1 024 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 024
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 821
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : BARBEROUSSE
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, qui contestait le rejet de sa demande de révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le requérant, assisté d'un avocat, n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité.
Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES
Avocat : ROUSSEL-FILIPPI
Avocat : SCP HELLOT ROUSSELOT
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant un arrêté préfectoral d'assignation à résidence pris le 17 juin 2025. La requérante soutenait que cet arrêté était privé de base légale car fondé sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 23 novembre 2022, devenue inexécutoire après un an, et que la loi du 26 janvier 2024, portant ce délai à trois ans, n'avait pas d'effet rétroactif. Le tribunal a rejeté ce moyen, jugeant que les nouvelles dispositions de l'article L. 731-1 du CESEDA, issues de la loi de 2024, s'appliquent immédiatement aux situations en cours, permettant d'assigner à résidence un étranger dont l'OQTF date de moins de trois ans, sans méconnaître le principe de non-rétroactivité. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par M. A, un ancien chef de service obstétrique, contestant le refus du centre hospitalier de Haute-Corrèze d’annuler des titres de perception émis pour un montant de 8 280 euros, correspondant à l’occupation irrégulière d’un logement situé dans l’enceinte de l’hôpital entre septembre 2020 et février 2023. Le tribunal a reconnu sa compétence, le logement relevant du domaine public hospitalier, et a jugé que la requête était recevable en ce qu’elle contestait les avis de sommes à payer. Sur le fond, il a rejeté la demande, estimant que l’occupation sans titre après l’expiration du contrat initial rendait la redevance due, et que l’absence de clause de révision dans le bail initial n’empêchait pas l’hôpital de fixer une indemnité d’occupation. La décision s’appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques, notamment son article L. 2331-1.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. Il a également jugé que le droit d'être entendu de M. D avait été respecté, celui-ci ayant été informé de la procédure et mis en mesure de présenter ses observations. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles L. 722-6 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LARROUSSE