176 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
176
Décisions totales
383 581
Ordonnances
298 057
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 8 janvier 2026 par laquelle le préfet de l’Eure a refusé de délivrer à M. B..., ressortissant ukrainien bénéficiaire de la protection subsidiaire, une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de la précarité persistante de la situation administrative du requérant et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’incompatibilité alléguée de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile avec l’article 24 de la directive 2011/95/UE. L’ordonnance enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Avocat : SOUTY
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant rwandais, contestant l'arrêté préfectoral du 19 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens tirés de l'erreur de fait, du défaut d'examen particulier et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait pas les articles L. 721-4 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 3 de la Convention, et que l'interdiction de retour était légale au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA. Enfin, la demande de suspension de la mesure d'éloignement a été rejetée, les conditions de l'article L. 752-5 du CESEDA n'étant pas réunies.
Avocat : SOUTY