22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 567
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 19 décembre 2025 fixant le pays de destination de son éloignement, pris en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, jugeant que la décision de fixation du pays de destination n'entre pas dans le champ d'application du droit de l'Union. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 3 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), en raison de l'absence d'attaches familiales ou professionnelles stables en France. Il a également rejeté l'exception d'illégalité de la décision fixant le pays de destination et le moyen tiré de l'article 3 de la CEDH, faute de preuves suffisantes de risques en cas de retour au Bangladesh. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant srilankais, contestant un arrêté du préfet de police du 15 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu, celui-ci ayant été auditionné par l'OFPRA. Il a également jugé que M. A... ne bénéficiait plus du droit au maintien sur le territoire en application de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa demande d'asile ayant été rejetée. Les autres moyens, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme infondés ou insuffisamment précis.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, au motif qu'il n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France. Le juge a annulé cette décision, estimant que l'OFII n'avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité du requérant, âgé de 70 ans et ressortissant d'un pays en conflit, conformément aux articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue impose à l'OFII de réexaminer la situation de M. B... en tenant compte de son état de santé et de son âge.
Avocat : TOURKI
Refus des conditions matérielles d’accueil (CMA) par l’OFII – Tribunal administratif de Melun – Non-lieu à statuer partiel pour la période postérieure au 18 novembre 2025, annulation pour la période du 10 au 18 novembre 2025 – Application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du CESEDA.
Avocat : TOURKI
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation de la décision implicite du maire de Franleu refusant le retrait de deux croix religieuses dans le cimetière communal. Le requérant s’est désisté purement et simplement de son recours pour excès de pouvoir, à la suite d’un accord intervenu entre les parties sur médiation. Par une ordonnance du 29 décembre 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond relative à la laïcité ou à la police des cimetières n’a donc été tranchée.
Avocat : QUENNEHEN-TOURBIER
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du certificat de résidence algérien de M. B..., né du silence du préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet en raison de la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour au requérant le 31 octobre 2025, et a pris acte du désistement partiel de M. B... concernant ses demandes d'injonction. En conséquence, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, et les frais d'instance sont rejetés.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B... pour contester le refus implicite du département de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » mention « stationnement ». En cours d’instance, le département a accordé la carte demandée, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces points. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné le département à verser 1 500 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS JACQUOTOT & PERROT
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du préfet de la région Normandie du 23 juin 2022. Cette décision lui infligeait une amende de 1 500 euros et des points de pénalité pour manquement aux obligations de déclaration électronique des données de pêche. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, celui-ci ne s'appliquant qu'aux institutions européennes et non aux États membres. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur le code des relations entre le public et l'administration, la décision ne portant pas sur un refus de communication de documents.
Avocat : STREAM AVOCATS AND SOLLICITORS
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme C..., ressortissante comorienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai, l'interdiction de retour d'un an et l'assignation à résidence prononcées par le préfet de La Réunion le 2 décembre 2025. Le tribunal a admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1.
Avocat : SELARL ALI-MAGAMOOTOO-YEN PON
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté du préfet du Jura du 22 juillet 2025 refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante turque, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'activité salariée de l'intéressée dans un métier en tension. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A... une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié".
Avocat : BONFILS JEAN-CHRISTOPHE
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé le titre de recettes de 10 230 € émis par le maire de Vergèze à l'encontre de M. A... pour des travaux d'office sur un immeuble insalubre. L'annulation est fondée sur un vice de forme : le bordereau du titre de recettes, produit par la commune, ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a prononcé l'annulation du titre pour ce motif de régularité.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné deux requêtes de M. et Mme B... concernant un immeuble leur appartenant à Robiac Rochessadoule. La première requête contestait un arrêté de mise en sécurité du 13 juillet 2023, jugé excessif car il interdisait l'accès à tout l'immeuble alors que les désordres (effondrement de plancher) ne concernaient que deux logements. Le tribunal a rejeté cette requête, considérant que les mesures étaient proportionnées au vu de l'expertise initiale, et que la mainlevée partielle intervenue en octobre 2023 était justifiée par les travaux réalisés. La seconde requête portait sur une mise en demeure de payer 36 780,38 € pour les frais de relogement des locataires évacués. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande, ramenant la créance à 32 223,17 €, estimant que certains frais étaient excessifs, mais a rejeté le surplus des conclusions des requérants. Les décisions s'appuient sur les pouvoirs de police du maire en matière de sécurité des immeubles menaçant ruine (articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation).
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant l'amende de 1 000 euros infligée par le préfet de la Seine-Maritime pour la mise en vente de rougets barbets sous-dimensionnés. Le tribunal a écarté le moyen tiré du non-respect du délai d'un an prévu à l'article L. 946-6 du code rural et de la pêche maritime, la décision du 21 octobre 2021 ayant été prise dans ce délai. Il a jugé inopérant le moyen relatif à l'erreur d'appréciation de la valeur des produits, l'amende ayant été fixée sur le fondement du b) de l'article L. 946-1 (montant forfaitaire de 1 500 euros) et non du a) (plafond basé sur la valeur). Enfin, le tribunal a estimé que l'amende de 1 000 euros n'était pas disproportionnée, compte tenu de la gravité des faits (59,3% des poissons hors-norme) et du caractère répété des manquements de l'intéressé.
Avocat : STREAM AVOCATS AND SOLLICITORS
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2014 à 2016. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, notamment l’absence de mise en œuvre de la procédure de l’abus de droit fiscal (article L. 64 du livre des procédures fiscales) et un manquement à la loyauté. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que l’administration n’avait pas entendu écarter des actes comme opposables et qu’aucune menace ou déloyauté n’était établie. Sur le bien-fondé, la décision confirme les redressements opérés sur la base des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : STORME
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de Mme A... concernant le recouvrement d'un trop-perçu de RSA. La requérante ne justifie pas avoir introduit de recours en annulation contre la lettre de mise en demeure du 13 novembre 2025, condition préalable à la saisine du juge des référés. De plus, le recours au fond déjà enregistré contre le titre de perception du 18 mars 2024 suspend automatiquement la force exécutoire de ce titre en vertu de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, rendant la demande de suspension sans objet sur ce point. La condition d'urgence n'est donc pas remplie.
Avocat : MORTON
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet de la Seine-Saint-Denis une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante ayant obtenu une attestation valable du 21 août au 20 novembre 2025 en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la demande. Concernant la demande nouvelle visant à obtenir une attestation rétroactive pour la période du 19 mai au 19 août 2025, le juge l'a rejetée, faute pour la requérante de justifier de l'utilité de cette mesure. Les conclusions au titre des frais d'instance ont également été rejetées.
Avocat : PARTOUCHE SACHA ABRAHAM
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante srilankaise, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident en qualité de conjoint de réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de perspectives d'emploi établies ou de preuve d'une absence de couverture maladie. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de Mme A... sans examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police du 25 juillet 2025 refusant un titre de séjour "salarié" à M. A..., ressortissant sénégalais, et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les risques de perte d'emploi et de difficultés de circulation invoqués par le requérant ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation justifiant une suspension avant le jugement au fond. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : VICTOR
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement de titre de séjour opposé à M. B... A... par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée en matière de refus de renouvellement, était écartée en raison de la gravité des condamnations pénales du requérant, notamment pour agression sexuelle. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN