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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 795 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 795

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 267

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : SOLEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518849

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine d'une précédente ordonnance du 24 septembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de convoquer une ressortissante soudanaise pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En raison de ce défaut d'exécution, le juge a modifié les mesures ordonnées en fixant un nouveau délai de convocation de cinq jours, assorti d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. L'Etat a également été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : GRISOLLE

4 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512718

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... contestant son assignation à résidence par la préfète du Rhône. Le juge estime que la décision est suffisamment motivée et que l'éloignement de l'intéressé, condamné à une interdiction du territoire, demeure une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il écarte également l'erreur manifeste d'appréciation, les obligations imposées (présence au commissariat deux fois par semaine) n'étant pas disproportionnées. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires sont rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MASSOL

31 octobre 2025• ELOIGNEMENT
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501280

Le Tribunal Administratif d'Amiens (4ème chambre) a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 26 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait un droit au séjour sur le fondement des articles L. 425-9 (étranger malade) et L. 423-11 (ascendant de Français) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que les pièces médicales produites, postérieures à la décision, ne suffisaient pas à établir la nécessité d'une prise en charge médicale en France au sens de l'article L. 425-9. Il a également écarté le moyen tiré de l'article L. 423-11, sans autre précision dans l'extrait fourni.

Avocat : SOLET BOMAWOKO SERGE SIMPLICE

30 octobre 2025• 4ème Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501584

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 7 octobre 2025 par lequel le préfet de Corse-du-Sud obligeait M. C... B..., ressortissant péruvien, à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure était entachée d'un vice substantiel, le préfet n'ayant pas respecté l'accord franco-espagnol du 26 novembre 2002 en omettant de vérifier au préalable auprès des autorités espagnoles la validité du titre de séjour Schengen détenu par l'intéressé et la possibilité de sa réadmission. En conséquence, l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français a été annulé, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence).

Avocat : SOLINSKI

30 octobre 2025• Réconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501593

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 11 octobre 2025 par lequel le préfet de Corse-du-Sud obligeait M. B..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B... était titulaire d'un titre de séjour Schengen délivré par les autorités espagnoles. En conséquence, l'arrêté relevant de la procédure de réadmission prévue par l'accord franco-espagnol du 26 novembre 2002, le préfet aurait dû solliciter la confirmation des autorités espagnoles avant de prendre sa décision. L'illégalité de cette mesure a entraîné par voie de conséquence l'annulation des décisions portant interdiction de retour et assignation à résidence.

Avocat : SOLINSKI

30 octobre 2025• Réconduite à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503378

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, contestant un arrêté du préfet de l'Yonne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Le tribunal a considéré que la décision était légalement fondée sur les dispositions du CESEDA relatives aux citoyens de l'Union européenne, et que la menace à l'ordre public était établie.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

29 octobre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503359

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. A... contre l’arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 22 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. La juridiction a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la notification, de l’absence de refus de séjour préalable, de l’erreur matérielle, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la disproportion de l’interdiction de retour. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. A... et validé les décisions contestées, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

29 octobre 2025• Reconduites à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501545

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 3 octobre 2025 par laquelle le préfet de Corse-du-Sud a refusé pour la quatrième fois le regroupement familial de M. A... avec son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la séparation prolongée du couple depuis 2021 et de la dégradation de l'état de santé du requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet s'étant fondé sur des inscriptions au fichier TAJ déjà jugées insuffisantes par le tribunal, en méconnaissance de l'autorité de la chose jugée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SOLINSKI

28 octobre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504457

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme G... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 5 décembre 2023 du conseil départemental des Bouches-du-Rhône confirmant sa radiation du revenu de solidarité active (RSA) et un indu de 11 333,84 euros pour la période d’octobre 2021 à février 2023. La requérante soutenait vivre seule depuis sa séparation d’avec son mari en août 2021, tandis que le département contestait cette situation. Le tribunal a appliqué les articles R. 262-6, R. 262-35 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles pour apprécier la composition du foyer et les conditions d’ouverture du droit au RSA. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué après renvoi du Conseil d’État et audience publique.

