4 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4
Décisions totales
383 581
Ordonnances
240 223
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes pour ordonner l'expulsion d'une occupante sans droit ni titre d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA), suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Le juge a rejeté la requête préfectorale, estimant que la mesure d'expulsion, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressée vivant avec son enfant de 15 mois et de son état de santé, méconnaissait les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et du paragraphe 1 de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code de l'action sociale et des familles, et du code de justice administrative.
Avocat : SANTINI
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de Mme A... et M. C..., qui demandaient, sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, un hébergement d'urgence pour leur famille, incluant deux enfants mineurs, après avoir été expulsés d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est caractérisée, les requérants étant à l'origine de leur situation de précarité pour avoir refusé l'aide au retour proposée par l'OFII après le rejet définitif de leur demande d'asile. Il souligne également que la compétence en matière d'hébergement d'urgence des femmes enceintes et des mères isolées avec enfants de moins de trois ans incombe au département, et non à l'État. La requête est rejetée par application de l'article L.522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SANTINI