72 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
72
Décisions totales
383 581
Ordonnances
314 061
Avec résumé IA
Avocat : SCHWARZ
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante gabonaise rencontrant des difficultés pour renouveler son titre de séjour en raison d’un dysfonctionnement de la plateforme numérique. La requérante demandait qu’il soit enjoint au préfet de police de lui fixer un rendez-vous et de lui remettre un récépissé l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressée pour déposer sa demande, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante gabonaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une difficulté technique sur le portail ANEF l'empêchant d'effectuer sa demande, ce qui constituerait selon elle une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car l'administration avait proposé des solutions de substitution que l'intéressée n'avait pas utilisées, et que la situation ne nécessitait pas une mesure dans le délai de 48 heures prévu par cette procédure d'urgence. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête en référé liberté de Mme B..., ressortissante gabonaise, qui demandait d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, en l'absence de décision de rejet et malgré les difficultés techniques rencontrées sur la plateforme ANEF. La requérante a été invitée à saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code si elle s'y estimait fondée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. A... concernant sa requête en annulation d’un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension en référé, faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement sans examiner le bien-fondé de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un mineur ivoirien se disant âgé de 17 ans, afin d’enjoindre à la ville de Paris de l’héberger et de le prendre en charge. Le juge a constaté que le requérant justifiait de sa minorité par des documents d’état civil et que la décision de la ville de refuser son évaluation, en se fondant sur un précédent refus du département du Morbihan, portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la protection de l’enfance. La condition d’urgence a été reconnue, le mineur étant sans hébergement stable et en situation de vulnérabilité. En conséquence, le tribunal a enjoint à la ville de Paris de procéder à l’hébergement et à la prise en charge du requérant dans un délai de 48 heures, sous astreinte, en application des articles L. 521-2 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives aux mineurs non accompagnés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande n'était pas utile, car la demande de titre de séjour "salarié" de l'intéressé avait été classée sans suite suite au rejet de l'autorisation de travail, le privant ainsi de la qualité de demandeur. La condition d'utilité prévue à l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Manche l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant contestait notamment la compétence du signataire, la motivation de l’arrêté et l’existence d’une erreur de droit, arguant qu’il n’avait pas déposé de demande d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur l’article L. 751-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, applicable en cas de requête aux fins de reprise en charge par un autre État. La solution retenue confirme la légalité de l’assignation à résidence et des obligations de pointage qui en découlent.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de 12 mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le préfet était fondé à prendre une obligation de quitter le territoire sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A... ne justifiant ni d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation, le requérant ne démontrant pas d'intégration professionnelle stable ni d'attaches familiales en France.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté du préfet de police du 9 décembre 2024. Cette décision refusait la délivrance d'un titre de séjour, assortie d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe de division bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, sans autre précision dans l'extrait fourni.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D..., ressortissant moldave, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était inopérant, la décision étant fondée sur une autre disposition. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. D..., incluant les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de police à l'encontre de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du placement en rétention, mais a considéré que l'arrêté ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a relevé que M. B..., bien que père d'un enfant français, ne justifiait pas d'une résidence régulière de plus de vingt ans et avait été condamné pour des délits punis de trois ans ou plus d'emprisonnement, ce qui le rendait expulsable en application des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A..., un ressortissant étranger entré mineur en France et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A., majeur et en situation irrégulière depuis son entrée en France, ne pouvait ignorer l'absence de droit à un titre de séjour, et que les conséquences invoquées (perte de la prise en charge ASE et du contrat d'apprentissage) ne constituaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate justifiant une suspension. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit dans l'application de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus de délivrance d’un certificat de résidence, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation et de l’erreur manifeste d’appréciation. Il a jugé que la décision de refus de séjour était légale au regard des stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et que les décisions subséquentes n’étaient pas entachées d’illégalité. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de son titre de séjour "salarié" expiré le 31 août 2025. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en matière de renouvellement de titre, et a ordonné à la préfète de l'Essonne de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour enregistrer sa demande et lui remettre un récépissé, sous réserve du caractère complet de son dossier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-12, et rappelle l'obligation de l'administration de traiter les demandes dans un délai raisonnable.