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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 408 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 408

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 387

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : TOEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302788

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis en décembre 2019, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Il demande la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal rappelle que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité, et que les troubles sont appréciés en fonction des conditions de logement, de la durée de la carence et de la composition du foyer. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais pendant la période d'urgence sanitaire.

Avocat : VANITOU

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302795

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 10 juin 2020, qui n'a reçu aucune proposition de relogement. Elle demande la condamnation de l'État à lui verser 8 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'absence de relogement constitue une faute ouvrant droit à réparation pour les préjudices subis, en tenant compte de la période de responsabilité et des conditions de logement.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VANITOU

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308970

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 848 euros à Mme D..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis en 2017, en raison de l'absence persistante de relogement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période postérieure au 18 janvier 2022, date d'un précédent jugement ayant déjà indemnisé la requérante. Le tribunal a évalué le préjudice subi, lié aux troubles dans les conditions d'existence, à cette somme.

Avocat : VANITOU

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA64Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502182

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la famille B et M. A d’une demande indemnitaire dirigée contre l’association départementale pour la sauvegarde de l’enfant à l’adulte du Gers, en réparation des préjudices subis suite à l’arrêt de la prise en charge d’un jeune adulte. Par ordonnance du 25 septembre 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé que, bien que l’association exerce une mission d’intérêt général, la gestion d’un établissement médico-social privé relevant du 2° de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles ne constitue pas une mission de service public. Le litige relève donc de la compétence des juridictions judiciaires.

Avocat : CABINET FIDAL TOULOUSE

26 septembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301316

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient à être garantis par la commune du Havre et la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole des condamnations potentielles suite à la vente d’un bien immobilier affecté d’infiltrations. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour les requérants d’avoir préalablement saisi l’administration d’une demande indemnitaire, conformément à l’article R.421-1 du code de justice administrative.

Avocat : OLEON CHRISTOPHE

25 septembre 2025• 3 ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305988

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 2 964,90 euros pour la période de juillet 2021 à juin 2022, notifié par la CAF de Seine-et-Marne. La requérante invoquait des vices de forme, un défaut de motivation et une erreur de droit concernant la prise en compte de l'allocation de soutien familial recouvrable comme pension alimentaire. Le tribunal a jugé que les décisions étaient régulières et que l'allocation de soutien familial, versée en substitution d'une pension alimentaire impayée, devait être déclarée pour le calcul de la prime d'activité conformément au code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.

Avocat : TOURAUT & ASSOCIES

25 septembre 2025• 8ème chambre
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404252

Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par la SA d’HLM Valloire Habitat d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 28 330 euros en réparation des préjudices subis du fait de refus de concours de la force publique pour exécuter des jugements d’expulsion. La société requérante s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 17 février 2025. Par une ordonnance du 25 septembre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune indemnité n’a donc été allouée à la société.

Avocat : SCP STOVEN PINCZON DU SEL STOVEN-BLANCHE

25 septembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400539

Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contestant la décision du 22 juin 2023 par laquelle la commission de recours amiable de la mutualité sociale agricole de Dordogne et du Lot-et-Garonne a confirmé un indu de prime d'activité. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la caisse, estimant que la nouvelle décision prise en exécution d’un précédent jugement d’annulation pouvait être contestée pour ses vices propres. Sur le fond, le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration, mais a considéré que la requérante ne démontrait pas que la décision attaquée était entachée d’un vice de procédure ou d’une erreur de droit. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A... et confirmé l’indu de prime d’activité.

Avocat : MOUTOUSSAMY

25 septembre 2025• Juge social
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301333

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour une infection nosocomiale contractée le 28 avril 2018 lors d'une opération au CHU de Nîmes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. A... avait déjà été indemnisé de l'intégralité de ses préjudices par son assureur, la société Allianz, dans le cadre de l'accident de la circulation initial, ce qui le privait d'intérêt à agir. La responsabilité du CHU de Nîmes n'a donc pas été examinée au fond, et l'ONIAM a été mis hors de cause. La décision s'appuie sur les principes de la loi du 5 juillet 1985 relative aux accidents de la circulation et sur le code de justice administrative.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI

25 septembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207541

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a été saisi en plein contentieux d'un litige relatif à des désordres affectant la mairie de Chantenay, rendant l'ouvrage impropre à sa destination. La solution retenue engage la responsabilité solidaire des constructeurs (sociétés Barré Lambot, Gaudin Ingénierie et SITHS) sur le fondement de la garantie décennale, les condamnant à indemniser Nantes Métropole. Le tribunal a rejeté les appels en garantie formés par les constructeurs contre le maître d'ouvrage (Nantes Métropole), estimant que ce dernier n'avait commis aucune faute de nature à atténuer leur responsabilité. Les textes appliqués sont les principes de la responsabilité décennale des constructeurs issus du code civil (notamment les articles 1792 et suivants).

