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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

22 570

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 956

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : TOEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505921

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer une carte de résidente à Mme A..., mère de deux filles mineures reconnues réfugiées. La juridiction estime que ce refus est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 424-3-4° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : TOUJAS

23 octobre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2504301

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 5 octobre 2025 de la préfète de l'Aisne l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la nécessité d'assurer l'exécution d'une précédente obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'assignation à résidence.

QUENNEHEN-TOURBIER

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
23 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517413

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour contester la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a convoqué l’intéressé pour la remise de sa carte de séjour, rendant le litige sans objet. Le juge a donc donné acte du désistement de M. A... sur ses conclusions principales. Il a par ailleurs admis provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 500 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

23 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509008

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, rendant la mesure sollicitée de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. Par conséquent, la condition d'utilité de la mesure n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.

Avocat : AARPI PANTONE AVOCATS

23 octobre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509250

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de l'intéressé, formulée après quatre ans de maintien irrégulier en France, présentait un caractère abusif ou dilatoire, ce qui faisait obstacle à l'obligation de délivrance d'un récépissé prévue par les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : AARPI PANTONE AVOCATS

23 octobre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500069

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la préfète du Rhône n'avait pas fait une inexacte application de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 et de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du manque de sérieux et de progression dans les études de M. A... (échec en BTS, absences non justifiées, inscription tardive). La décision d'éloignement a été jugée légale car fondée sur un refus de titre valide, et le moyen tiré de son caractère disproportionné a été écarté.

Avocat : ITOUA EMMANUEL

23 octobre 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512069

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par plusieurs associations de protection de la nature (LPO PACA, SAPN-FNE 05, One Voice) pour demander la suspension de l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 26 septembre 2025 fixant les quotas de prélèvement pour le tétras-lyre et la perdrix bartavelle, ainsi que des plans de chasse individuels subséquents. Les requérantes invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, estimant qu'il méconnaissait la directive européenne "Oiseaux" (2009/147/CE) et les principes de précaution et de prévention du code de l'environnement, en raison du mauvais état de conservation des espèces concernées. Le juge des référés a rejeté les requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute d'atteinte suffisamment grave et immédiate aux intérêts défendus, et qu'aucun doute sérieux n'affectait la légalité de l'arrêté, les prélèvements autorisés étant limités et fondés sur des données scientifiques non contredites.

Avocat : VICTORIA

23 octobre 2025• 5e Ch Magistrat statuant seul
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505266

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... D... contestant l'arrêté du 5 octobre 2025 par lequel la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, et lui a interdit le retour pour deux ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du principe du contradictoire (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : BEAUFRETON

23 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411812

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet de la Loire. Le tribunal a considéré que le requérant ne remplissait pas les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'accord franco-tunisien et de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en raison de l'absence de permis de conduire poids lourds valable en France. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : TOMC

23 octobre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425087

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., médecin, contestant la décision du Conseil national de l’ordre des médecins du 27 juin 2024 rejetant son recours contre le refus d’autorisation d’exercice en site distinct à Paris. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur un moyen relevé d’office, considérant que l’activité déclarée, exclusivement exercée en téléconsultation, ne constitue pas une activité médicale au sens de l’article R. 4127-85 du code de la santé publique. Par conséquent, la décision attaquée du Conseil national était superfétatoire et les conclusions à fin d’annulation irrecevables. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : TORDJMAN

23 octobre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511892

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 14 janvier 2025 par lequel le préfet de police avait obligé M. A..., ressortissant malien, à quitter le territoire français et fixé le pays de destination. La solution retenue se fonde sur la reconnaissance ultérieure de la qualité de réfugié à l'intéressé par la Cour nationale du droit d'asile le 15 mai 2025, décision recognitive rétroagissant à la date de son entrée en France. Cette reconnaissance rend illégale la mesure d'éloignement, en application des articles L. 611-1 et L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOMASI

23 octobre 2025• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519472

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision implicite du préfet de police refusant sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que les moyens tirés d'un défaut d'examen et de l'incompétence de l'auteur de l'acte sont inopérants à l'encontre d'une décision implicite. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut de motivation était irrecevable, la requérante n'ayant pas laissé à l'administration le délai d'un mois pour répondre à sa demande de communication des motifs, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : NGOTO

23 octobre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530286

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante somalienne, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 15 octobre 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de sa demande d'asile avait été respectée et que les conditions matérielles de son entretien ne l'avaient pas empêchée de développer son récit. Il a jugé que le ministre avait fait une exacte application de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant sa demande comme manifestement infondée, et que la décision ne méconnaissait ni le principe de non-refoulement, ni l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : NGOTO

23 octobre 2025• 8e Section - MESD
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518545

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A.... Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé avec autorisation de travail, suite à l'expiration de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de la nécessité d'une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de 48 heures. Il a également relevé que l'attestation sollicitée ne pouvait être délivrée qu'à certaines conditions, non établies en l'espèce. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

23 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518556

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de la nécessité d'une mesure dans un délai de quarante-huit heures, d'autant qu'elle réside avec son conjoint de nationalité française. Il a également relevé que l'attestation sollicitée ne peut être délivrée que si le dossier de demande de renouvellement de titre de séjour est complet, ce qui n'était pas établi. La requête a été rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

23 octobre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513850

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 septembre 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative pendant l’examen de sa demande d’asile. Par un mémoire complémentaire, le requérant s’est désisté de sa requête. La magistrate désignée a constaté que ce désistement était pur et simple et, sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en a donné acte par ordonnance.

Avocat : MATOUANDOU MASSENGO

22 octobre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513575

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... B... d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés du préfet de police du 21 septembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Par un mémoire complémentaire, le requérant a déclaré se désister de sa requête. En application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 13 octobre 2025.

Avocat : MATOUANDOU MASSENGO

22 octobre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512422

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B... B..., qui demandait à la préfète de l’Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation de sa demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Aucune solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée par le désistement du requérant avant tout examen de sa demande.

Avocat : TOMASI

22 octobre 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304643

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil départemental du 16 octobre 2023 autorisant la cession de parcelles à la commune de Mamoudzou, qu’il estimait lui avoir été promises par une délibération de 2015. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le département, jugeant que l’appréciation de la légalité de la délibération relève bien de la juridiction administrative. Sur le fond, il a considéré que la délibération de 2015 n’avait pas parfait la vente au sens de l’article 1583 du code civil, faute d’accord préalable sur le prix, et a donc rejeté la demande d’annulation de la délibération de 2023.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

22 octobre 2025• 3ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502334

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie mais que l'atteinte alléguée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était ni grave ni manifestement illégale. Cette appréciation a été motivée par le passé pénal du requérant (violences aggravées, retrait de l'autorité parentale) et l'absence de liens familiaux effectifs établis sur le territoire. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : ALI-MAGAMOOTOO

22 octobre 2025