38 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
38
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 548
Avec résumé IA
Avocat : SEREE DE ROCH
Avocat : SEREE DE ROCH LUDOVIC
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019, d'un montant de 1 317 451 euros. Les requérants contestaient la procédure d'imposition, notamment l'absence de débat oral et contradictoire, et les pénalités appliquées, dont la majoration de 40 % pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence de débat oral était inopérant pour un contrôle sur pièces et que la proposition de rectification était suffisamment motivée. Il a également écarté les moyens relatifs aux pénalités, considérant que les intérêts de retard et les majorations étaient légalement fondés sur les articles 1727 et 1729 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par Mme A... d’une contestation portant sur le recouvrement de cotisations sociales et d’impositions sur le revenu des années 2003 à 2005, mises à sa charge en tant qu’héritière de son époux décédé. La requérante invoquait notamment sa renonciation à la succession, intervenue le 24 mai 2023, et la prescription de l’action en recouvrement en application de l’article L. 274 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a constaté que l’administration avait annulé la mise en demeure du 9 mai 2023, privant d’objet les conclusions en décharge de l’obligation de payer dans la première instance. S’agissant de la seconde requête, le juge a rejeté la demande d’annulation du bordereau de situation, considérant que la renonciation à succession, bien que postérieure aux actes de poursuite, n’effaçait pas rétroactivement la qualité d’héritière au moment des faits, et que l’administration justifiait d’actes interruptifs de prescription réguliers. Les demandes de dommages et intérêts et au titre des frais de justice ont également été re
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) était saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux visant à contester le recouvrement de cotisations sociales et d’impositions sur le revenu des années 2003 à 2005, à la suite de mises en demeure et d’un bordereau de situation. La requérante invoquait notamment sa renonciation à la succession de son époux, l’absence d’obligation personnelle au paiement et la prescription de l’action en recouvrement. L’administration fiscale a annulé la mise en demeure du 9 mai 2023 en cours d’instance, ce qui a conduit le tribunal à relever d’office l’irrecevabilité des conclusions dirigées contre cet acte devenu sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté les demandes de Mme A..., jugeant que la prescription avait été valablement interrompue par des actes de poursuite antérieurs et que la renonciation à succession n’était pas opposable à l’administration pour les dettes fiscales nées avant le décès. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 274 du livre des procédures fiscales et de l’article 805 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B et Mme A contestant une cotisation d'impôt sur le revenu pour 2018, résultant du plafonnement du crédit d'impôt de modernisation du recouvrement (CIMR). Les requérants contestaient la régularité de la procédure de contrôle sur pièces et le bien-fondé du plafonnement, estimant que leurs primes versées en 2018 n'étaient pas exceptionnelles. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que le plafonnement était fondé, en application des dispositions de l'article 60 de la loi de finances pour 2017 et du code général des impôts. La demande de décharge a donc été rejetée.