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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 408 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 408

Décisions totales

383 581

Ordonnances

289 064

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : TOEffacer tout
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305310

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SA SNCF Réseau d’une demande d’indemnité provisionnelle de 45.638,16 euros, fondée sur la responsabilité contractuelle de la SAS Synerail, pour des dommages causés par un glissement de terre sous une dalle support d’antenne ferroviaire. Après la conclusion d’un protocole d’accord transactionnel le 13 juin 2025, la SA SNCF Réseau s’est désistée de sa requête, et la SAS Synerail s’est désistée de ses conclusions reconventionnelles. Par ordonnance du 7 juillet 2025, le tribunal a donné acte de ces désistements purs et simples, en application des articles R. 222-1 et R. 636-1 du code de justice administrative.

Avocat : BATTOUE

7 juillet 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302857

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par le Groupement forestier du Domaine du Pyla, qui contestait le refus de l'administration fiscale de le faire bénéficier du régime forfaitaire agricole pour l'année 2022, entraînant un rejet de sa demande de remboursement de crédit de TVA de 88 157 euros et l'émission de rappels de TVA d'un montant total de 467 981 euros. Le requérant soutenait qu'une prise de position formelle de l'administration du 7 janvier 2022 lui était opposable et qu'il avait valablement opté pour ce régime. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que le groupement n'avait pas valablement renoncé à son option pour le régime simplifié agricole dans les délais légaux prévus par le code général des impôts, et que la réponse de l'administration ne constituait pas une prise de position formelle opposable. Les demandes de remboursement et de décharge des impositions supplémentaires ont donc été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CHARPENTIER-STOLOFF

7 juillet 2025• CHAMBRE 1
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300659

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de l'association Léon Pins CSE Arval contestant son assujettissement à la taxe d'habitation pour les années 2021 à 2023. La juridiction a relevé d'office que les conclusions tendant à l'annulation des décisions de rejet de ses réclamations préalables étaient irrecevables, ces décisions n'étant pas détachables de la procédure d'imposition. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'association, en tant que propriétaire de bungalows, était légalement redevable de la taxe d'habitation en application des articles 1407 et 1408 du code général des impôts, et que l'existence d'une taxe de séjour acquittée par les locataires était sans incidence. Les demandes de décharge et de restitution ont donc été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

7 juillet 2025• JUGE UNIQUE 1
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406523

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme C épouse A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 19 juillet 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée à la requérante, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La requérante a également été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : TOMAS

4 juillet 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203862

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme A B, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour 2009-2015 et des suppléments d'impôt sur le revenu pour 2007-2015. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de vérification, la violation du secret professionnel et de ses droits de la défense, ainsi que le défaut de communication d'éléments à décharge. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et les pénalités correspondantes. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales, notamment les articles L. 47 C, L. 76 B et L. 54, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

4 juillet 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205043

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B C, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (2012-2014) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu (2012-2014), assortis de pénalités pour activité occulte. Le requérant avait abandonné son moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. Le tribunal a estimé que la contestation du bien-fondé des impositions, fondée sur l'existence d'un homonyme, était irrecevable car elle avait déjà été tranchée par un arrêt définitif de la cour administrative d'appel de Lyon. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et des conclusions accessoires.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

4 juillet 2025• 7ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307340

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, aide-soignante, qui contestait la décision implicite de rejet du centre hospitalier Rives de Seine refusant de lui rétablir un demi-traitement et demandait 16 150 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision implicite, car celle-ci avait seulement pour effet de lier le contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a estimé que la demande de Mme C n'était pas fondée, car le maintien du demi-traitement prévu par l'article 35 du décret n°88-386 du 19 avril 1988 n'était pas applicable en l'espèce, la requérante ayant déjà été admise à la retraite.

Avocat : TOURNIQUET

3 juillet 2025• 11ème Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501710

**Sujet principal :** Recours d’une personne reconnue prioritaire pour un logement d’urgence, demeurant sans offre adaptée. **Juridiction :** Tribunal administratif de Paris (ordonnance, juge unique). **Solution retenue :** Le tribunal constate que Mme B, désignée prioritaire par la commission de médiation de Paris le 18 juillet 2024, n’a reçu aucune offre de logement adaptée à ses besoins et à son handicap. Il ordonne au préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, de procéder à son relogement sous astreinte de 500 euros par jour de retard passé un délai d’un mois. **Textes appliqués :** Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation (recours en injonction et astreinte).

Avocat : PARTOUCHE-KOHANA STÉPHANIE

2 juillet 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500682

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. A, agent départemental victime d'un accident de service le 6 septembre 2021. Le juge a estimé que la mesure était utile pour déterminer la date de consolidation de son état de santé et évaluer les préjudices personnels (souffrances, préjudice esthétique, d'agrément) non couverts par le statut de fonctionnaire, en vue d'une éventuelle action en réparation intégrale. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence permettant au fonctionnaire d'obtenir une indemnisation complémentaire pour des préjudices distincts de l'atteinte à l'intégrité physique, même en l'absence de faute de l'administration.

Avocat : LATOUR

2 juillet 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 493680

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

1 juillet 2025ECLI:FR:CECHR:2025:493680.20250701• 8ème et 3ème chambres réunies
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501407

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du port de Palavas-les-Flots pour déterminer l'origine des malfaçons et désordres affectant la capitainerie, notamment des infiltrations et des problèmes sur la structure métallique, l'escalier, les portes et l'ascenseur. La mesure a été jugée utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger des responsabilités, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en rechercher les causes et chiffrer le coût des travaux de réparation.

