257 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
257
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 668
Avec résumé IA
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Avocat : SCP NATAF ET PLANCHAT
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que, malgré la présence de son fils en France et ses problèmes de santé, elle ne justifiait pas être dépourvue d'attaches en Algérie ni que l'assistance nécessaire ne pourrait y être assurée. La décision a été fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELAS ABITBOL DANA NATAF AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 8 avril 2025 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours, estimant que le préfet n'était pas tenu de motiver spécifiquement ce délai de droit commun. Il a également jugé que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, la requérante ayant eu la possibilité de présenter ses observations lors du dépôt de sa demande de titre de séjour. Enfin, le tribunal a considéré que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET TAFFOU
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... A..., ressortissante bissau-guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas de liens suffisamment stables et intenses avec son enfant français, ni de l'impossibilité pour celui-ci de bénéficier de soins dans son pays d'origine. Le tribunal a également jugé que le délai de départ volontaire de trente jours, étant le délai de droit commun, n'avait pas à être motivé spécifiquement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a substitué la base légale erronée (article L. 435-1 du CESEDA, inapplicable aux Algériens) par le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet, estimant que l'administration disposait du même pouvoir d'appréciation et que cette substitution ne privait pas l'intéressé de garanties. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'est pas fondé.
Avocat : ABITBOL DANA NATAF AVOCATS
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 juillet 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle à M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car le requérant n'a pas établi que ses difficultés financières découlaient directement de ce refus. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une erreur d'appréciation de son état de santé au regard de l'article 6, 7) de l'accord franco-algérien de 1968, ainsi qu'une atteinte à sa vie privée et familiale sous l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis ne démontraient pas que le défaut de prise en charge entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il ne pourrait bénéficier de soins appropriés en Algérie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris la demande d'injonction et celle au titre des frais de justice.
Avocat : SCP NATAF & PLANCHAT
Avocat : TAFFOU
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait les décisions du préfet du Puy-de-Dôme l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant car les décisions attaquées ne portaient pas sur un refus de titre de séjour. Sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que les liens personnels et familiaux de M. B (notamment avec son enfant et sa compagne) n'étaient pas suffisamment établis ou récents pour caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Avocat : TAFOREL
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, brigadier de police suspendu par le ministre de l'intérieur le 21 juillet 2023 suite à une mise en examen pour corruption passive. Le requérant contestait la légalité de cette suspension pour incompétence, défaut de motivation, erreur d’appréciation et détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, jugeant que le signataire de l’arrêté disposait d’une délégation de signature régulière, que la suspension n’est pas une sanction disciplinaire et n’a donc pas à être motivée, et que les autres griefs n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 531-1 à L. 531-5 du code général de la fonction publique et du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005.
Avocat : TAFANI LAURA
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la SAS France Intervention, qui contestait des rappels de TVA, de taxe d’apprentissage, de participation à l’effort de construction et de contribution sur les activités privées de sécurité pour la période 2018-2020. La société invoquait une irrégularité dans la notification de l’avis de mise en recouvrement, mais le tribunal a jugé que cette irrégularité ne l’avait privée d’aucune garantie, le pli ayant été retiré. Elle soutenait également que l’administration avait utilisé une méthode d’évaluation moins précise que sa comptabilité, mais le tribunal a constaté que les rappels avaient été établis sur la base des encaissements comptabilisés, écartant ce moyen. La décision s’appuie sur le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B C, agissant en qualité d'ayant droit de son père décédé, pour contester des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (2007-2012) liées à des comptes bancaires non déclarés en Suisse et au Luxembourg. Le requérant soutenait que son père avait commis un recel successoral sur ces comptes, le privant de tout droit sur les revenus, et que la procédure de rectification était irrégulière. Le tribunal a rejeté l'ensemble de la requête, jugeant que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées et que le requérant n'apportait pas la preuve du recel successoral allégué. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 57 et L. 169 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les conventions fiscales avec le Luxembourg et la Suisse.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant moldave, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation de signature valable. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris sa demande d'extraction et ses conclusions fondées sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : NATAF