779 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
779
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 671
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Avocat : WTAP AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A..., ressortissante éthiopienne demandeuse d'asile, d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 15 octobre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'absence de preuve de la formation spécifique de l'agent ayant évalué sa vulnérabilité, en méconnaissance de l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté ce moyen, estimant qu'aucune disposition n'impose de mentionner l'identité de l'agent sur le compte-rendu et qu'en l'absence d'élément contraire, cet agent doit être regardé comme ayant reçu la formation requise. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant écarté le seul moyen examiné dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante béninoise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'agent ayant mené l'entretien de vulnérabilité est présumé avoir reçu la formation spécifique requise par l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit nécessaire de le mentionner explicitement. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du même code, est donc validée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. A... dirigées contre l'arrêté de transfert aux autorités croates (pris sur le fondement du règlement UE n° 604/2013) et l'arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté de transfert bénéficiait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Il a également considéré que les autres moyens soulevés, notamment l'absence de motivation et le défaut d'examen de la situation personnelle, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'une requête de M. A... contestant un refus d'autorisation de travail. Par une ordonnance du 3 novembre 2025, la présidente de chambre a constaté que cette requête constituait en réalité un mémoire complémentaire à une autre requête déjà enregistrée sous un numéro distinct. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de cette requête du registre du greffe, l'instruction se poursuivant dans le dossier initial. Cette décision est fondée sur les règles de procédure administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malienne, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. La décision attaquée, fondée sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était motivée par le dépôt tardif de sa demande d’asile (plus de 90 jours après son entrée en France). Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen de vulnérabilité et de vice de procédure, jugeant la décision légale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A..., ressortissant burkinabé demandeur d'asile, d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l'OFII du 23 septembre 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut d'examen de sa situation, une erreur de fait, un défaut de motivation et une méconnaissance de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale dès lors que M. A... avait refusé une proposition d'hébergement.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme B... E... et de Mme A... E... (n°s 2503330 et 2503331) dirigées contre les arrêtés du préfet du Bas-Rhin du 24 septembre 2025 les assignant à résidence dans la Marne pour 45 jours. Les requérantes, ressortissantes russes faisant l'objet d'un transfert vers la Croatie, contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, sa motivation, et invoquaient une erreur manifeste d'appréciation liée à leur état de santé. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement (UE) n° 604/2013.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 5ème chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme D..., ressortissants algériens, contre les arrêtés préfectoraux du 18 mars 2025 rejetant leurs demandes de titre de séjour et prononçant des mesures d'éloignement. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir analysé la situation familiale et personnelle des intéressés, a annulé les arrêtés attaqués, considérant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale.
Avocat : TAPIERO
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme D..., ressortissants algériens, contre les arrêtés préfectoraux du 18 mars 2025 rejetant leurs demandes de titre de séjour et prononçant des mesures d'éloignement. Après avoir joint les deux requêtes, le tribunal a annulé ces arrêtés au motif qu'ils portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions de leur séjour en France. Cette solution a été retenue sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, et sans application spécifique des textes invoqués relatifs à l'accord franco-algérien ou au code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus du préfet de la Haute-Garonne d'accorder le regroupement familial pour son époux. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire était inopérant. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : COHEN-TAPIA
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de M. A... et Mme C... contestant les arrêtés du préfet des Ardennes du 13 mars 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit à être entendu de l'intéressé avait été respecté lors de son audition par les services de police. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'accord franco-algérien, compte tenu de la situation personnelle et familiale de M. A.... La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : TAPIERO THOMAS
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation, notamment au regard de l'introduction tardive de sa demande d'asile. Il a également jugé que l'évaluation de vulnérabilité de la requérante avait été régulièrement menée par un agent habilité, conformément à l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, les moyens soulevés par Mme B... ont été écartés.