501 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
501
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 171
Avec résumé IA
Avocat : TEILLOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation de la délibération du 7 mars 2023 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Riom Limagne et Volcans, en tant qu'elle classait sa parcelle en zone agricole protégée (Ap). Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la communauté d'agglomération, jugeant que le classement litigieux relevait de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme et non de l'article L. 112-2 du code rural et de la pêche maritime, ce dernier n'interdisant pas aux auteurs d'un PLU d'instaurer une protection renforcée pour des motifs d'urbanisme. Il a également rejeté le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, rappelant que les auteurs du PLU disposent d'un large pouvoir d'appréciation pour déterminer le zonage, et que le classement en zone agricole peut se fonder sur la vocation agricole du secteur environnant.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. et Mme G... et autres demandant l'annulation de la délibération du 7 mars 2023 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté d'agglomération Riom Limagne et Volcans. Les requérants contestaient la légalité de la procédure, notamment l'absence ou l'irrégularité de conférences intercommunales des maires, prévues aux articles L. 153-8 et L. 153-21 du code de l'urbanisme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la conférence prévue à l'article L. 153-8 s'était tenue le 20 mars 2019 et que celle prévue à l'article L. 153-21 s'était déroulée le 1er décembre 2022, sans que les irrégularités alléguées n'aient privé les requérants de garanties ou influencé la décision. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. B..., surveillant pénitentiaire, pour contester deux décisions du 7 décembre 2021 du directeur du centre pénitentiaire de Riom refusant de reconnaître l'imputabilité au service de deux rechutes déclarées en octobre 2020 et février 2021. Le requérant invoquait notamment un défaut de convocation à l'expertise médicale, une méconnaissance du délai de convocation à la commission de réforme (article 19 du décret du 14 mars 1986), un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a joint les deux requêtes et a examiné les moyens soulevés au regard des textes applicables, dont le code général de la fonction publique et le décret n° 86-442. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité des refus d'imputabilité au service.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. et Mme A... B... qui demandaient l'annulation de la délibération du 7 mars 2023 de la communauté d'agglomération Riom Limagne et Volcans approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), en tant qu'elle classe leur parcelle ZB 310 à Riom en zone naturelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information personnelle, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant une telle obligation. Il a également jugé que le classement en zone naturelle, fondé sur l'objectif de limitation de l'étalement urbain du plan d'aménagement et de développement durables, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme. Enfin, le moyen tiré d'une rupture d'égalité de traitement a été rejeté, la différenciation des zones étant inhérente à toute réglementation d'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que les conditions de notification n'affectaient pas sa légalité. Il a également estimé que le requérant avait pu présenter ses observations avant la décision et que les dispositions relatives à la prorogation du délai de transfert n'étaient pas applicables en l'espèce. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B....
Avocat : DE BOUTEILLER
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 20 octobre 2025 renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, légalement fondé sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), suffisamment motivé, et que la notification des droits prévue à l'article L. 732-7 du CESEDA était sans incidence sur sa légalité. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CALONNE DU TEILLEUL
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension du refus d’agrément d’accueillant familial prononcé par le Président du Conseil départemental du Var. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un manque d’impartialité et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de l’action sociale et des familles.
Avocat : BOUTEILLER
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de la fédération française de vol en planeur, qui contestait un arrêté municipal de Claix réglementant les usages dans une bulle de quiétude pour la protection de l’aigle royal. La commune avait abrogé l’arrêté attaqué le 23 décembre 2024. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, la fédération n’a pas répondu dans le délai imparti, ce qui vaut désistement en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
Avocat : ROMANET-DUTEIL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Bas-Rhin suspendant le permis de conduire de M. A... B... pour quatre mois suite à un excès de vitesse de 64 km/h au-dessus de la limite autorisée. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la suspension, fondée sur le code de la route. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant prononcé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL STEIL KOEHLHOEFFER AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise relative à la présence d'amiante dans un bâtiment municipal situé 4 boulevard Henri Boulle à Marseille. La requête du syndicat CGT des territoriaux de la Ville de Marseille a été jugée recevable, le tribunal écartant la fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité pour agir de sa secrétaire générale. L'expertise a été considérée comme utile pour éclairer un éventuel litige au fond. En revanche, les conclusions du syndicat demandant au juge d'ordonner à la commune des mesures de gestion et de suivi des personnes exposées ont été rejetées, ces demandes relevant de la compétence du juge du fond et non du juge des référés expertise.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait la condamnation solidaire du syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération clermontoise et de Clermont Auvergne Métropole à lui verser 50 000 euros pour un préjudice anormal et spécial lié à des travaux publics. Aucune condamnation n’est prononcée, la procédure s’achevant par un simple constat de désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 12 septembre 2025 par lequel le préfet des Côtes d'Armor avait ordonné l'expulsion de M. B..., ressortissant congolais père de quatre enfants français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a également relevé une irrégularité de procédure, la commission d'expulsion n'ayant pas été composée conformément aux exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la SNC Invest Hotel Brie Auvergne, qui contestait la cotisation de taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) mise à sa charge pour l'année 2020 sur la commune de Riom. La société requérante soutenait que le produit de la taxe était manifestement disproportionné par rapport aux dépenses du service, rendant le taux irrégulier. Le tribunal a rappelé que la TEOM doit uniquement couvrir les dépenses du service, mais a estimé que la preuve d'une disproportion manifeste n'était pas apportée en l'espèce. La solution s'appuie sur les articles 1520 et 1636 B undecies du code général des impôts, relatifs à l'institution et au taux de la taxe.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet des Côtes-d’Armor du 27 juin 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas suffisamment compte de l'activité professionnelle de M. A... dans un métier en tension et de sa résidence ininterrompue de plus de trois ans. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné les requêtes de Mme B..., agent du CHU de Clermont-Ferrand, contestant les refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son état de santé suite à une altercation avec une collègue le 12 octobre 2021. La juridiction a joint les deux requêtes et a jugé que la décision du 4 novembre 2022 s'était substituée à celle du 16 décembre 2021. Le tribunal a annulé la décision du 4 novembre 2022 pour vice de procédure, en raison de l'absence de saisine préalable de la commission de réforme conformément à l'article 35-6 du décret n°88-386 du 19 avril 1988, et a enjoint au CHU de réexaminer la demande de Mme B....
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., brigadier-chef pénitentiaire, qui demandait la cessation de son autorisation exceptionnelle d’absence et sa réintégration immédiate. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure dans un délai de quarante-huit heures, n’était pas remplie, les difficultés invoquées par le requérant (notamment le risque de radiation des cadres) étant sans lien direct avec la mesure contestée. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.