué par l'OFII, ne pouvait justifier un retrait global de l'accueil mais seulement une suspension de l'allocation financière. Cette solution s'appuie sur une interprétation des articles L. 551-16 et D. 553-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROULLEAU
Avocat : CABINET IVALDI & GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de visas de réunification familiale pour les enfants d'un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission de recours avait légalement repris le motif du refus consulaire, considérant que la réunification familiale partielle n'était pas justifiée par l'intérêt supérieur des enfants. La décision s'appuie sur les articles D. 312-8-1 et L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Sarthe visant à expulser Mme A... d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (PRAHDA ADOMA). Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, compte tenu de la situation particulière de la requérante, notamment la vulnérabilité liée au handicap de son fils. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Le requérant, un étudiant congolais, contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement subséquentes. Le tribunal a annulé la décision du préfet d'Indre-et-Loire, considérant que le refus de renouvellement était entaché d'une erreur de droit, notamment au regard des articles L. 422-1 et L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour ont également été annulées.
Avocat : ROULET
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, qui contestait le retrait de sa carte de résident de dix ans par le préfet du Val-d'Oise suite à la rupture de sa vie commune avec son épouse française. Le tribunal a jugé que l'arrêté de retrait était suffisamment motivé et que l'administration avait procédé à l'examen particulier requis de la situation de l'intéressé. Il a également déclaré irrecevables les conclusions visant l'annulation d'un refus de titre de séjour temporaire, estimant qu'une telle décision était inexistante au vu des termes de l'arrêté contesté.
Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral imposant à un ressortissant guinéen l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de la Sarthe avait méconnu l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en ne vérifiant pas le droit au séjour du requérant, notamment au regard de sa demande de titre de séjour en tant que conjoint et parent de réfugiés. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois.
Avocat : ROULLEAU