779 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
779
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 971
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Toulouse annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Haute-Garonne sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : COHEN-TAPIA
Avocat : COHEN TAPIA
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur une demande de suspension de l'exécution d'une délibération du conseil municipal de Lyon, a rejeté la requête de l'association Actions Avocats. Celle-ci contestait l'attribution d'une subvention de 50 000 euros à l'agence onusienne UNRWA pour un programme humanitaire à Gaza, Jérusalem Est et Cisjordanie. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car le versement de la subvention n'était ni irréversible ni de nature à porter une atteinte grave et immédiate aux intérêts défendus par l'association. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l’OFII, fondée sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours suivant l’entrée en France (articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), était suffisamment motivée et régulière en la forme. Il a également jugé que l’entretien de vulnérabilité avait été valablement mené et que l’administration avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, écartant ainsi les moyens tirés du vice de procédure, du défaut d’examen et de l’erreur d’appréciation.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulouse concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'éloignement. Le tribunal, constatant que la requête vise à contester un jugement du même tribunal, a estimé que le litige relevait de la compétence de la cour administrative d'appel de Toulouse en application des articles R. 351-3 et R. 221-7 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette cour, sans se prononcer sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Marne du 13 juin 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Marne. Le juge a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier, estimant l’arrêté conforme aux articles L. 732-1 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni n’était entachée d’erreur manifeste d’appréciation ou d’abus de pouvoir.
Avocat : LATAPIE FLORENT