Avocat : IPSO FACTO

24 septembre 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204338

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SNC Carlton Danube Cannes, qui sollicitait la décharge de rappels de retenue à la source pour les années 2015 et 2016. Les juges ont estimé que les commissions versées à des agences de voyage étrangères rémunéraient des prestations utilisées en France, car elles permettaient à la société hôtelière de développer son activité sur le territoire national, les soumettant ainsi à l'article 182 B du code général des impôts. La société ne pouvait pas non plus se prévaloir de la doctrine administrative invoquée, celle-ci n'étant pas applicable aux faits de l'espèce.

Avocat : DENTONS EUROPE

24 septembre 2025• 3ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300893

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation du centre communal d’action sociale de Colombelles pour des préjudices liés à ses conditions d’emploi. La requérante invoquait un harcèlement moral, un refus illégal de renouvellement de son contrat à durée déterminée, un non-respect du délai de prévenance et une retenue sur salaire. Le tribunal a jugé que le non-renouvellement du contrat était justifié par la disparition du besoin d’accroissement temporaire d’activité et que les autres fautes alléguées n’étaient pas établies. La demande de versement d’un complément de rémunération pour juillet 2022 a également été rejetée. La décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique et la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

24 septembre 2025• 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501901

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de l'association Objectif Égalité visant à suspendre la décision du maire de Belfort du 10 septembre 2025 lui refusant la participation au forum des associations. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts compte tenu de son développement et de ses moyens de communication. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : CHOLET ANTONIN

24 septembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307837

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la SAS Louvre Hôtels Group, qui sollicitait la décharge de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l’année 2020. La société soutenait que le produit de la taxe était manifestement disproportionné par rapport aux dépenses du service, en se fondant sur une délibération de la communauté d’agglomération. Le tribunal a jugé que la requérante n’apportait pas la preuve de cette disproportion, les éléments produits étant insuffisants pour établir que le produit estimé de la taxe excédait de manière manifeste les dépenses prévisionnelles. La solution retenue s’appuie sur l’article 1520 du code général des impôts, qui encadre le financement du service public de gestion des déchets.

Avocat : SCP TZA - TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES

23 septembre 2025• JU 9ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2201157

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête des consorts B, ayants droit de Mme E B, décédée, demandant la condamnation du centre hospitalier d'Antibes Juan-les-Pins et de l'ONIAM pour des préjudices résultant de sa prise en charge médicale. La requête invoquait une responsabilité pour faute du centre hospitalier (mauvais choix d'implant, erreurs lors de plusieurs interventions) et une responsabilité sans faute de l'ONIAM pour infection nosocomiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que les fautes alléguées n'étaient pas établies et que l'infection nosocomiale, contractée lors d'une intervention rendue nécessaire par l'état de la patiente, relevait de la responsabilité du centre hospitalier, mais sans que celle-ci soit retenue en l'absence de faute prouvée. La solution retenue est le rejet total des demandes indemnitaires, sans application des textes spécifiques sur la responsabilité hospitalière ou l'indemnisation des infections nosocomiales.

Avocat : SELARL COUBRIS, COURTOIS & ASSOCIES

23 septembre 2025• 5ème Chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314722

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant des retenues et actes de recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 727,57 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée des décisions attaquées, et la requérante n’a pas régularisé sa demande malgré une invitation en ce sens. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.

Avocat : MOUTOUSSAMY

22 septembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501949

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour sous astreinte. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante ne fait l'objet d'aucune mesure d'éloignement imminente et ne justifie pas d'une atteinte grave à une liberté fondamentale, notamment son droit à l'éducation (étant majeure) ou sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, sur la base des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : YATOMBO DAMETOTI

20 septembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432817

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser Mme A pour son absence de relogement, reconnue prioritaire par une commission de médiation le 17 janvier 2019. La carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté la décision dans le délai de six mois ni respecté une injonction judiciaire, engage sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice, évalué à 2 000 euros pour la période du 22 mars 2024 au 31 décembre 2024, inclut les troubles dans les conditions d'existence liés à un logement inadapté et à une menace d'expulsion.

Avocat : PARTOUCHE-KOHANA STÉPHANIE

19 septembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515978

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de Mme A G D et de sa famille. Les requérants demandaient la suspension des décisions implicites de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour en qualité de visiteurs pour Mme D et ses deux enfants mineurs. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée notamment en raison de l'état de grossesse de Mme D et de la scolarisation des enfants en France, n'était pas établie, les requérants ne justifiant pas d'une situation nécessitant une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, les demandes de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : SARL LAFAYETTE AVOCATS TOULOUSE

19 septembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506186

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Chanval, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises et de la taxe pour frais de chambres de commerce et d'industrie au titre de l'année 2023. Le juge a estimé que le moyen soulevé par la société, tiré d'une surévaluation de la base d'imposition, n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Avocat : SCP TZA - TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES

19 septembre 2025