Avocat : SOLTNER

28 octobre 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510165

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 18 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que les conditions de notification d'une décision sont sans incidence sur sa légalité. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal s'appuyant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

28 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503318

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de 36 mois. Le requérant, de nationalité algérienne, contestait notamment la légalité de la décision au regard de son droit au séjour en tant que parent d'enfant français et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la menace à l'ordre public était caractérisée par ses condamnations pénales et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations conventionnelles invoquées. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

28 octobre 2025• Reconduites à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512277

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le règlement Dublin III.

Avocat : MISSOLO

27 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509923

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre un arrêté préfectoral du 11 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une violation de son droit à la vie privée et familiale, et une erreur d'appréciation sur la menace à l'ordre public et son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public en raison de ses antécédents judiciaires, et que son état de santé ne faisait pas obstacle à son éloignement. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

24 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509032

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B... A..., ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet du Pas-de-Calais du 17 septembre 2025. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, ces décisions étant inexistantes. En revanche, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision fixant le pays de destination a été écarté, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

24 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513120

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. E..., ressortissant nigérian, qui contestait la décision de la préfète du Rhône fixant le pays de destination de son éloignement, exécutant une peine d'interdiction définitive du territoire. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen et la violation du contradictoire. Il juge que les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision et que le moyen tiré des risques en cas de retour est inopérant, le requérant ayant pu faire valoir ses observations. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MASSOL

24 octobre 2025• ELOIGNEMENT
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508858

Le Tribunal administratif de Lille a examiné le recours en excès de pouvoir de M. D..., ressortissant turc, contre un arrêté préfectoral du 11 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

23 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327145

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. B..., étudiant salarié, contestant le refus de l’université Paris-Panthéon-Assas de lui accorder une dispense d’assiduité pour l’année 2022-2023, puis le refus de l’autoriser à redoubler sa deuxième année de master. Le tribunal a joint les deux affaires. Il a annulé le refus de dispense d’assiduité du 4 janvier 2023 et le rejet du recours gracieux, au motif que l’université n’avait pas examiné le caractère exceptionnel de la situation professionnelle de l’étudiant, en méconnaissance de son propre règlement et des dispositions du code de l’éducation. En revanche, le tribunal a rejeté la demande d’annulation du refus de réinscription du 10 octobre 2023, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l’université n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant le redoublement.

Avocat : SOLTNER

23 octobre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517697

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par Mme B... d’une demande de liquidation des astreintes prononcées à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour inexécution d’injonctions de réexamen de sa situation et de délivrance d’un récépissé. Constatant que l’administration n’avait pas exécuté les ordonnances des 5 août et 3 octobre 2025, le juge a liquidé l’astreinte à hauteur de 4 100 euros, en application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a toutefois modéré le montant en ne retenant que l’astreinte de 100 euros par jour, le délai de 15 jours pour le réexamen n’étant pas expiré à la date de la requête.

Avocat : GRISOLLE

23 octobre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402911

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Geesinknorba France contestant un titre exécutoire de 27 160 euros émis par la communauté d’agglomération Les Sables d’Olonne Agglomération pour des pénalités de retard dans l’exécution d’un marché public de fourniture de véhicules. Le tribunal a d’abord écarté le moyen tiré de l’irrégularité formelle du titre, constatant que le bordereau était signé par le directeur des finances dûment habilité, conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Il a également jugé que la société ne pouvait invoquer la circulaire du 30 mars 2022, dépourvue de valeur réglementaire, et que les difficultés d’approvisionnement invoquées ne constituaient pas un cas de force majeure. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante, incluant sa demande de décharge de paiement et ses frais de justice.

Avocat : SELARL DELSOL & ASSOCIES

22 octobre 2025• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508563

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube du 8 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'erreur de droit, de l'atteinte à la vie privée et familiale, et de l'erreur d'appréciation concernant la menace à l'ordre public et le risque de fuite. La décision s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également refusé de faire droit à la demande de M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

22 octobre 2025• Reconduite à la frontière