22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 917
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Var refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire, malgré l'impact sur sa situation professionnelle et familiale. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation des articles L. 412-5 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LEXSTONE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice.
Avocat : TORDO
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé la décision du 19 septembre 2023 par laquelle le préfet de police avait refusé la délivrance d’un titre de séjour à Mme A..., ressortissante congolaise. La juridiction a estimé que la requérante justifiait d’une insertion particulière dans la société française, de liens privés et familiaux stables et anciens, et d’un centre d’intérêts fixé en France. Cette solution a été retenue sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatif à l’admission exceptionnelle au séjour pour des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels.
Avocat : OTTOU
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A..., ressortissant tunisien, visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a fait droit à sa requête, considérant que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'une demande de renouvellement et que l'administration n'avait pas répondu à ses sollicitations. En application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A... sous huitaine et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, tout en rejetant la demande de délivrance immédiate d'un titre de séjour.
Avocat : DINGAMGOTO
Avocat : SELARL PERES PIERRE-ANTOINE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 15 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, écartant les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen. Il a également jugé que le droit à être entendu n'avait pas été méconnu, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) ne prévoyant pas un tel droit dans le cadre d'une obligation de quitter le territoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de vingt-quatre mois pris par le préfet de police. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la présence de M. A... en France depuis neuf ans et son activité professionnelle stable constituaient des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral, avec injonction de délivrer un titre de séjour "salarié" ou "vie privée et familiale".
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 18 novembre 2024 du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que l'intéressé ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français, sa demande de réexamen de sa demande d'asile ayant été déclarée irrecevable par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 2 octobre 2024. En application des articles L. 542-2 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision d'éloignement était légale. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, qui contestait l’arrêté du préfet de police du 15 novembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation et le non-respect du contradictoire. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, sans méconnaître les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) ni l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de police du 5 août 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que la décision n'était pas entachée d'incompétence, que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie faute pour l'intéressé de justifier d'une résidence habituelle de plus de dix ans, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du CESEDA.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris annule l’arrêté du 7 janvier 2025 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant gambien, et l’a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en ne tenant pas compte de la présence habituelle en France depuis sept ans et demi et de l’activité professionnelle stable et continue du requérant depuis trois ans et demi. La solution retenue est l’annulation des décisions contestées pour excès de pouvoir.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 20 avril 2025 par lequel le préfet de police avait fait obligation à M. A., ressortissant algérien, de quitter le territoire français. La décision est annulée pour erreur de fait et défaut d'examen sérieux, le préfet ayant mentionné à tort que l'intéressé était dépourvu de passeport, alors qu'il en possédait un valide, et ne l'ayant pas interrogé sur sa situation familiale lors de son audition. En conséquence, la décision fixant le pays de destination est également annulée. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A. dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police le 25 juin 2025. La juridiction a substitué à la base légale erronée de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable aux ressortissants tunisiens, le pouvoir général de régularisation du préfet, conformément à l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Après examen, le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de fait et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision de refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ont été jugées légales.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante cambodgienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police le 25 juin 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le signataire disposait d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en refusant l'admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A....
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... demandant l'annulation du refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de l'impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation restée sans suite. L'irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : MARTOUX
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C..., médecin palestinien, qui demandait d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui proposer un hébergement d'urgence pour lui et sa famille. Le juge estime que la situation d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant s'est maintenu dans son logement après l'expiration de sa convention d'occupation le 2 novembre 2024, en connaissance des conséquences financières, et n'a entrepris des démarches de logement que tardivement, le 27 novembre 2024. En conséquence, l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas établie, et les conclusions sont rejetées.
Avocat : TOMAS
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par la société Heineken Entreprise d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de M. A..., ainsi que contre le rejet implicite de son recours hiérarchique. La société s’est désistée de sa requête après avoir licencié l’intéressé pour des faits distincts, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement par une ordonnance prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de M. A... tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, aucune circonstance ne justifiant de faire droit à sa demande.
Avocat : FACTORHY AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A..., victime d’un accident médical non fautif suite à une chirurgie bariatrique, afin d’obtenir réparation de l’aggravation de ses préjudices auprès de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). La décision rappelle que la réparation au titre de la solidarité nationale, prévue à l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, est subordonnée à la double condition que le dommage soit anormal au regard de l’état de santé du patient et qu’il présente un caractère de gravité, notamment un taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique ou psychique supérieur à 24 %. Le tribunal a examiné si les conséquences de l’acte médical étaient notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé en l’absence de traitement, condition nécessaire pour caractériser l’anormalité du dommage.
Avocat : SELARL GF - DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a également considéré que le requérant n'apportait pas la preuve de risques de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Guinée, sa demande d'asile ayant été rejetée. La décision s'appuie sur les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la CESDH.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 5 décembre 2025. Cet arrêté lui imposait une obligation de quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), l'erreur manifeste d'appréciation et l'insuffisance de motivation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : TOUBOUL