779 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
779
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 821
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait la condamnation de la commune de Puget-sur-Argens au versement de ses congés payés non perçus de 2017 à 2024. La requérante n'a pas produit, malgré une invitation à régulariser, la décision attaquée ou la preuve d'une demande préalable indemnitaire, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : LATAPIE
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 2 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les moyens soulevés contre les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour, notamment leur illégalité par voie de conséquence, ont également été écartés.
Avocat : TAPIERO
Avocat : GUILLEMAT LATAPIE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. A... E..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet concernant la tardiveté de la requête, en application de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article 43 du décret du 28 décembre 2020, qui préservent le délai de recours en cas de demande d'aide juridictionnelle. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur la base des textes applicables, dont l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : COHEN-TAPIA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. B..., de nationalité algérienne, contestant le rejet implicite puis explicite (arrêté du 12 mars 2024) de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation. Il a notamment relevé que M. B... ne justifiait pas d’une présence continue et stable en France, ni d’une intégration particulière, compte tenu de ses condamnations pénales et de ses attaches familiales en Algérie. La solution s’appuie sur les stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, contestant l'arrêté du préfet de la Marne du 18 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans erreur de droit.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société CNP Assurances d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 15 mars 2024 lui infligeant une pénalité financière sur le fondement de l’article L. 1142-10 du code du travail. Par un mémoire du 10 octobre 2024, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 11 septembre 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
Avocat : CABINET JEROME ROUSSEAU & GUILLAUME TAPIE
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A, professeur d’EPS, pour contester deux décisions de la rectrice de l’académie de Normandie : une suspension de quatre mois (16 juin 2023) et sa prolongation (12 octobre 2023). Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer et la fin de non-recevoir, jugeant que ces mesures conservatoires ne sont pas des actes insusceptibles de recours. Sur le fond, il a annulé les deux décisions au motif qu’elles méconnaissaient les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique, faute pour l’administration d’établir l’existence d’une faute grave justifiant la suspension et son maintien. L’État a été condamné à verser 1 800 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : WTAP Avocats (F.Weyl - E.Taulet - M.Aroui - E.Pire)
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A, professeur d’EPS, pour contester deux décisions de la rectrice de l’académie de Normandie : une suspension de quatre mois (16 juin 2023) et sa prolongation (12 octobre 2023). Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer et la fin de non-recevoir soulevées par l’administration, considérant que ces mesures conservatoires avaient une incidence sur la situation de l’agent et n’étaient pas de simples mesures d’ordre intérieur. Sur le fond, la solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 531-1 et suivants du code général de la fonction publique, relatifs à la suspension des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Bessan du 20 juin 2025, qui avait opposé un sursis à statuer de deux ans à la déclaration préalable pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés requérantes n'établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment en raison de l'absence de preuve d'une carence de couverture mobile sur le secteur. La demande a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 153-11 du code de l'urbanisme.