22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
286 764
Avec résumé IA
Avocat : TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES
Avocat : CHRISTOPHE-MONTAGNON
Avocat : ARBOR TOURNOUD PIGNIER WOLF
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’office de M. A..., qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l’année 2015. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti après une demande en ce sens. Il est donc réputé s’être désisté, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement par ordonnance.
Avocat : SOTON
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant roumain, qui demandait la restitution de sa carte d’identité retenue suite à une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une interdiction de circulation. Le juge estime que le requérant ne justifie pas d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au droit à la vie privée et familiale ou au droit de travailler, compte tenu du rejet antérieur de son recours contre l’OQTF et de l’absence d’exécution de cette mesure. La condition d’urgence n’étant pas remplie et la requête étant manifestement mal fondée, elle est rejetée sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil concerne un litige relatif à un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le juge constate que le requérant résidait à Compiègne (Oise) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif d’Amiens, seul compétent pour connaître du recours pour excès de pouvoir.
Avocat : MOLOTOALA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme B..., agissant pour leur fils mineur et pour eux-mêmes, suite à la chute de l'enfant d'un lit à la crèche municipale de Neuilly-sur-Seine le 13 novembre 2020, due à une barrière de sécurité non fermée. La commune n'a pas contesté sa responsabilité, fondée sur l'article R. 2324-17 du code de la santé publique. Le tribunal a condamné la commune à verser aux parents, en qualité de représentants légaux, 2 000 euros pour les souffrances endurées et 154,32 euros pour les frais médicaux, mais a rejeté les demandes pour déficit fonctionnel temporaire, préjudice esthétique temporaire et frais kilométriques, ainsi que leur propre préjudice moral. La CPAM des Hauts-de-Seine a obtenu le remboursement de 51,04 euros pour ses prestations, avec intérêts, et une indemnité forfaitaire de gestion de 120 euros.
Avocat : CABINET VITOUX & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a examiné les recours de M. D... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et les titres exécutoires émis pour leur recouvrement. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux avis de sommes à payer, retirés par le département. S'agissant des indus de RSA, le tribunal a rejeté les requêtes, opposant l'autorité de la chose jugée à M. D... et écartant les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la prescription biennale et de l'irrégularité formelle des titres exécutoires au regard de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête en référé liberté de M. A..., professeur de philosophie, qui contestait le refus du ministre de l’éducation nationale de renouveler son détachement au lycée français d’Ankara. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le requérant ayant attendu plusieurs mois après la décision initiale du 24 juillet 2025 pour saisir le juge. Il a également jugé que l’atteinte alléguée au droit au respect de la vie privée et familiale n’était pas grave et manifestement illégale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée sans instruction ni audience.
Avocat : OTTOZ
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société Enedis, qui demandait la condamnation de la société Arbres Techniques et Paysages pour le sectionnement d’un câble électrique haute tension lors de travaux de transplantation d’arbres, qualifiés de travaux publics. Le tribunal a rejeté la requête d’Enedis, estimant que la responsabilité de la société Arbres Techniques et Paysages n’était pas engagée, faute pour Enedis de démontrer que le préjudice résultait directement des travaux. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage à l’égard des tiers et sur les dispositions du code de l’environnement et de l’arrêté du 15 février 2012 relatifs aux travaux à proximité d’ouvrages souterrains.
Avocat : ORTOLLAND & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B., ressortissante congolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de Seine-et-Marne sur sa demande de titre de séjour fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La requérante soutenait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance des textes précités. Le tribunal a annulé cette décision implicite, en se fondant sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, au motif que le préfet n’avait pas communiqué les motifs de son refus à la demande de l’intéressée, formulée dans les délais du recours contentieux. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la demande dans un délai d’un mois.
Avocat : MATOUANDOU MASSENGO
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de titre de séjour prise par le préfet de Seine-et-Marne. La requérante invoquait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que, bien que cet article soit applicable aux ressortissants marocains pour ce motif, Mme B. ne justifiait que d'une présence de quinze mois en France à la date de la décision et n'établissait pas son insertion sociale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
Avocat : DUBOIS-TOUBE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul (décision "48 SI") et deux retraits de points datant de 2019. Le tribunal a constaté que la décision "48 SI" lui avait été notifiée le 29 juin 2020 avec mention des voies et délais de recours, et que la requête, enregistrée le 23 juillet 2025, était tardive. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, le délai de deux mois pour agir était expiré.
Avocat : BITOO
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le juge des référés lui a donné acte. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... contestant les décisions implicites de rejet de sa demande de remise gracieuse d’indu de RSA et de prime d’activité. Le juge a constaté que l’indu résultait de fausses déclarations de l’allocataire, révélées par un contrôle, ce qui fait obstacle à toute remise gracieuse en application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner la bonne foi ou la précarité alléguée par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 14 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant notamment sur les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, estimant que le requérant ne justifiait pas d'une insertion professionnelle ou familiale suffisante pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour.
Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. B..., ressortissant algérien. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, car l’administration n’a pas communiqué les motifs du refus implicite à la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C... D..., ressortissant péruin, contestant l'arrêté du préfet de police du 21 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et médicale de l'intéressé ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant l’arrêté du préfet de police du 3 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention de sauvegarde des droits de l’homme.