882 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
882
Décisions totales
383 581
Ordonnances
267 467
Avec résumé IA
Avocat : RUFFEL
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 6 mars 2024 lui retirant son titre de séjour de travailleur saisonnier et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière et a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative pour assurer l'exécution d'un jugement du 7 novembre 2023 annulant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. Le préfet de Vaucluse a délivré une autorisation provisoire de séjour le 16 juin 2025 et transmis le dossier au préfet de l'Hérault pour réexamen. Le tribunal a constaté que cette délivrance satisfaisait aux obligations découlant de l'annulation, conformément à l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de l'Aude du 5 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision n'était pas entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant n'ayant pas démontré avoir établi le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. Par voie de conséquence, les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation sur le caractère réel et sérieux des études, en application des articles L. 422-1 et R. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. F contestant le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, dont les conditions (notamment la détention d'un titre de séjour depuis cinq ans) s'appliquent aussi au renouvellement. Constatant que M. F ne remplissait pas cette condition, le tribunal a estimé que le refus n'était pas entaché d'erreur d'appréciation.