328 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
328
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 322
Avec résumé IA
Avocat : SCP NATAF & PLANCHAT
Avocat : ABITBOL DANA NATAF AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, était saisi par M. A... d’une demande de suspension de la décision « 48 SI » du 2 octobre 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a produit un relevé d’information intégrant un solde de points rétabli à 12, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu sur la requête au fond. Par conséquent, le juge des référés a estimé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées par M. A... au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : NATAF
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (5ème chambre) rejette la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car le refus contesté ne portait que sur l'appréciation de la réalité et du sérieux des études. En application de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, le tribunal a estimé que Mme C... ne justifiait pas d'une poursuite effective des études, en raison de l'absence de validation de semestres et de nombreuses absences injustifiées. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELAS ABITBOL DANA NATAF AVOCATS
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré d'un défaut d'examen, puis juge que la requérante ne peut invoquer l'article 6-5 de l'accord franco-algérien car elle relève du regroupement familial. Il estime également que le refus ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien irrégulier en France et de ses attaches familiales en Algérie.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que son insertion sociale et professionnelle était insuffisante et que la naissance de son enfant, postérieure à l'arrêté, ne pouvait être prise en compte. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP NATAF & PLANCHAT;GONAND
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Colorine, qui contestait des rappels de TVA et des amendes pour dépôt tardif de déclarations d'échange de biens. Concernant la TVA, le tribunal a jugé que l'exonération des livraisons intracommunautaires est subordonnée au dépôt de l'état récapitulatif prévu à l'article 289 B du code général des impôts, et non à la seule détention d'un numéro de TVA intracommunautaire. S'agissant des amendes fondées sur l'article 1788 A du même code, le tribunal a estimé qu'elles n'étaient pas disproportionnées au regard de l'article 1er du premier protocole à la convention européenne des droits de l'homme, même en tenant compte du contexte de crise sanitaire. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de la société requérante.
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Daliaclose Lingerie contestant une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés pour 2017 et des amendes pour 2017-2018 (total 126 389 €). La société invoquait des irrégularités de procédure (méconnaissance des articles L. 51 et L. 47 A du livre des procédures fiscales) et le mal-fondé des redressements liés à des écarts de stock. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, confirmant la régularité de la vérification de comptabilité et le bien-fondé des impositions et amendes appliquées sur le fondement du code général des impôts.
Avocat : SELALS ABITBOL DANA NATAF AVOCATS
Le Tribunal administratif de Caen a pris acte du désistement de Mme A..., qui avait contesté le refus implicite du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d’enfant français. La requérante s’est désistée après avoir obtenu une carte de séjour temporaire d’un an le 18 août 2025. Le tribunal a rejeté sa demande d’aide juridictionnelle provisoire faute de dossier déposé, mais a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TAFOREL
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) à la date de la décision attaquée, il a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent, par application de l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 28 mars 2025. Cet arrêté retirait sa carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier" et l'obligeait à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet avait légalement retiré le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par M. B... de la condition de présence cumulée maximale de six mois par an, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET D'AVOCATS ABITBOL DANA NATAF
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision « 48 SI » du 2 octobre 2025 par laquelle le ministre de l’Intérieur avait invalidé son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d’instance, le ministre a retiré cette décision et restitué l’intégralité des 12 points, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, qui contestait les décisions du 13 mai 2025 de la préfète de l'Ain lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que ces décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France, de son maintien irrégulier et de l'exercice d'une activité professionnelle sous couvert de faux documents. Il a également jugé que le requérant ne pouvait utilement se prévaloir des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces dispositions étant inapplicables aux ressortissants tunisiens.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Optionizr, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2017 à 2020. La société soutenait que les options d'achat qu'elle commercialisait constituaient une prestation accessoire indissociable de la prestation principale de vente de billets, ce qui aurait dû entraîner l'application du même taux de TVA. Le tribunal a considéré que ces options étaient des prestations distinctes et non accessoires, et a donc validé les rappels de TVA au taux normal de 20 % conformément aux articles 257 ter et 278 du code général des impôts. Les conclusions subsidiaires de la société ont également été rejetées.
Avocat : DE BUTTAFOCO
Avocat : TAFFONNEAU