1 795 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 795
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 575
Avec résumé IA
Avocat : SOLTNER
Avocat : SCP CELICE - BLANCPAIN - SOLTNER
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. F... contestant son expulsion du territoire français. Le requérant, ressortissant congolais, invoquait notamment des vices de procédure (convocation irrégulière devant la commission d'expulsion), une erreur de droit et d'appréciation sur la menace pour l'ordre public, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la convocation était régulière et que le préfet avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur les condamnations pénales de l'intéressé, sans commettre d'erreur manifeste. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sur la base des articles L. 632-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 12 juin 2023 par lequel le maire d'Avolsheim avait retiré un permis d'aménager accordé à la société Alfa pour un lotissement de 35 lots. Le tribunal a jugé que le retrait était intervenu au-delà du délai de trois mois prévu par l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, et que la fraude alléguée n'était pas établie, faute de preuve d'une intention de tromper l'administration sur la qualité du pétitionnaire. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la société Alfa au titre des frais de justice.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du syndicat mixte de l’aéroport Béziers-Cap-d’Agde concernant des désordres (fissurations) affectant la piste de décollage et d’atterrissage. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer l’origine des dommages, leur imputabilité (notamment vis-à-vis de la société BRL Exploitation), et le coût des travaux de réparation. L’expert désigné devra également évaluer si les désordres compromettent la solidité de l’ouvrage ou son usage, et proposer d’éventuelles mesures d’urgence.
Avocat : SCP GDG GASQ DELSOL GUIZARD
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la SAS Infomil contestant le rappel de crédit d'impôt recherche (CIR) au titre de 2014 et la minoration du CIR pour 2015, suite à une vérification de comptabilité. La société soutenait que ses projets informatiques constituaient des travaux de recherche et développement éligibles au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les projets en litige ne remplissaient pas les conditions pour bénéficier du CIR, notamment en l'absence de caractère innovant ou de développement expérimental substantiel. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de restitution, confirmant la position de l'administration fiscale.
Avocat : DELSOL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme D... contestant l'arrêté du préfet du Nord du 23 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, du défaut d'examen sérieux de sa situation, de l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), et de la méconnaissance de l'article 3 de la CESDH. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL MASSOL AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A... contestant le refus du maire de Riquewihr de lui délivrer un permis de construire pour une bergerie avec logement d'exploitant. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que le motif de refus fondé sur l'absence d'étude de faisabilité pour les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales, exigée par le plan de prévention des risques naturels, était légal. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des dispositions du code de l'urbanisme et du plan de prévention des risques naturels applicable.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Longeville-lès-Metz pour une maison individuelle. Le tribunal a estimé que le dossier de demande était suffisant, notamment concernant la notice sur les accès au terrain, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 431-8 du code de l'urbanisme et les règles du plan local d'urbanisme de la commune.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 20 janvier 2023 par lequel le maire de Ribeauvillé s'est opposé à la déclaration préalable de la SCI Stéphanie Investissements pour un ravalement de façades et l'agrandissement de deux baies vitrées. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au caractère des lieux) n'était pas établi, l'architecte des Bâtiments de France ayant émis un avis favorable assorti de prescriptions. En conséquence, la décision d'opposition et le rejet implicite du recours gracieux ont été annulés. Le tribunal a également enjoint à la commune de délivrer une décision de non-opposition à la déclaration préalable.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur la demande de M. A, a rejeté sa requête visant à suspendre la décision du 11 juillet 2025 refusant sa titularisation en qualité d’aide-soignant. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la perte de ressources invoquée étant inhérente à tout refus de titularisation et ne justifiant pas, en l’espèce, une urgence particulière. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance du principe du contradictoire et de l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : DESSOLIN
Le Tribunal Administratif de Lille a pris acte du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté du préfet du Nord du 26 novembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. Aucune solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée par un non-lieu à statuer en raison de ce désistement. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 29 août 2025 par laquelle le préfet de Corse-du-Sud a refusé la demande de regroupement familial de M. A au bénéfice de son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la séparation prolongée du couple depuis 2021 et de la dégradation de l'état de santé du requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de faits nouveaux depuis les précédentes annulations et suspensions ordonnées par le tribunal, et du caractère contestable des motifs tirés des inscriptions au fichier TAJ. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SOLINSKI
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B A, ressortissant équatorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de forme concernant l'absence de mention du pays de renvoi, estimant que l'arrêté, en visant le pays de nationalité, était suffisamment précis. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de son arrivée très récente en France, et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., chirurgien orthopédiste, qui demandait l'annulation du refus d'abroger son arrêté de mutation disciplinaire du 16 juillet 2021. Le requérant invoquait l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, estimant que sa relaxe pénale et l'ordonnance de non-lieu rendaient la sanction sans objet. Le tribunal a jugé que l'autorité de la chose jugée au pénal ne s'impose pas pour les motifs d'une relaxe ou d'une ordonnance de non-lieu, et que les faits reprochés, notamment l'utilisation d'une technique chirurgicale non conforme aux données scientifiques, étaient distincts des poursuites pénales. La décision attaquée a donc été confirmée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions à fin d'injonction ou au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet du Nord fixant l'Algérie comme pays de destination de son interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut de notification dans une langue comprise, et a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Algérie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 14 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que les conditions de notification étaient sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme E. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une convocation pour enregistrer sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la demande était manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative, car elle tendait à contourner une décision de classement sans suite déjà prise par l'administration.
Avocat : GRISOLLE