22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 873
Avec résumé IA
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Avocat : PINTO
Avocat : MARTOUX
Avocat : BENOITON
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et n'était entachée ni d'un défaut d'examen, ni d'une erreur de droit. Il a également estimé que la mesure d'éloignement et l'interdiction de retour d'un an ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales intenses en France et de la vie de l'intéressé au Gabon jusqu'à 24 ans. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-1.
Avocat : MBOUTOU ZEH
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par Mme A... d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de carte de résident en tant que parent d'enfant réfugié. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales (suspension, injonction, astreinte), désistement dont le juge lui a donné acte. Le tribunal a toutefois admis provisoirement Mme A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 2 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police interdisant le retour sur le territoire français pour un an, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles L. 614-4, L. 921-1 et R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité ayant pris la décision. Le dossier a été transmis à cette juridiction.
Avocat : TOURKI
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension par Mme C..., épouse A..., d'une décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que conjoint de français. En cours d'instance, le préfet de l'Essonne a délivré une attestation de décision favorable, conduisant la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 500 euros à Mme C... au titre des frais de l'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 1560/2003. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les règlements européens précités. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : QUENNEHEN-TOURBIER
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 13 mars 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à Mme B..., ressortissante turque, et l'obligeait à quitter le territoire. La requérante vivait en France depuis huit ans, était mariée à un compatriote titulaire d'un titre de séjour, et avait deux enfants scolarisés, dont l'aînée atteinte d'autisme, rendant impossible la reconstitution de la cellule familiale en Turquie. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" sous trois mois, avec une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : LEXSTONE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police le 24 juillet 2025. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu refuser l'admission exceptionnelle au séjour, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, au motif que l'expérience et les qualifications de l'intéressé ne constituaient pas un motif exceptionnel justifiant une régularisation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de police du 10 octobre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de M. C..., ressortissant algérien. La condition d'urgence a été reconnue présumée pour un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'absence de caractère réel et sérieux des études était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu des éléments produits par le requérant (obtention d'un diplôme, inscription en formation). La suspension est ordonnée jusqu'à ce que le tribunal statue au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait dans le Lot-et-Garonne à la date de la décision attaquée, il a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence. En conséquence, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Bordeaux, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : CARBONETTO
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme D... contestant des décisions implicites de rejet de ses recours administratifs, portant sur des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement (APL), ainsi que sur la suspension de ces prestations. Le tribunal a partiellement annulé les décisions attaquées, notamment en ce qui concerne l'indu de prime d'activité, en raison d'un vice de procédure lié à l'absence d'information préalable de la requérante sur l'origine des données utilisées, en méconnaissance de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale. En revanche, il a rejeté les conclusions relatives à l'indu de RSA et d'APL, ainsi que celles concernant les suspensions de prestations, faute de moyens fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles, et le tribunal a enjoint à la caisse d'allocations familiales de réexaminer les droits de Mme D... pour la prime d'activité.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme D... contestant des décisions implicites de rejet de ses recours contre des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement (APL), ainsi que des décisions de suspension de ces prestations. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment les vices de procédure liés à l'absence de consultation de la commission de recours amiable et la méconnaissance du contradictoire, n'étaient pas fondés. Il a également constaté que la situation de Mme D... avait été partiellement régularisée pour l'APL et que les indus étaient justifiés. Les conclusions relatives au RSA ont été partiellement déclarées irrecevables en raison de l'absence d'objet pour une partie des sommes.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au ministre de l'intérieur de convoquer son épouse pour l'enregistrement de sa demande de visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, car le silence prolongé de l'autorité consulaire a fait naître une décision implicite de refus de convocation, à laquelle le juge des référés ne peut faire obstacle. En conséquence, le requérant aurait dû contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
Avocat : QUENNEHEN - TOURBIER
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une demande d'hébergement d'urgence pour une personne paraplégique isolée, arrivée en France pour demander l'asile. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a proposé un hébergement à la requérante. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a par ailleurs admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 550 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ATSATITO KAMANOU
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions de refus d'octroi du fonds de solidarité pour les mois d'octobre 2020 à mars 2021 opposées à la société Be your boss. La juridiction a jugé que ces décisions étaient insuffisamment motivées, car elles ne comportaient pas l'énoncé des considérations de droit requises par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer les demandes de la société.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES