22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 873
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un arrêté préfectoral interdisant à M. B..., éducateur sportif, d’exercer auprès de mineurs pour une durée de deux ans. Le juge a considéré que la condition d’urgence était remplie, l’interdiction impactant 90 % de son activité et menaçant son emploi ainsi que ses revenus. Sur la légalité, il a estimé que le moyen tiré de la disproportion de la sanction était de nature à créer un doute sérieux, la préfète n’ayant pas envisagé de mesures alternatives. La suspension de l’exécution de l’arrêté a donc été ordonnée, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code du sport.
Avocat : TOUHARI
Avocat : AARPI QUENNEHEN - TOURBIER
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme A..., assistante familiale, qui sollicitait le versement d'une indemnité de départ à la retraite sur le fondement de l'article R. 422-21 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que ces dispositions, qui prévoient une indemnité en cas de rupture du contrat de travail après l'entrée en jouissance d'une pension, ne s'appliquent qu'en cas de licenciement et non en cas de départ volontaire à la retraite. En l'espèce, Mme A... ayant elle-même sollicité sa mise à la retraite, elle ne pouvait bénéficier de cette indemnité.
Avocat : ATORI AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Ardagh Metal Packaging France. Celle-ci contestait des avis de sommes à payer émis par l'OFII pour l'embauche de travailleurs étrangers, sur le fondement de l'article L. 436-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le fait générateur de la taxe est la délivrance de l'autorisation de travail, et non l'embauche effective ou le fait que les salariés étaient employés par des sociétés britanniques. Les moyens d'erreur de fait et de droit ont donc été écartés.
Avocat : DOSSETTO
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B..., ressortissante tunisienne, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, titulaire d'une carte de séjour « étudiant » expirée, avait sollicité un changement de statut vers la mention « salarié » et justifiait d'une autorisation de travail. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en l'absence de contestation du préfet, et a assorti son injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, ainsi que d'une somme de 500 euros au titre des frais de justice. Les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.
Avocat : LEBRETON
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant arménien, qui contestait un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 22 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 10 ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance des droits de la défense. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), ni à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant), faute pour le requérant de justifier contribuer à l’éducation et à l’entretien de sa fille de nationalité française.
Avocat : TORKMAN SYRINE
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que cette demande était irrecevable car la délivrance d'un titre de séjour ne constitue pas une mesure provisoire. En tout état de cause, la condition d'urgence particulière exigée par la procédure de l'article L. 521-2 n'était pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des pièces justificatives suffisantes. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A..., ressortissante brésilienne, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'absence de ce document empêchait l'intéressée de justifier de la régularité de son séjour et avait entraîné la suspension de son contrat de travail. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantissent la délivrance d'un récépissé en cas de dépôt d'un dossier complet. L'État a également été condamné à verser 900 euros à Mme A. au titre des frais de justice.
Avocat : ANTOINE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet de police de le convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A... ne justifie pas de sa résidence effective à Paris ni d'avoir signalé son changement de domicile aux préfectures compétentes. De plus, le requérant se borne à invoquer des difficultés liées au vol de sa carte de résident et à l'impossibilité d'utiliser la plateforme ANEF, sans démontrer une urgence particulière justifiant une mesure provisoire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : NGOTO
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Axial Sistemas Solares SL, qui contestait des amendes administratives totalisant 42 240 euros infligées par le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités de la région PACA pour manquements à la législation du travail lors d’un détachement de salariés. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable avait été respectée, la société ayant été mise en mesure de présenter ses observations. La décision s’appuie sur les articles L. 121-1, L. 211-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur le code du travail.
Avocat : ROALES-NIETO LOPEZ
Avocat : SELARL TOUTTEE CONSEIL & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, s’est déclaré incompétent. Constatant que le requérant résidait à Bezons (Val-d’Oise) à la date de la décision attaquée, il a renvoyé l’affaire au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOBIASS
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la commune de Saint-Maur-des-Fossés, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 28 juillet 2023 autorisant la démolition d'un garage et la construction d'un immeuble de quatre logements. La commune contestait notamment la compétence de la préfète, arguant de l'illégalité de l'arrêté de carence en matière de logement social qui avait transféré cette compétence à l'État. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, fondés sur le code de l'urbanisme, et a conclu au rejet de la requête, estimant que les arguments de la commune n'étaient pas fondés.
Avocat : PITON
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a été saisi par M. A... d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l’Essonne rejetant sa demande de carte de résident de dix ans. Le juge a admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a estimé que la condition d’urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation de précarité administrative. Surtout, il a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l’autorité de la chose jugée par le jugement n°2309236 du même tribunal, qui avait déjà enjoint au préfet de délivrer ce titre, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, le juge a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d’un mois, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Essonne rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme B... A..., ressortissante équatorienne. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et le préfet n'a pas apporté d'éléments pour la renverser. Le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de carte de séjour pluriannuelle "talent-salarié qualifié" présentée par M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 mars 2026 permettait à l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour et de son droit à travailler, écartant ainsi le risque de perte d'emploi invoqué. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de séjour de Mme A..., ressortissante capverdienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction permettait à la requérante de continuer à travailler et de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour formée par Mme A..., mère d’un enfant français atteint de troubles autistiques. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières, d’autant que la décision implicite datait de 2021. La demande a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative. Mme A... a néanmoins été admise provisoirement à l’aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, était saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de la préfète de l’Essonne le maintenant en rétention administrative. Le tribunal constate que, postérieurement à l’introduction de la requête, M. A... a été éloigné vers le Pakistan. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il déclare qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l’arrêté préfectoral du 16 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté suffisamment précis. Le tribunal a également validé la substitution de base légale proposée par la préfète, fondant l’obligation de quitter le territoire sur le 2° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans priver le requérant de garanties. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, en application des dispositions du CESEDA et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : ATOUI MEHDY