703 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
703
Décisions totales
383 581
Ordonnances
237 072
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Avocat : SCP THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., assistante sociale des administrations de l'État, qui demandait l'annulation du refus implicite du ministre de l'économie de lui verser la prime de revalorisation prévue par le décret du 28 avril 2022. Le tribunal a jugé que la décision n'avait pas à être précédée de l'avis de la commission administrative paritaire. Surtout, il a estimé que Mme C..., bien qu'appartenant au corps éligible, n'exerçait pas ses fonctions au sein d'un établissement ou service mentionné à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, mais dans un service d'action sociale des ministères économiques et financiers. Par conséquent, elle ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de cette prime.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par l'Union syndicale CGT de la RATP d'un recours en excès de pouvoir contre le plan de prévisibilité du service établi unilatéralement par la RATP le 15 février 2023. Le syndicat soutenait que ce plan était entaché d'irrégularités procédurales et qu'il méconnaissait l'article L. 1222-7 du code des transports, notamment en ne précisant pas les moyens matériels indispensables et en portant une atteinte disproportionnée au droit de grève. Le tribunal a examiné la légalité du plan au regard des exigences de cet article. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure indique que le tribunal a envisagé une annulation à effet différé, sollicitant les parties sur le délai nécessaire pour remédier aux vices constatés.
Avocat : CABINET THOUVENIN, COUDRAY ET GREVY (SCP)
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., salarié protégé, d'une demande de suspension de la décision du 15 septembre 2025 par laquelle l'inspection du travail a autorisé son licenciement disciplinaire par Paris Habitat. Le juge des référés a constaté que la décision de licenciement avait été notifiée à M. B... par courrier du 29 septembre 2025, rendant ainsi la décision administrative d'autorisation déjà exécutée. En conséquence, la demande de suspension, qui ne peut porter que sur une décision encore susceptible d'exécution, a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en formation collégiale (2ème chambre), a examiné les demandes indemnitaires de M. B, professeur des écoles, suite à l’annulation par la cour administrative d’appel de Bordeaux de son admission à la retraite pour invalidité. Le requérant sollicitait la réparation de ses préjudices financier et moral, incluant un manque à gagner et le défaut de versement de cotisations de retraite complémentaire. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les textes applicables, notamment le code général de la fonction publique et divers décrets relatifs à la fonction publique et aux retraites.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. C G et M. D G d'une demande de suspension de la décision du 13 juin 2025 du proviseur du lycée français de Tananarive refusant la réinscription de quatre enfants, ainsi que des décisions de radiation du 19 juin 2025. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des actes, notamment en raison d'un défaut de procédure contradictoire, d'une erreur de droit et d'une atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A. La requérante contestait le rejet de sa candidature à la procédure "passerelle" pour intégrer la faculté de santé de Sorbonne Université. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'existence d'une décision implicite d'acceptation en application des articles L. 231-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas été examinée, et les conclusions à fin de suspension ont été rejetées.