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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

22 570

Décisions totales

383 581

Ordonnances

307 456

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : TOEffacer tout
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2200187

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de la SCI Eole, propriétaire de deux locaux commerciaux à Cambrai, qui contestait sa cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020. La société soutenait que l'administration avait mal évalué la valeur locative cadastrale en utilisant des locaux-types inadaptés ou modifiés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les termes de comparaison proposés par l'administration, notamment les locaux-types n° 96 de Saint-Amand-les-Eaux et n° 22 de Paillencourt, étaient pertinents et que les ajustements effectués étaient justifiés. La décision s'appuie sur les articles 1380 et 1498 du code général des impôts, ainsi que sur les dispositions relatives à la révision des valeurs locatives.

Avocat : MATON

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533750

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. E..., ressortissant marocain, pour contester deux arrêtés de la préfète de l’Essonne : l’un du 26 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de cinq ans, et l’autre du 18 novembre 2025 fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté la requête dirigée contre l’arrêté du 26 mars 2025 comme irrecevable en raison de sa tardiveté, le requérant n’ayant pas respecté le délai de recours de quarante-huit heures prévu à l’article L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. S’agissant de l’arrêté du 18 novembre 2025, le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, l’erreur manifeste d’appréciation et la violation de l’article 3 de la convention européenne des droits de l’homme, et a rejeté la requête. Les deux requêtes ont été jointes et l’ensemble des conclusions

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOMASI

27 novembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533877

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de police du 20 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen individuel, jugeant les décisions suffisamment motivées. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-1 du CESEDA, estimant que le requérant, qui avait refusé d'obtempérer à un réacheminement après un refus d'entrée, ne pouvait être regardé comme entré régulièrement en France. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : TOMASI

27 novembre 2025• 8e Section - MESD
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201965

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête des consorts G..., qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser 70 000 euros en réparation de leurs préjudices moraux, en tant que victimes indirectes du décès de leur époux, père et grand-père, survenu des suites d'une leucémie après son exposition aux essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal a prononcé la mise hors de cause du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN), incompétent pour les préjudices des victimes indirectes. Il a jugé que la demande était prescrite, les requérants n'ayant pas saisi le ministre dans le délai de quatre ans suivant le décès, conformément à l'article 1er de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que celles relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE-TOPALOFF-LAFFORGUE

27 novembre 2025• 5ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517076

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., un jeune majeur, pour contester le refus du président du conseil départemental de Seine-et-Marne de lui octroyer un « contrat jeune majeur » au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a constaté que le requérant, confié à l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité, remplissait les conditions pour bénéficier de cette prise en charge, conformément à l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Considérant l'urgence et l'atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale, le tribunal a ordonné la suspension de la décision de refus et enjoint au département de poursuivre la prise en charge de M. A... dans le cadre d'un contrat jeune majeur adapté à ses besoins.

Avocat : STOFFANELLER

27 novembre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514071

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Essonne de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler et d'instruire sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour qu'une mesure soit prise dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. Il a relevé que la durée de traitement de la demande, bien que déplorable, n'était pas spécifique à sa situation et que l'intéressée ne justifiait pas de circonstances particulières imposant un traitement prioritaire. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : TOMASI

27 novembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504717

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi en référé suspension d’un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’une carte de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a relevé d’office que les conclusions dirigées contre l’OQTF étaient irrecevables, car le recours en annulation de cette décision a un effet suspensif de plein droit en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par conséquent, la demande de suspension de l’OQTF ne pouvait être examinée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : LEBRETON

27 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503207

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 14 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

27 novembre 2025• 12ème Chambre(JU)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520101

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 30 octobre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à M. B..., ressortissant algérien, pour raison de santé. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, l’état de santé du requérant nécessitant des soins urgents, notamment une inscription sur une liste d’attente pour une transplantation pulmonaire. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d’une erreur d’appréciation au regard des dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et des stipulations du 7) de l’article 6 de l’accord franco-algérien.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

27 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520111

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle. Le juge a considéré qu’aucune décision implicite de rejet n’était née, la demande de l’intéressé étant toujours en cours d’instruction, ce qui rendait la requête irrecevable. En conséquence, la condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n’ont pas été examinées. Les dispositions des articles L. 425-9 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient invoquées mais non appliquées en raison de l’irrecevabilité.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

27 novembre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513424

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), il a renvoyé l’affaire au Tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.

Avocat : TOMASI

26 novembre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514061

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante russe, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était manifestement infondée, car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ce qui excluait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En outre, la condition d'urgence n'était pas remplie, le départ volontaire de la requérante à l'étranger après l'expiration de son titre de séjour lui étant imputable.

Avocat : TOMASI

26 novembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521057

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'en janvier 2026, lui permettant de séjourner et travailler. Le simple projet d'acquisition immobilière, ne relevant pas d'une urgence immédiate, n'a pas été jugé suffisant pour justifier une mesure provisoire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

26 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416082

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé. Sur le fond, il a estimé que M. B... ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

Avocat : CABRAL DE BRITO

26 novembre 2025• 11ème Chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2405175

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite du préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait un défaut d'examen de sa situation et une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a estimé que ces moyens n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOUBALE

26 novembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203877

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A..., agent de La Poste, contestant la décision du 17 janvier 2022 qui lui accordait une allocation temporaire d'invalidité (ATI) au taux de 15 % suite à une rechute d'accident de service. La requérante soutenait que ce taux était entaché d'erreur d'appréciation et que l'administration s'était crue liée par l'avis de la commission de réforme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision attaquée était légale au regard des textes applicables, notamment la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n°60-1089 du 6 octobre 1960.

Avocat : CABINET QUENNEHEN - TOURBIER

26 novembre 2025• 3ème Chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400596

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. Le refus était fondé sur une condamnation pénale pour violences conjugales et outrages, jugée incompatible avec l'exercice de fonctions de sécurité privée au sens de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence d'inscription au bulletin n°2 du casier judiciaire, étaient manifestement inopérants ou insuffisamment précis. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL DECOCQ-BERTOLOTTI-TROUILLER

26 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533635

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. A..., ressortissant égyptien, contestant les arrêtés du préfet de police des 18 et 19 novembre 2025 fixant l'Égypte comme pays de destination pour exécuter une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur, l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Cette décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.

Avocat : TOMASI

26 novembre 2025• 8e Section - MESD
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511711

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 ordonnant l'expulsion de M. A... du territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 631-1 à L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue confirme ainsi la légalité de l'expulsion au regard de la menace grave à l'ordre public, sans faire droit aux demandes de suspension et d'injonction.

Avocat : TORJEMANE

26 novembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511448

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire d'Annemesse réglementant les horaires d'ouverture des commerces de nuit. La société requérante n'a pas justifié de l'urgence, condition nécessaire à la suspension, faute d'apporter des éléments probants sur la part de son chiffre d'affaires réalisée durant les horaires désormais interdits. La demande a été rejetée par une ordonnance motivée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.

Avocat : COTTET-BRETONNIER, NAVARRETE SCP D'AVOCATS

26 novembre 2025