22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
265 817
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 15 septembre 2022 par lequel le préfet du Var avait retiré la carte de résident de M. B..., ressortissant marocain. Le tribunal a requalifié cet acte en refus de renouvellement de titre de séjour, la carte étant arrivée à expiration, et a jugé que le préfet ne pouvait fonder sa décision sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne concerne que le retrait d'un titre en cours de validité. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : LEBRETON
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... épouse C..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que la requérante ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable et intense en France, ni de l'impossibilité de reconstituer sa cellule familiale au Maroc. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Avocat : LEBRETON
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 31 juillet 2025 retirant son certificat de résidence pour menace à l'ordre public, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la procédure contradictoire avait été régulière et que la décision de retrait était suffisamment motivée et fondée sur des faits établis. Il a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni aux stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Avocat : LEBRETON
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle et la méconnaissance du droit d'être entendu. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté, fondé sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante algérienne majeure. Le juge a retenu l’urgence, présumée pour un jeune majeur ayant été en situation régulière pendant sa minorité, et un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail dans un délai déterminé.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le juge a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, faute pour le préfet de justifier de l'adresse de notification. Cependant, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de son absence de réponse aux sollicitations de l'administration. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société NFS Limited, qui demandait la restitution de retenues à la source de 467 573,76 euros sur des dividendes perçus en 2014 et 2015. La société invoquait sa comparabilité à un organisme de placement collectif français pour bénéficier d’une exonération au titre du 2 de l’article 119 bis du code général des impôts. L’administration a opposé le défaut de production de pièces justificatives (prospectus, attestation d’enregistrement, contrats, rapports annuels). Faute de précisions suffisantes pour apprécier le bien-fondé du moyen, le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative (7°) pour rejeter la requête.
Avocat : GRANT THORNTON SOCIETE D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement de M. A..., qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 11e chambre a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.
Avocat : TOUJAS
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l’État à verser 1 100 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.
Avocat : VICTOR
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant indien, qui contestait les arrêtés du préfet de police du 9 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour douze mois. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était manifestement infondé, et que les moyens relatifs à un refus de titre de séjour étaient inopérants, les arrêtés attaqués ne portant pas sur ce point. La solution a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Requête de Mme B... contre le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour. Le Tribunal administratif de Melun constate que le préfet a délivré un titre de séjour valable dix ans après l’introduction de l’instance, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocate de la requérante.
Avocat : MOLOTOALA
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète de l’Essonne rejetant sa demande de titre de séjour. Le requérant a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Avocat : NGOTO
Le Tribunal administratif d’Amiens a condamné l’État à verser 750 euros à M. B... pour carence fautive dans son relogement. M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation en avril 2021, n’a reçu une offre de logement qu’en août 2022, soit après l’expiration du délai imparti. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence subis pendant cette période.
Avocat : VANITOU RÉGINE
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par la société civile immobilière Jobi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 22 février 2023 constatant un danger imminent pour la santé ou la sécurité physique des personnes dans un immeuble. La société requérante n'ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, formulée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions. Par une ordonnance du 22 décembre 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement d'office, sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : ANTONINI ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre les refus du SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt d’accorder une dérogation à la carte scolaire pour l’inscription d’un enfant en CP. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur instance et de leur action, désistement dont le tribunal leur a donné acte par ordonnance. En conséquence, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté les conclusions du SIVOM et de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : QUENNEHEN-TOURBIER
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme A... d'une demande de condamnation de la communauté de communes Somme Sud-Ouest au versement de l'indemnité de fin de contrat prévue à l'article L. 554-3 du code général de la fonction publique. La requérante a ensuite déclaré se désister de l'ensemble de ses demandes. Par une ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : QUENNEHEN-TOURBIER
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B... d'un recours en excès de pouvoir contre une sanction d'exclusion temporaire de trois mois prononcée par le SIRTOM du Laonnois. Le requérant s'est désisté de son instance, et le syndicat a accepté ce désistement. Par ordonnance du 22 décembre 2025, le tribunal a donné acte du désistement de M. B... et a rejeté les conclusions du SIRTOM présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : FACTORHY AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’annulation du refus du département de l’Ain de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 1 571,17 euros. Statuant en plein contentieux, le tribunal a examiné la demande au regard des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. Il a estimé que Mme B..., bien que potentiellement de bonne foi, n’avait pas démontré, faute de justificatifs suffisants, une situation de précarité justifiant une remise totale de sa dette. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision du 18 octobre 2022 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a refusé à Mme D... l'autorisation de substituer à son patronyme celui de « A... B... ». Le tribunal juge que l'administration a fondé son refus sur des motifs étrangers à l'intérêt général, en se prévalant du caractère non français du nom demandé et de l'absence de preuve qu'il s'agissait du nom d'origine de l'aïeule, sans remettre en cause l'intérêt légitime d'ordre affectif invoqué par la requérante. Cette motivation ne relève pas des motifs d'intérêt général permettant de déroger à l'article 61 du code civil. Par conséquent, la décision est annulée.
Avocat : PARTOUCHE-KOHANA STÉPHANIE
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Le juge a donné acte du désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à M. B... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : KOTOKO LOUIS