Avocat : S.E.P. ORTOLLAND

1 juillet 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205724

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. E, victime d’une paraplégie consécutive à un accident de la circulation, qui imputait une faute au centre hospitalier de Digne-les-Bains dans sa prise en charge. Le requérant demandait la condamnation de l’hôpital pour une perte de chance de 25 % et celle de l’ONIAM pour l’accident médical non fautif à hauteur de 75 %. Le tribunal a statué sur le partage de responsabilité entre la faute de l’établissement de santé et la solidarité nationale, en application des dispositions du code de la santé publique relatives à l’indemnisation des accidents médicaux. La solution retenue a consisté à fixer les parts respectives de responsabilité et à évaluer les préjudices subis par M. E et ses enfants mineurs, tout en rejetant certaines demandes de l’ONIAM et en condamnant les parties succombantes aux dépens et frais de justice.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

1 juillet 2025• 7ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308610

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B A. Celle-ci contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 492,50 euros, un refus de rappel d'aide personnalisée au logement (APL) et un refus de prime d'activité pour 2021, et sollicitait des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le produit d'un concours perçu par Mme A, en tant qu'autoentrepreneuse, constituait un revenu d'activité à déclarer et non un revenu exceptionnel au sens des articles R. 262-13 et R. 262-18 du code de l'action sociale et des familles, justifiant ainsi l'indu de RSA. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une erreur de calcul de ses APL ni d'un droit à la prime d'activité pour les mois en cause, et que ses conclusions indemnitaires n'étaient pas fondées.

Avocat : TOIHIRI

30 juin 2025• Pole Social (JU)
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310230

**Sujet principal :** Qualification fiscale et sociale des dividendes versés par une SELARL à sa société holding (SPFPL) – demande de remboursement de prélèvements sociaux. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Paris (2e Section – 3e Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de la société A Holding. Il estime que les dividendes perçus par la holding, en tant que revenus de capitaux mobiliers, relèvent des prélèvements sociaux au taux de 17,2 % (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) et non des cotisations de sécurité sociale des travailleurs indépendants. **Textes appliqués :** Articles L. 131-6, L. 136-3 et L. 136-6 du code de la sécurité sociale ; articles 109 et 110 du code général des impôts.

Avocat : CABINET LIBRATO AVOCATS

30 juin 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500185

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, épouse F, qui s'interroge sur les conséquences de son accouchement difficile au centre hospitalier de Montluçon le 23 janvier 2015, notamment l'utilisation de spatules. La requête a été présentée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet de prescrire toute mesure utile d'expertise. Le tribunal a jugé la demande utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité médicale. L'expert désigné devra notamment décrire les soins prodigués et rechercher s'ils étaient conformes aux règles de l'art.

Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

30 juin 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401725

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de la Creuse de ne lui accorder qu’une remise partielle de 50 % sur un indu d’aide personnalisée au logement. Le juge a relevé que la totalité de la dette litigieuse avait été soldée par l’intéressé avant l’introduction de sa requête, le 31 juillet 2024. En conséquence, les conclusions de M. A tendant à obtenir une remise gracieuse totale ont été jugées irrecevables, faute d’objet. La décision se fonde sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Avocat : MOUTOUSSAMY

27 juin 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423605

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. D, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence, qui demandait réparation pour l'absence de relogement par l'État. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation. Le tribunal a rappelé que le préjudice indemnisable concerne les troubles dans les conditions d'existence, appréciés notamment en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement. En l'espèce, une précédente indemnisation ayant déjà couvert la période jusqu'au 12 octobre 2023, le tribunal a examiné la période postérieure, en relevant que le logement de M. D présentait des traces d'humidité.

Avocat : COURTOIS

27 juin 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401312

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, était saisi par M. B, un ancien professeur atteint d'un mésothéliome pleural reconnu comme maladie professionnelle, contestant le taux de 40% fixé pour sa rente viagère d'invalidité. Le requérant soutenait que ce taux était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, le barème indicatif du code des pensions prévoyant pour cette pathologie un taux de 70 à 99%. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le barème est indicatif et que l'administration n'a pas commis d'erreur en fixant le taux à 40% au vu des éléments médicaux, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une expertise. La décision s'appuie sur les articles L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite et le décret n°68-756 du 13 août 1968.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

27 juin 2025• JUGE UNIQUE F CHRISTOPHE
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400696

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par les parents de l'enfant B F, décédé d'une double infection nosocomiale (Sars-Cov2 et grippe) contractée en milieu hospitalier, afin d'obtenir réparation de leurs préjudices et de ceux de leur fille mineure auprès de l'ONIAM. Le tribunal a jugé que les infections présentaient un caractère nosocomial, en raison de leur lien direct et certain avec la prise en charge hospitalière de l'enfant, et a écarté l'existence d'une cause étrangère (contamination par les parents ou pandémie) invoquée par l'ONIAM. En conséquence, il a fait droit aux demandes d'indemnisation des requérants, en application des dispositions de l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique relatives à la solidarité nationale pour les infections nosocomiales.

Avocat : CABINET DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS (SELARL)

27 juin 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204404

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la société Fil à plomb, qui réclamait le paiement de 40 587,08 euros à la commune de Peille pour des travaux de gunitage. La société n'a pas exécuté correctement le marché, ayant réalisé les travaux sur les mauvaises façades rocheuses, comme l'a constaté un agent du CEREMA. La juridiction a donc estimé que la société ne pouvait exiger le paiement pour des travaux partiellement et incorrectement effectués. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune pour les frais de justice.

Avocat : DI NATALE CHRISTOPHE

27 juin 2025• 6ème chambre